You can help us modernize! The present website has been online for a very long time and we want to bring it up to date. As of May 6, we are $2,380 away from our goal of $15,000 to fund the project. The fully redesigned site will be better for mobile, easier to read and navigate, and ready for the next decade. Please give today to join dozens of other supporters in making this important overhaul possible!

The LiederNet Archive

Much of our material is not in the public domain.
It is illegal to copy and distribute our copyright-protected material without permission.
Printing texts or translations without the name of the author or translator is also illegal.
You must use the copyright symbol © when you reprint copyright-protected material.

For more information, contact us at the following address:
licenses (AT) lieder (DOT) net
Please read the instructions below the translations before writing!
In your e-mail, always include the names of the translators if you wish to reprint something.

Quatre Poésies de Victor Hugo

Word count: 714

Song Cycle by Victor Emanuel Bendix (1851 - 1926)

Show the texts alone (bare mode).

1. La pauvre fleur [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): DUT ENG ITA SPA

List of language codes

Authorship

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • DUT Dutch (Nederlands) (Marike Lindhout) , no title, copyright © 2014, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Peter Low) , no title, copyright © 2001, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Elena Mariani) , no title, copyright © 2014, (re)printed on this website with kind permission
  • SPA Spanish (Español) (Mercedes Vivas) , no title, copyright © 2006, (re)printed on this website with kind permission


La pauvre fleur disait au papillon céleste :
- Ne fuis pas !
Vois comme nos destins sont différents. Je reste,
Tu t'en vas !

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes
Et loin d'eux,
Et nous nous ressemblons, et l'on dit que nous sommes
Fleurs tous deux !

Mais, hélas ! l'air t'emporte et la terre m'enchaîne.
Sort cruel !
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine
Dans le ciel !

Mais non, tu vas trop loin ! - Parmi des fleurs sans nombre
Vous fuyez,
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre
A mes pieds.

Tu fuis, puis tu reviens ; puis tu t'en vas encore
Luire ailleurs.
[Aussi]1 me trouves-tu toujours à chaque aurore
Toute en pleurs !

Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles,
Ô mon roi,
Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes
Comme à toi !


View original text (without footnotes)
1 Cogni: "Ainsi"

Submitted by Emily Ezust [Administrator] and Andrew Schneider [Guest Editor]

2. Oh ! n’insultez jamais [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Authorship


Go to the single-text view


Oh ! n'insultez jamais une femme qui tombe ! 
Qui sait sous quel fardeau la pauvre âme succombe ! 
Qui sait combien de jours sa faim a combattu ! 
Quand le vent du malheur ébranlait leur vertu, 
Qui de nous n'a pas vu de ces femmes brisées 
S'y cramponner longtemps de leurs mains épuisées ! 
Comme au bout d'une branche on voit étinceler 
Une goutte de pluie où le ciel vient briller, 
Qu'on secoue avec l'arbre et qui tremble et qui lutte, 
Perle avant de tomber et fange après sa chute !

La faute en est à nous ; à toi, riche ! à ton or ! 
Cette fange d'ailleurs contient l'eau pure encor. 
Pour que la goutte d'eau sorte de la poussière, 
Et redevienne perle en sa splendeur première, 
Il suffit, c'est ainsi que tout remonte au jour, 
D'un rayon de soleil ou d'un rayon d'amour !


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

3. Sultan Achmet [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Authorship


See other settings of this text.


À Juana la grenadine,
Qui toujours chante et badine,
Sultan Achmet dit un jour
- Je donnerais sans retour,
Mon royaume pour Médine,
Médine pour ton amour.

- Fais-toi chrétien, roi sublime !
Car il est illégitime,
Le plaisir qu'on a cherché
Aux bras d'un Turc débauché.
J'aurais peur de faire un crime.
C'est bien assez du péché.

- Par ces perles dont la chaîne
Rehausse, ô ma souveraine,
Ton cou blanc comme le lait,
Je ferai ce qui te plait,
Si tu veux bien que je prenne
Ton collier pour chapelet.


The poem is headed by a quote from Hafiz (in translation): "Oh! permets, charmante fille, que j'enveloppe mon cou avec tes bras."

Submitted by Emily Ezust [Administrator]

4. Ô mes lettres d'amour [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Authorship


See other settings of this text.


Ô mes lettres d'amour, de vertu, de jeunesse,
C'est donc vous ! Je m'enivre encore à votre ivresse ;
Je vous lis à genoux.
Souffrez que pour un jour je reprenne votre âge !
Laissez-moi me cacher, moi, l'heureux et le sage,
Pour pleurer avec vous !

J'avais donc dix-huit ans ! j'étais donc plein de songes ! 
L'espérance en chantant me berçait de mensonges.
Un astre m'avait lui !
J'étais un dieu pour toi qu'en mon coeur seul je nomme !
J'étais donc cet enfant, hélas! devant qui l'homme
Rougit presque aujourd'hui !

Ô temps de rêverie, et de force, et de grâce !
Attendre tous les soirs une robe qui passe !
Baiser un gant jeté !
Vouloir tout de la vie, amour, puissance et gloire !
Etre pur, être fier, être sublime et croire
A toute pureté !

A présent j'ai senti, j'ai vu, je sais. - Qu'importe ? 
Si moins d'illusions viennent ouvrir ma porte
Qui gémit en tournant !
Oh ! que cet âge ardent, qui me semblait si sombre,
A côté du bonheur qui m'abrite à son ombre,
Rayonne maintenant !

Que vous ai-je donc fait, ô mes jeunes années ! 
Pour m'avoir fui si vite et vous être éloignées
Me croyant satisfait ?
Hélas ! pour revenir m'apparaître si belles,
Quand vous ne pouvez plus me prendre sur vos ailes,
Que vous ai-je donc fait ?

Oh ! quand ce doux passé, quand cet âge sans tache, 
Avec sa robe blanche où notre amour s'attache,
Revient dans nos chemins,
On s'y suspend, et puis que de larmes amères 
Sur les lambeaux flétris de vos jeunes chimères 
Qui vous restent aux mains !

Oublions ! oublions ! Quand la jeunesse est morte, 
Laissons-nous emporter par le vent qui l'emporte
A l'horizon obscur,
Rien ne reste de nous ; notre oeuvre est un problème. 
L'homme, fantôme errant, passe sans laisser même
Son ombre sur le mur !


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

Gentle Reminder
This website began in 1995 as a personal project, and I have been working on it full-time without a salary since 2008. Our research has never had any government or institutional funding, so if you found the information here useful, please consider making a donation. Your gift is greatly appreciated.
     - Emily Ezust

Browse imslp.org (Petrucci Music Library) for Lieder or choral works