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Douze mélodies

Word count: 1583

by Jules Bordier (1846 - 1896)

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1. La religieuse [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Authorship


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Ici-bas elle a tout quitté,
Son foyer, ses sœurs et sa mère, 
Et dans l'ombre d'un monastère 
Elle ensevelit sa beauté.

Le Dieu vivant de charité 
L'a vouée au saint ministère ;
Elle console la misère, 
Et visite la pauvreté.

Les petits garçons du village,
Bonnet en main sur son passage, 
Lui disent tous : Bonjour, ma sœur ! 

Et, le front ceint d'une auréole,
Entre l'hôpital et l'Ecole, 
Elle va partageant son cœur.


Confirmed with Revue historique, littéraire et archéologique de l'Anjou, Septième Année, Tome Premier - Juillet-aout 1874, Angers, Imprimerie-Librairie de E. Barassé, p. 42.


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

2. Ballade des pauvres gens [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Authorship


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Rois, qui serez jugés à votre tour, 
Songez à ceux qui n’ont ni sou ni maille ; 
Ayez pitié du peuple tout amour, 
Bon pour fouiller le sol, bon pour la taille
Et la charrue, et bon pour la bataille. 
Les malheureux sont damnés, -- c’est ainsi ! 
Et leur fardeau n’est jamais adouci. 
Les moins meurtris n’ont pas le nécessaire.
Le froid, la pluie et le soleil aussi, 
Aux pauvres gens tout est peine et misère.


Later titled "Ballade des pauvres gens".

Confirmed with Gringoire, nouvelle édition, Calmann Lévy, Paris, 1890, pages 55-56.


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

3. Chanson d'amour [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Authorship


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[ ... ]
C'est Dieu qui mit l'amour au bout de toute chose, L'amour en qui tout vit, l'amour sur qui tout pose ! C'est Dieu qui fait la nuit plus belle que le jour. C'est Dieu qui sur ton corps, ma jeune souveraine, A versé la beauté, comme une coupe pleine, Et dans mon coeur l'amour !
[ ... ]
Il n'est rien sous le ciel qui n'ait sa loi secrète, Son lieu cher et choisi, son abri, sa retraite, Où mille instincts profonds nous fixent nuit et jour ; Le pêcheur a la barque où l'espoir l'accompagne, Les cygnes ont le lac, les aigles la montagne, Les âmes ont l'amour !

Submitted by Emily Ezust [Administrator]

4. Le chien du braconnier [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Authorship


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Pour fortune sur cette terre, 
Où Dieu m'a fait naître sans bien.
J'ai le fusil de feu mon père,
Pour ami je n'ai que mon chien :
Je l'ai choisi dans la portée,
Comme il venait d'être mis bas, 
Et pour lui faire la pâtée
Souvent j'ai rogné mon repas.

Au marais, en plaine, en forêt,
Bon à courre et ferme à l'arrêt,
Il quête, haut le nez dans la brise ;
Quand le coup part la pièce est prise.
Il est aussi bon qu'il est beau,
     Mon Ramoneau.

C'est Ramoneau que je l'appelle,
Et pour le vendre on m'offrirait
De l'or trois fois plein son écuelle,
Que je dirais : « Non, » sans regret ;
Car depuis vingt ans que je chasse,
Par pluie, ou vent, ou plein soleil,
J'ai dressé bien des chiens de race 
Sans jamais trouver son pareil.

Griffon pur à tête superbe, 
Où dans le poil le regard luit 
Tel que le ver luisant sous l'herbe,
Il est tout noir comme la nuit ;
Et les limiers de vénerie
Qu'on estampille sur le flanc
D'un chiffre ou bien d'une armoirie
Ne sont pas nés d'un meilleur sang.

C'est un rude et madré compère :
Quand nous maraudons dans un bois, 
S'il entend le propriétaire,
Il me l'annonce par la voix ;
Et pour ne point donner l'alarme 
Lorsqu'il évente un fin gibier,
Il est prudent comme un gendarme
Qui veut surprendre un braconnier. 

Quand il a bien fourni sa tâche, 
Et qu'au foyer, brisé, rendu,
Secouant sa queue en panache, 
Il sommeille, long-étendu,
Croyant toujours mener le lièvre,
Il aboie intérieurement 
Avec des mouvements de fièvre,
De petits sursauts en dormant.

Ses dents ne lui marquent plus d'âge ; 
Aussi vieux que le temps jadis,
La vieillesse a sur son pelage 
Imprimé des chevrons blanchis ;
Mais il a toujours bonne gueule,
Et, lorsque revient le printemps,
Autour de sa vieille épagneule 
Il rôde encor de temps en temps.

Homme ou chien, ici-bas tout passe :
Ramoneau n'a plus le nez fin,
Son œil s'éteint, sa voix se casse ;
Mais les vrais chiens n'ont pas de fin... 
Dieu là-haut leur garde un bon gîte,
Frais en été, chaud dans l'hiver,
Au paradis des chiens d'élite,
Dans la meute de saint Hubert.

Au marais, en plaine, en forêt,
Bon à courre et ferme à l'arrêt, 
Il quête, haut le nez dans la brise ;
Quand le coup part, la pièce est prise.
Il est aussi bon qu'il est beau,
    Mon Ramoneau.


Confirmed with Henry Murger, Les Nuits d'Hiver: Poésies complètes, Paris, Michel Lévy Frères, 1861, pages 75-79.


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

5. Le rideau de ma voisine [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français) after the German (Deutsch)

Authorship


Based on
  • a text in German (Deutsch) by Johann Wolfgang von Goethe (1749 - 1832), "Selbstbetrug", written 1803 RUS RUS
      • This text was set to music by the following composer(s): Adalbert von Goldschmidt, Nikolai Karlovich Medtner, Elise Müller, Johann Friedrich Reichardt, Othmar Schoeck, Gustav Thudichum, Václav Jan Křtitel Tomášek. Go to the text.

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Le rideau de ma voisine
Se soulève lentement.
Elle va, je l'imagine,
  Prendre l'air un moment.

On entr'ouvre la fenêtre ;
Je sens mon cœur palpiter.
Elle veut savoir peut-être
  Si je suis à guetter.

Mais, hélas ! ce n'est qu'un rêve ;
Ma voisine aime un lourdaud,
Et c'est le vent qui soulève
  Le coin de son rideau.


First titled "Chanson de Goethe" in 1836.

Submitted by Ted Perry

6. Chanson de Malartic [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Authorship


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À Bacchus, biberon insigne,
Crions : « Masse ! » et chantons en chœur :
« Vive le pur sang de la vigne
Qui sort des grappes qu’on trépigne !
Vive ce rubis en liqueur ! »

Nous autres prêtres de la treille,
Du vin nous portons les couleurs ;
Notre fard est dans la bouteille
Qui nous fait la trogne vermeille
Et sur le nez nous met des fleurs.

Honte à qui d’eau clair se mouille
Au lieu de boire du vin frais !
Devant les brocs qu’il s’agenouille
Ou soit mué d’homme en grenouille
Et barbote dans les marais !


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

7. Chanson turque

Language: French (Français)

Authorship

  • by Anonymous / Unidentified Author

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Le gai printemps est arrivé
 . . . . . . . . . .

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8. Viens aux champs ! [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): ENG

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Authorship


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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Laura Prichard) , copyright © 2018, (re)printed on this website with kind permission


Rose partons; voici l'aurore:
Quitte [des]1 oreillers si doux.
Entends-tu la cloche sonore
Marquer l'heure du rendez-vous?
Cherchons, loin du bruit de la ville,
Pour le bonheur un [sûr]2 asile.

Viens aux champs couler d'heureux jours;
Les champs ont aussi leurs amours!

Viens aux champs fouler la verdure;
Donne le bras à ton amant;
Rapprochons-nous de la nature
Pour nous aimer plus tendrement.
Des oiseaux la troupe éveillée
Nous appelle sous la feuillée.

Viens aux champs couler d'heureux jours;
Les champs ont aussi leurs amours!

Allons visiter des rivages
Que tu croiras des bords lointains.
Je verrai sous d'épais ombrages
Tes pas devenir incertains.
[ Le désir cherche un lit de mousse.
Le monde est loin, l'herbe est si douce.

Viens aux champs couler d'heureux jours;
Les champs ont aussi leurs amours!

C'en est fait. Adieu, vains spectacles!
Adieu, Paris où je me plus,
Où les beaux-arts font des miracles,
Où la tendresse n'en fait plus! ]3
Rose, dérobons à l'envie
Le doux secret de notre vie.

Viens aux champs couler d'heureux jours;
Les champs ont aussi leurs amours!


View original text (without footnotes)
1 Berlioz: "ces"
2 Berlioz: "pur"
3 Not set by Gounod.

Submitted by Emily Ezust [Administrator]

9. Chanson monténégrine

Language: French (Français)

Authorship

  • by Anonymous / Unidentified Author

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Vois-tu cette neige amassée
 . . . . . . . . . .

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10. Maudit printemps ! [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): GER

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Je la voyais de ma fenêtre 
À la sienne tout cet hiver : 
Nous nous aimions sans nous connaître; 
Nos baisers se croisaient dans l'air. 
Entre ces tilleuls sans feuillage. 
Nous regarder comblait nos jours. 
Aux arbres tu rends leur ombrage; 
Maudit printemps! reviendras-tu toujours? 

Il se perd dans leur voûte obscure, 
Cet ange éclatant qui là-bas 
M'apparut, jetant la pâture 
Aux oiseaux un jour de frimas : 
Ils l'appelaient, et leur manège 
Devint le signal des amours. 
Non, rien d'aussi beau que la neige ! 
Maudit printemps ! reviendras-tu toujours ? 

Sans toi je la verrais encore, 
Lorsqu'elle s'arrache au repos. 
Fraîche comme on nous peint l'Aurore 
Du Jour entr'ouvrant les rideaux. 
Le soir encor je pourrais dire : 
Mon étoile achève son cours ; 
Elle s'endort, sa lampe expire. 
Maudit printemps ! reviendras tu toujours ? 

C'est l'hiver que mon cœur implore : 
Ah ! je voudrais qu'on entendît 
Tinter sur la vitre sonore 
Le grésil léger qui bondit. 
Que me fait tout ton vieil empire, 
Tes fleurs, tes zéphirs, tes longs jours ? 
Je ne la verrai plus sourire. 
Maudit printemps ! reviendras-tu toujours ?


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

11. Guitare [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): CHI ENG ENG ENG GER GER RUS

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CHI Chinese (中文) (Yen-Chiang Che) , "“怎麼辦?” 他們問", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Faith J. Cormier) , "How then, asked he", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Faith J. Cormier) , "How, asked the men", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English [singable] (Anonymous/Unidentified Artist) , ""O how," murmured he"
  • GER German (Deutsch) [singable] ((Johann) Philipp Kaufmann)


Comment, disaient-ils,
Avec nos nacelles,
Fuir les alguazils ?
-- Ramez, disaient-elles.

[ ... ]
Comment, disaient-ils, Enchanter les belles Sans philtres subtils ? -- Aimez, disaient-elles. Comment, disaient-ils, Oublier querelles, Misère et périls ? -- Dormez, disaient-elles.
[ ... ]

Confirmed with Oeuvres de Victor Hugo: Les rayons et les ombres, Volume 4, Paris, V. A. Houssiaux, ed., Hébert et Cie, 1875, pages 325-326.


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12. Habanera

Language: French (Français)

Authorship

  • by Antoine Poinsinet (1735 - 1769), "Romance de la bergère", written 1762?, from "Sancho Pança, Gouverneur dans l'Île de Baratarin", an opera buffa by Philidor

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Je ne suis qu’une bergère,/ Je ne vois que mes moutons
 . . . . . . . . . .

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     - Emily Ezust

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