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Treize poésies de Ronsard, mises en musique par Guido Spinetti, et ornées par Lucien Métivet de vignettes modernes dans le goût ancien, préface de Francisque Sarcey

Word count: 1732

by Guido Spinetti (flourished 1897)

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1. Les muses lièrent un jour

Language: French (Français)

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Les muses lièrent un jour
 . . . . . . . . . .

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2. Quand ce beau printemps je voy [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): ENG

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (David Wyatt) , "When I see the fair Springtime", copyright © 2012, (re)printed on this website with kind permission


Quand ce beau Printemps je vois,
     J'aperçois
  Rajeunir la terre et l'onde
  Et me semble que le jour,
     Et l'Amour,
  Comme enfants naissent au monde.

Le jour qui plus beau se fait,
     Nous refait
  Plus belle et verte la terre,
  Et Amour armé de traits
     Et d'attraits,
  [Dans]1 nos coeurs nous fait la guerre.

Il répand de toutes parts
     Feux et dards
  Et dompte sous sa puissance
  Hommes, bestes et oiseaux,
     Et les eaux
  Lui [rendent]2 obeïssance.

Vénus avec son enfant
     Triomphant,
  Au haut de son coche assise,
  Laisse ses cygnes voler
     Parmi l'air
  Pour aller voir son Anchise. 

Quelque part que ses beaux yeux
     Par les cieux
  Tournent leurs lumières belles,
  L'air qui se montre serein
     Est tout plein
  D'amoureuses étincelles.

Puis en descendant à bas
     Sous ses pas
  Croissent mille fleurs écloses;
  Les beaux lis et les oeillets
     Vermeillets
  Y naissent entre les roses.

Je sens en ce mois si beau
     Le flambeau
  D'Amour qui m'échauffe l'âme,
  Y voyant de tous côtés
     Les beautés
  Qu'il emprunte de ma Dame.

Quand je vois tant de couleurs
     Et de fleurs
  Qui émaillent un rivage,
  Je pense voir le beau teint
     Qui est peint
  Si vermeil en son visage.

Quand je vois les grand rameaux
     Des ormeaux
  Qui sont lacés de lierre,
  Je pense être pris és lacs
     De ses bras,
  Et que mon col elle serre.

Quand j'entends la douce voix
     Par les bois
  Du gai rossignol qui chante,
  D'elle je pense jouir
     Et ouïr
  Sa douce voix qui m'enchante.

Quand Zéphyre mène un bruit
     Qui se suit
  Au travers d'une ramée, 
  Des propos il me souvient
     Que me tient
  La bouche de mon aimée.

Quand je vois en quelque endroit
     Un pin droit,
  Ou quelque arbre qui s'élève,
  Je me laisse décevoir,
     Pensant voir
  Sa belle taille et sa grève.

Quand je vois dans un jardin,
     Au matin,
  S'éclore une fleur nouvelle,
  J'accompare le bouton
     Au teton
  De son beau sein qui pommelle.

Quand le Soleil tout riant
     D'Orient
  Nous montre sa blonde tresse,
  Il me semble que je voi
     Près de moi
  Lever ma belle maîtresse.

Quand je sens parmi les prés
     Diaprés
  Les fleurs dont la terre est pleine,
  Lors je fais croire à mes sens
     Que je sens 
  La douceur de son haleine.

Bref, je fais comparaison,
     Par raison,
  Du printemps et de m'amie;
  Il donne aux fleurs la vigueur,
     Et mon coeur
  D'elle prend vigueur et vie.

Je voudrais au bruit de l'eau
     D'un ruisseau,
  Déplier ses tresses blondes,
  Frisant en autant de noeuds
     Ses cheveux.
  Que je verrais friser d'ondes.

Je voudrois, pour la tenir,
     Devenir
  Dieu de ces forêts désertes,
  La baisant autant de fois
     Qu'en un bois
  Il y a de feuilles vertes.

Hà! maîtresse, mon souci,
     Viens ici,
  Viens contempler la verdure!
  Les fleurs de mon amitié
     Ont pitié,
  Et seule tu n'en as cure.

Au moins lève un peu tes yeux
     Gracieux,
  Et vois ces deux colombelles,
  Qui font naturellement,
     Doucement
  L'amour du bec et des ailes.

Et nous, sous ombre d'honneur,
     Le bonheur
  Trahissons par une crainte:
  Les oiseaux sont plus heureux
     Amoureux,
  Qui font l'amour sans contrainte.

Toutefois ne perdons pas
     Nos ébats
  Pour ces lois tant rigoureuses;
  Mais, si tu m'en crois, vivons,
     Et suivons
  Les colombes amoureuses.
 
Pour effacer mon émoi,
     Baise-moi,
  Rebaise-moi, ma Déesse!
  Ne laissons passer en vain
     Si soudain
  Les ans de notre jeunesse.


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1 Eben, Escher: "En"
2 Auric: "jurent"

Submitted by Jeroen Scholten and Malcolm Wren [Guest Editor]

3. À son page [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): ENG GER

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Peter Low) , "To his page", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , copyright © 2017, (re)printed on this website with kind permission


[Fais rafraîchir mon]1 vin de sorte
qu'il [passe en froideur un]2 glaçon;
fais venir Jeanne, qu'elle apporte
son luth pour dire une chanson;
nous ballerons tous trois au son,
et dis à Barbe qu'elle vienne,
les cheveux tors à la façon
d'une folâtre Italienne.

Ne vois-tu que le jour se passe?
Je ne vis point au lendemain;
Page, reverse dans ma tasse,
[que ce grand verre soit]3 tout plein.
Maudit soit qui languit en vain!
[Ces vieux médicins]4 je n'appreuve;
[mon]5 cerveau n'est jamais bien sain
[si beaucoup de vin ne l'abreuve.]6


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1 Leguerney: "Rafraîchis-moi le"
2 Leguerney: "soit aussi frais qu'un"
3 Leguerney: "remplis-moi ce verre"
4 Leguerney: "Les Philosophes"
5 Leguerney: "le"
6 Leguerney: "Que l'Amour et le vin n'abreuve."

Submitted by LaDonna Manternach

4. À Cassandre [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): ENG GER

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  • ENG English (Faith J. Cormier) , "Mignonne", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission


  Mignonn', allon voir si la rose
Qui ce matin avoit declose
Sa robe de pourpr' au soleil,
A point perdu, cette vesprée,
Le plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

  Las, voyés comm' en peu d'espace,
Mignonn', ell' a dessus la place,
Las, las, ses beautés laissé cheoir!
Ô vrayement maratre nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure,
Que du matin jusques au soir!

  Donc, si vous me croiés, mignonne:
Tandis que vostr' age fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillés, cueillés vostre jeunesse,
Comm' à cette fleur, la viellesse
Fera ternir vostre beauté.


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Modernized version (used by Chaminade, Manduell, Wagner, and perhaps others):
Mignonne, allons voir si la rose,
Qui ce matin avait desclose
Sa robe de pourpre au soleil,
N'a point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée
Et son teint au vôtre pareil.

Las! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a, dessus la place,
Las! Las! ses beautés laissé cheoir!
Ô vraiment marâtre nature,
Puisqu'une telle fleur ne dure,
Que du matin jusques au soir!

[Or donc, écoutez-moi,]1 Mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
[En]2 sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse:
[Comme à cette fleur la vieillesse
Fera ternir votre beauté.]3
1 Chaminade, Manduell: "Donc, si vous m'en croyez" (So if you believe me)
2 Chaminade: "Dans"
3 Manduell: "Comme à ceste fleur la vieillesse/ Fera ternir vostre beauté."

Submitted by Emily Ezust [Administrator]

5. Sonnet pour Hélène [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): DUT ENG ENG GER GER

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  • ENG English (David Wyatt) , copyright © 2012, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Humbert Wolfe) , no title, first published 1934
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , "Pflücke die Rosen, so lange du kannst", copyright © 2013, (re)printed on this website with kind permission


Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle,
Assise aupres du feu, devidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous esmerveillant,
Ronsard me celebroit du temps que j'estois belle.

Lors vous n'aurez servante oyant telle nouvelle,
Desja sous le labeur à demy sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard ne s'aille resveillant,
Benissant vostre nom de louange immortelle.

Je seray sous la terre, et fantaume sans os :
Par les ombres Myrtheux je prendray mon repos.
Vous serez au fouyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour, et vostre fier desdain.
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain :
Cueillez dés aujourd'huy les roses de la vie.


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See also Yeats' free adaptation, When you are old.

Huberti and Swithinbank use this version with (partially) modernized spelling:

Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, [en]1 vous émerveillant:
Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle.

Lors vous n'aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demy sommeillant,
Qui au bruit de [Ronsard]2 ne s'aille réveillant,
Bénissant vôtre nom de louange immortelle.

Je seray sous la terre, et fantôme sans os :
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour, et vôtre fier dédain.
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain :
Cueillez dès aujourd'huy les roses de la vie.
1 Huberti: "et" [sic]
2 Swithinbank: "mon nom"

Submitted by Emily Ezust [Administrator]

6. À un Aubespin [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): ENG

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  • ENG English (David Wyatt) , "Ode", copyright © 2012, (re)printed on this website with kind permission


Bel aubespin verdissant,
  Fleurissant
Le long de ce beau rivage,
Tu es vestu jusq'au [bas]1
  Des longs bras
D'une lambrunche sauvage.

Deux camps drillantz de fourmis
  Se sont mis
En garnison soubz ta souche ;
Et dans ton tronc mi-mangé,
  Arrangé,
Les avettes ont leur couche.

Le gentil rossignolet
  Nouvelet,
Avecque sa bien aymée,
Pour ses amours aleger
  Vient loger
Tous les ans [dans]2 ta ramée:

[Sur ta cyme]3 il fait son ny
  Bien garny
De laine et de fine soye,
Où ses petitz [esclorront]4,
  Qui seront
De mes mains la douce proye.

Or vy, gentil aubespin,
  Vy sans fin,
Vy sans que jamais tonnerre,
Ou la coignée, ou les vens,
  Ou les tems
Te [puissent]5 ruer par terre.


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1 Janequin: "bras" (possibly a typo)
2 Hawley: "en"
3 Hawley: "Dans laquelle"
4 Hawley: "s'eclorront"
5 Janequin: "puisse"
Modernized version (used by Rivier and Leguerney)
Bel aubépin, verdissant, 
  Fleurissant 
Le long de ce beau rivage, 
Tu es vêtu jusqu'au bas 
  [Des longs]1 bras 
D'une lambruche sauvage. 

Deux camps drillants de fourmis 
Se sont mis 
En garnison sous ta souche; 
Et dans ton tronc mimangé, 
Arrangé, 
Les avettes ont leur couche. 

Le gentil rossignolet 
Nouvelet, 
Avecque sa bien-aimée, 
Pour ses amours alléger 
Vient loger 
Tous les ans [en]2 ta ramée. 

Sur ta cime il fait son nid 
Bien garni 
De laine et de fine soie, 
Où ses petits écloront, 
Qui seront 
De mes mains la douce proie. 

Or vis, gentil aubépin, 
Vis sans fin, 
Vis sans que jamais tonnerre, 
Ou la cognée, ou les vents, 
Ou les temps
Te puissent ruer par terre.

1 Leguerney: "De tes"
2 Rivier: "dans"

Submitted by Emily Ezust [Administrator]

7. Douce maistresse, touche [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): ENG

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  • ENG English (David Wyatt) , copyright © 2014, (re)printed on this website with kind permission


Douce maîtresse, touche,
Pour soulager mon mal,
Mes levres de ta bouche
Plus rouge que coral :
[Que mon col soit pressé
De ton bras enlassé]1.

Puis, face dessus face,
Regarde moy les yeux,
Afin que ton trait passe
[En]2 mon cœur soucieux
[Cœur qui]3 ne vit sinon
D'amour et de ton nom.

Je l'ay veu fier et brave,
Avant que ta beauté
Pour estre son esclave
Doucement l'eust donté,
Mais son mal lui plait bien
Pourveu qu'il meure tien.

Belle par qui je donne
A mes yeux tant d'esmoy,
Baise moy ma mignonne,
Cent fois rebaise moy :
Et quoy ! faut il en vain
Languir dessus [ton]4 sein.

Maîtresse je n'ay garde
De vouloir t'esveiller,
Heureux quand je regarde
Tes beaux yeux sommeiller !
Heureux quand je les voy
Endormis dessus moy.

Veux-tu que je les baise
Afin de les ouvrir ?
Hà tu fais la mauvaise
Pour me faire mourir,
Je meurs entre tes bras
Et s'il ne t'en chaut pas !

Ha ma chere ennemie
Si tu veux m'apaiser
Redonne moy la vie
Par l'esprit d'un baiser,
Ha ! j'en ay la douceur
Senti jusques au cœur.

C'est une douce rage
Qui nous poinct doucement,
Quand d'un même courage
On s'aime incessament :
Heureux sera le jour
Que je mourray d'amour !


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1 Caietain, La Grotte: "D'un doux lien pressé/ Tiens mon col embrassé"
2 La Grotte: "De"
3 Caietain, La Grotte: "Lequel"
4 Caietain : "mon"

Submitted by David Wyatt

8. Plusieurs de leurs corps desnuez [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): ENG

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  • ENG English (David Wyatt) , "Many, stripped of their mortal bodies", copyright © 2012, (re)printed on this website with kind permission


Plusieurs de leurs corps dénués.
Se sont vus en diverse terre
Miraculeusement mués
L'un en serpent et l'autre en pierre,
L'un en fleur, l'autre en arbrisseau
L'un en loup, l'autre en colombelle;
L'un se vit changer en ruisseau:
Et l'autre devint arondelle.

Mais je voudrais être miroir,
A fin que toujours tu me visses;
Chemise je voudrais me voir,
Afin que souvent tu me prisses.
Volontiers eau je deviendrais,
Afin que ton corps je lavasse;
Être du parfum je voudrais,
Afin que [je te]1 parfumasse.

Je voudrais être le ruban
qui serre ta belle poitrine;
Je voudrais être le carcan
qui orne ta gorge ivoirine.
Je voudrais être tout autour
Le corail qui tes lèvres touche
Afin de baiser nuit et jour
Tes belles lèvres et ta bouche.


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1 Milhaud: "ton corps je"

Submitted by Emily Ezust [Administrator]

9. Voulant, ô ma douce moitié [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Authorship


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Voulant, ô ma douce moitié,
T'assurer que mon amitié
Ne se verra jamais finie,
Je fis, pour t'en assurer mieux
Un serment juré par mes yeux
Et par mon cœur et par ma vie.

Tu jures ce qui n'est à toi ;
Ton cœur et tes yeux sont à moi
D'une promesse irrévocable,
Ce médis-tu. Hélas ! au moins
Reçoit mes larmes pour témoins
Que ma parole est véritable !

Alors, Belle, tu me baisas,
Et doucement désattisas
Mon feu, d'un gracieux visage :
Puis tu fis signe de ton œil,
Que tu recevais bien mon deuil
Et mes larmes pour témoignage.


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

10. À une jeune fille

Language: French (Français)

Authorship


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Ma petite nymphe Macée
 . . . . . . . . . .

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11. Dieu vous gard, messagers fidelles [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): ENG

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Faith J. Cormier) , no title, copyright © 2002, (re)printed on this website with kind permission


Dieu vous gard', messagers fidèles
Du Printemps, gentes hirondelles,
Huppes, coucous, rossignolets,
Tourtres, et vous oiseaux sauvages
Qui de cent sortes de ramages
Animez les bois verdelets.

Dieu vous gard', belles pâquerettes,
Belles roses, belles fleurettes,
[De Mars, et vous boutons]1 connus
Du sang d'Ajax et de Narcisse,
Et vous thym, anis et mélisse,
Vous soyez les bien revenus.

Dieu vous gard', troupe diaprée
[De]2 papillons, qui par la prée
Les douces herbes suçotez;
Et vous, nouvel essaim d'abeilles,
Qui les fleurs jaunes et vermeilles
[Indifferemment]3 baisotez.

Cent mille fois je resalue
Votre belle et douce venue.
Ô que j'aime cette saison
Et ce doux caquet des rivages,
Au prix des vents et des orages
Qui m'enfermaient en la maison!


View original text (without footnotes)
1 Milhaud: "Et vous boutons jadis"
2 Milhaud: "Des"
3 Milhaud: "De votre bouche"

Submitted by Emily Ezust [Administrator]

12. Nous ne tenons en nostre main [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): ENG

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (David Wyatt) , "We do not hold in our hands", copyright © 2012, (re)printed on this website with kind permission


Nous ne tenons en notre main 
Le temps futur du lendemain; 
La vie n'a point d'assurance, 
Et pendant que nous désirons 
La faveur des Rois, nous mourons 
Au milieu de notre espérance. 

L'homme après son dernier trépas 
Plus ne boit ni mange là-bas, 
Et sa grange qu'il a laissée 
Pleine de blé devant sa fin 
Et sa cave pleine de vin 
Ne lui viennent plus en pensée. 

Hé, quel gain apporte l'émoi? 
Va, Corydon, apprête-moi 
Un lit de roses épanchées; 
Il me plaît, pour me défâcher, 
A la renverse me coucher 
Entre les pots et les jonchées.
 
Fais-moi venir Dorat ici, 
Fais-y venir Jodelle aussi, 
Et toute la Musine troupe; 
Depuis le soir jusqu'au matin, 
Je veux leur donner un festin 
Et cent fois leur pendre la coupe. 

Verse donc, et reverse encor 
Dedans cette grand'coupe d'or, 
Je vais boire à Henry Estienne, 
Qui des enfers nous a rendu 
Du vieil Anacréon perdu 
La douce lyre Téienne. 

A toi, gentil Anacréon, 
Doit son plaisir le biberon, 
Et Bacchus te doit ses bouteilles; 
Amour son compagnon te doit 
Vénus, et Silène qui boit 
L'été dessous l'ombre des treilles. 


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

13. La belle Venus un jour

Language: French (Français)

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La belle Venus un jour
 . . . . . . . . . .

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     - Emily Ezust

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