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Chansons de Bilitis, 1er recueil

Word count: 359

Song Cycle by André-Marie Cuvelier

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1. Phitta Meliaï [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Authorship


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Dès que le soleil sera moins brûlant 
nous irons jouer sur les bords du fleuve, 
nous lutterons pour un crocos frêle 
et pour une jacinthe mouillée.

Nous ferons le collier de la ronde 
et la guirlande de la course. Nous nous prendrons 
par la main et par la queue de nos tuniques.

Phitta Meliaï ! donnez-nous du miel. Phitta Naïades ! 
baignez-nous avec vous. Phitta Méliades ! donnez l'ombre 
douce à nos corps en sueur.

Et nous vous offrirons, Nymphes bienfaisantes, 
non le vin honteux, mais l'huile et le lait 
et des chèvres aux cornes courbes.


Note: the line-breaks are arbitrary. This is a prose poem.

Confirmed with Pierre Louÿs, Les Chansons De Bilitis, Library of Alexandria, 2016.


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

2. Hymne à la nuit [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): ENG GER

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Sarah Daughtrey) , "Hymn to the night", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , "Hymne an die Nacht", copyright © 2013, (re)printed on this website with kind permission


Les masses noires des arbres 
ne bougent pas plus que des montagnes.
Les étoiles emplissent un ciel immense.  
Un air chaud comme un souffle humain caresse
mes yeux et mes joues.

Ô Nuit qui enfantas les Dieux! 
comme tu es douce sur mes lèvres! 
comme tu es chaude dans me cheveux! 
comme tu entres en moi ce soir, 
et comme je me sens grosse de tout ton printemps!

Les fleurs qui vont [fleurir]1 vont toutes
naitre de moi.  Le vent qui respire est mon haleine. 
Le parfum qui passe est mon désir. 
Toutes les étoiles sont dans mes yeux.

Ta voix, est-ce le bruit de la mer, 
est-ce le silence de la plaine? 
Ta voix, je ne la comprends pas, 
mais elle me jette la tête aux pieds 
et mes larmes lavent mes deux mains.


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1 Koechlin: "fleurir cette nuit"

Submitted by Sarah Daughtrey

3. Le tombeau des Naïades [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): ENG GER GER ITA

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Peter Low) , "The tomb of the water-nymphs", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Nele Gramß) , "Das Grab der Nymphen", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , "Das Grab der Quellnymphen", copyright © 2013, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Ferdinando Albeggiani) , "La tomba delle naiadi", copyright © 2005, (re)printed on this website with kind permission


Le long du bois couvert de givre, je marchais;
Mes cheveux devant ma bouche
Se fleurissaient de petits glaçons,
Et mes sandales étaient lourdes
De neige fangeuse et tassée.

Il me dit: "Que cherches-tu?"
Je suis la trace du satyre.
Ses petits pas fourchus alternent
Comme des trous dans un manteau blanc.
Il me dit: "Les satyres sont morts.

"Les satyres et les nymphes aussi.
Depuis trente ans, il n'a pas fait un hiver aussi terrible.
La trace que tu vois est celle d'un bouc.
Mais restons ici, où est leur tombeau."

Et avec le fer de sa houe il cassa la glace
De la source ou jadis riaient les naïades.
Il prenait de grands morceaux froids,
Et les soulevant vers le ciel pâle,
Il regardait au travers.


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

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