Quinze mélodies

by André Messager (1853 - 1929)

Word count: 866

1. Arioso [sung text not yet checked]

Je vais errant à l'aventure
 . . . . . . . . . .

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2. La chanson des cerises [sung text not yet checked]

Comme aux cendres des tisons
S'éteignent les braises,
Pâlissent dans les gazons
Les dernières fraises.
Ne cherchons plus à genoux,
Mais suivons les merles,
Les cerisiers sont à nous,
Pleins de rouges perles.

De fruits l'arbre fatigué
Tremble sous la brise !
La cerise est mûre, ô gué !
Cueillons la cerise !

Cerises joyeux trésors !
Leur chair est pareille
Au corail qu'on mêle aux ors
Des pendants d'oreilles ;
Elles frôlent d'un frisson
La main qui les touche,
Et réveillent la chanson
Sans rougir la bouche.

De fruits l'arbre fatigué
Tremble sous la brise !
La cerise est mûre, ô gué !
Cueillons la cerise !

Cerise aux tons éclatants,
Aux rondeurs parfaites !
Des vendanges du printemps
Tu nous rends les fêtes !
Mais il faudra t'oublier
Au temps où les prunes
Empliront les tabliers
Des fillettes brunes.

De fruits l'arbre fatigué
Tremble sous la brise !
La cerise est mûre, ô gué !
Cueillons la cerise !

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3. Chanson de la fauvette [sung text not yet checked]

Une gentille fauvette
 . . . . . . . . . .

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4. La Chanson de ma mie [sung text not yet checked]

            Or, voyez qui je suis, ma mie.
                 -Alfred de Musset.

L'eau dans les grands lacs bleus
     Endormie,
Est le miroir des cieux:
Mais j'aime mieux les yeux
    De ma mie.

Pour que l'ombre parfois
     Nous sourie,
Un oiseau chante au bois:
Mais j'aime mieux la voix
   De ma mie.

La rosée à la fleur
     Défleurie
Sait rendre sa couleur:
Mais j'aime mieux un pleur
   De ma mie.

Le temps vient tout briser.
     On l'oublie:
Moi, pour le mépriser,
Je ne veux qu'un baiser
   De ma mie.

La rose sur le lin
     Meurt flétrie:
J'aime mieux pour coussin
Les lèvres et le sein
   De ma mie.

On change tour à tour
     De folie:
Moi, jusqu'au dernier jour,
Je m'en tiens à l'amour
   De ma mie.

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6. Charme, rêve, image  [sung text not yet checked]

Charme, rêve, image 
 . . . . . . . . . .

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7. Mimosa [sung text not yet checked]

Connaissez-vous la fleur légère 
Bordant le flot bleu qui s'endort ? 
On dirait que, sur la fougère, 
Le soleil tombe en neige d'or. 

Comme un panache de fumée 
Que le couchant teint de safran, 
Comme une poussière embaumée 
Que pousse la brise en errant, 

Elle monte dans l'air humide 
Où le flot roule un souffle amer,
Et mêle son parfum timide 
Aux âcres senteurs de la mer. 

Elle flotte parmi l'espace 
Où l'oranger tend ses bras lourds ;
L'aile du papillon qui passe 
  met son fragile velours. 

Mimosa ! presque un nom de fée ! 
Quelque naïade assurément, 
S'en étant autrefois coiffée, 
Parut plus belle à son amant.

Mimosa ! presque un nom de femme, 
Doux aux lèvres comme le miel 
Et qui pour ses chansons réclame 
Le luth enchanté d'Ariel !

J'aime cette fleur parfumée 
Au souffle furtif et coquet, 
Pour ce qu'une main bien-aimée, 
Un jour, m'en offrit un bouquet. 

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Confirmed with Les ailes d'or: poésies nouvelles 1878-1880, G. Charpentier, Paris, 1880, pages 195-197.


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9. Regret d'Avril [sung text not yet checked]

Il n'est chansons qu'au temps d'Avril
 . . . . . . . . . .

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10. Valse du miroir [sung text not yet checked]

Ah ! je suis jolie !
 . . . . . . . . . .

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11. Se peut-il qu'une larme vienne [sung text checked 1 time]

Se peut-il qu'une larme vienne
Obscurcir encore mon regard?
La pauvrette arrive en retard:
C'est déjà de l'histoire ancienne.

Que de soeurs elle eut autrefois!
Maintenant qui se souvient d'elles?
Mon amour a fermé ses ailes
Et le vent a couvert sa voix

Comme flotte au ciel une brume
Sans ternir son azur vainqueur,
Peine et joie au fond de mon coeur
N'ont jamais laissé d'amertume.

Pauvre larme, ô dernier adieu
De l'amour des jeunes années,
Le soleil a bu tes ainées:
Rejoins-les dans le grand ciel bleu.

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12. Mai vient. Les fleurs demi-closes [sung text checked 1 time]

Mai vient. Les fleurs demi closes
Regardent, clignant des yeux,
Au fond des espaces bleus
Passer des nuages roses.

Le rossignol dans les bois
Donne au printemps des aubades;
Les merles font des roulades...
Moi seul je n'ai pas de voix!

Dans mon coeur, oh! comme il neige!
J'écoute, à terre étendu,
Un son de cloche perdu;
Et je rêve...  À quoi? le sais je?

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13. Un réseau d'ombres emprisonne[sung text checked 1 time]

Un réseau d'ombres emprisonne
Les prés, les champs et la forêt;
L'azur pâlit, le vent frissonne,
La lune à l'orient paraît.

Un grillon de sa chanson vive
Lutine le ruisseau qui dort;
Un clapotement bat la rive;
Un bruit léger de l'onde sort:

C'est un Elfe errant à la brume,
Rasant du pied l'herbe et le jone,
Qui prend son bain au clair de lune,
Et vient de faire le plongeon.

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14. La lune égrène en perles blondes[sung text checked 1 time]

La lune égrène en perles blondes
Son collier pâle sous les ondes.
Ma bien-aimée est dans mes bras,
Et nous parlons tous deux tous bas.

Ma bien-aimée écoute et songe
Et dans la nuit son regard plonge.
Est-ce le vent qui fait soudain
Trembler ainsi ta blanche main ?

"Non, ce n'est pas le vent," dit-elle,
"Ce n'est pas le vent qui m'appelle !
Mais ces voix qui montent dns l'air
Ce sont les vierges de la mer,
Mes sœurs depuis longtemps parties ;
Par l'Océan sombre englouties !"

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15. Dans les arbres blancs de givre[sung text checked 1 time]

Dans les arbres blancs de givre
Entends-tu le vent souffler ?
Vois-tu le ciel se voiler ?
Tout a donc cessé de vivre ?

Les prés, la forêt, vois-tu
Que de morts dans la campagne ?
Et ton cœur ? Le froid le gagne,
L'hiver a tout a battu.

Soudain voici qu'une averse
De blancs flocons t'a couvert.
Quoi ? la neige du désert
Que sur toi le vent disperse ?

Ce n'est pas la neige. Attends, 
C'est la brise qui te jette
Au nez, paresseux poète,
Le blanc bouquet du printemps.

Doux frisson ! Mai joyeux sème
Une neige tout en fleur
L'hiver fuit comme un voleur
Et de nouveau ton cœur aime !

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