Cinq Poèmes Précieux

[incomplete]

Song Cycle by Georges Dandelot (1895 - 1975)

Word count: 355

1. Villanelle [sung text checked 1 time]

[Rozette]1, pour un peu d'absence
Votre cœur vous avez changé ;
Et moi, sachant cette inconstance,
Le mien autre part j'ai rangé.
Jamais plus beauté si légère
Sur moi tant de pouvoir n'aura.
Nous verrons, volage bergère,
Qui premier s'en repentira.

Tandis qu'en pleurs je me consume.
Maudissant cet éloignement,
Vous, qui n'aimez que par coutume.
Caressiez un nouvel amant.
Jamais légère girouette
Au vent sitôt ne se vira.
Nous verrons, bergère Rozette,
Qui premier s'en repentira.

Où sont tant de promesses saintes,
Tant de pleurs versés en partant ?
Est-il vrai que ces tristes plaintes
Sortissent d'un cœur inconstant ?
Dieux, que vous êtes mensongère.
Maudit soit qui plus vous croira !
Nous verrons, volage bergère,
Qui premier s'en repentira.

[ ... ]

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  • ENG English (Judith Kellock) , copyright © 2007, (re)printed on this website with kind permission

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Confirmed with Collection des romans de chevalerie: mis en prose française moderne, Volume 1, ed. by Alfred Delvau, Paris, Librairie Bachelin-Deflorenne, 1869, page 288.

1 Dandelot, Huberti, Leguerney: "Rosette", passim.
2 Pierné: "peut vous"

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2. Clotilde [sung text checked 1 time]

L'anèmone et l'ancolie
Ont, poussé dans le jardin
Où dort la mélancolie
Entre l'amour et le dédain

Il y vient aussi nos ombres 
Que la nuit dissipera 
Le soleil qui les rends sombres
Avec elles disparaîtra

Les déïtés des eaux vives
Laissent couler leurs cheveux
Passe, il faut que tu poursuives
Cette belle ombre que tu veux

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5. Le pont Mirabeau [sung text checked 1 time]

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
  Et nos amours
 Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine.
  Vienne la nuit sonne l'heure
  Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
  Tandis que sous
 Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
  Vienne la nuite sonne l'heure
  Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante
  L'amour s'en va
 Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
  Vienne la nuit sonne l'heure
  Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
  Ni temps passé
 Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
  Vienne la nuit sonne l'heure
  Les jours s'en vont je demeure

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  • HUN Hungarian (Magyar) (Tamás Rédey) , "A Mirabeau híd", copyright © 2015, (re)printed on this website with kind permission
  • HUN Hungarian (Magyar) (Tamás Rédey) , "Mirabeau hídja", copyright © 2015, (re)printed on this website with kind permission
  • HUN Hungarian (Magyar) (Tamás Rédey) , "Mirabeau híd", copyright © 2015, (re)printed on this website with kind permission

First published in the revue Les Soirées de Paris, no. 1, February 1912.


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