Trois mélodies

Song Cycle by Robert Alger (1867 - 1926)

Word count: 323

1. Harmonie du soir [sung text not yet checked]

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir,
-- Valse mélancolique et langoureux vertige ! --

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige ;
-- Valse mélancolique et langoureux vertige ! --
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
-- Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un cœur tendre qui hait le néant vaste et noir
Du passé lumineux recueille tout vestige ;
-- Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige ;
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CZE Czech (Čeština) (Jaroslav Vrchlický) , "Harmonie večera"
  • ENG English (Peter Low) , "Evening harmony", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
  • HUN Hungarian (Magyar) (Árpád Tóth) , "Esti harmónia", written 1920
  • ROM Romanian (Română) (Alexandru I. Philippide) , "Armonie în amurg"
  • SPA Spanish (Español) (Victor Torres) , "Armonía del atadecer", copyright © 2011, (re)printed on this website with kind permission

Confirmed with Les Fleurs du mal, Spleen et Idéal, Paris: Poulet-Malassis et de Broise, 1857, pages 101-102. Note: this was number 43 in the 1857 edition of Les Fleurs du mal but 47 or 48 in subsequent editions.


Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Poom Andrew Pipatjarasgit [Guest Editor]

2. In manus [sung text not yet checked]

 Nello man vostra dolce donna mia.
   --CINO DA PISTOIA

En vos mains, chère, je remets
le dernier souffle de ma vie,
afin qu'en ce monde jamais
votre mémoire ne m'oublie.

Je n'avais d'autre volonté
que le caprice de ma Reine,
d'autre culte que sa beauté,
ni d'autre crainte que sa peine.
J'avais pour soleil ses cheveux,
son esprit était mon empire ;
j'avais pour infini ses yeux,
et ma gloire était son sourire.

De peur qu'en la tombe où je vais
Mon amour soit ensevelie,
En vos mains, chère, je remets,
Le dernier souffle de ma vie.

Authorship

Based on

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

3. Il pleure dans mon cœur [sung text not yet checked]

Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?

Ô bruit doux de la pluie,
Par terre et sur les toits!
Pour un cœur qui s'ennuie,
Ô le [chant]1 de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans [ce]2 cœur qui s'écœure.
Quoi! nulle trahison ? ...
[Ce]3 deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine,
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine!

Authorship

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1 Debussy: "bruit"
2 Fauré: "mon"; Madetoja: "le"
3 Fauré: "Mon"

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]