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Song Cycle by Richard Sturzenegger (1905 - 1976)

Word count: 400

1. Prélude [sung text not yet checked]

L'ombre des arbres dans la rivière embrumée
  Meurt comme de la fumée,
Tandis qu'en l'air, parmi les ramures réelles,
  Se plaignent les tourterelles.

Combien, ô voyageur, ce paysage blême
  Te mira blême toi-même,
Et que tristes pleuraient dans les hautes feuillées, -
  Tes espérances noyées.

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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

2. Toccata [sung text not yet checked]

Tournez, tournez, bons chevaux de bois,
Tournez cent tours, tournez mille tours,
Tournez souvent et tournez toujours,
Tournez, tournez au son des hautbois.

Le gros soldat, la plus grosse bonne
Sont sur vos dos comme dans leur chambre ;
Car, en ce jour, au bois de la Cambre,
Les maîtres sont tous deux en personne.

Tournez, tournez, chevaux de leur cœur,
Tandis qu'autour de tous vos tournois
Clignote l'œil du filou sournois,
Tournez au son du piston vainqueur.

C'est ravissant comme ça vous soûle
D'aller ainsi dans ce cirque bête !
Bien dans le ventre et mal dans la tête,
Du mal en masse et du bien en foule.

Tournez, tournez, sans qu'il soit besoin
D'user jamais de nuls éperons
Pour commander à vos galops ronds,
Tournez, tournez, sans espoir de foin

Et dépêchez, chevaux de leur âme :
Déjà voici que la nuit qui tombe
Va réunir pigeon et colombe,
Loin de la foire et loin de madame.

Tournez, tournez ! le ciel en velours
D'astres en or se vêt lentement.
Voici partir l'amante et l'amant.
Tournez au son joyeux des tambours !

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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

3. Passacaille [sung text not yet checked]

Dans l'interminable
Ennui de la plaine,
La neige incertaine
Luit comme du sable.

Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.

Comme des nuées
Flottent gris les chênes
Des forêts prochaines
Parmi les buées.

Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.
On croirait vivre
Et mourir la lune.

Corneilles poussives,
Et vous, les loups maigres,
Par ces bises aigres
Quoi donc vous arrive?

Dans l'interminable
Ennui de la plaine
La neige incertaine
Luit comme du sable . . .

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  • ENG English (Corinne Orde) , "In the endless tedium of the plain", copyright © 2008, (re)printed on this website with kind permission

Researcher for this text: Geoffrey Wieting

4. Gigue [sung text not yet checked]

   Dansons la gigue!

 J'aimais surtout ses jolis yeux
 Plus clairs que l'étoile des cieux,
 J'aimais ses yeux malicieux.

   Dansons la gigue!

 Elle avait des façons vraiment
 De désoler un pauvre amant,
 Que c'en était vraiment charmant!

   Dansons la gigue!

 Mais je trouve encore meilleur
 Le baiser de sa bouche en fleur
 Depuis qu'elle est morte à mon coeur.

   Dansons la gigue!

 Je me souviens, je me souviens
 Des heures et des entretiens,
 Et c'est le meilleur de mes biens.

   Dansons la gigue!

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