You can help us modernize! The present website has been online for a very long time and we want to bring it up to date. As of May 6, we are $2,380 away from our goal of $15,000 to fund the project. The fully redesigned site will be better for mobile, easier to read and navigate, and ready for the next decade. Please give today to join dozens of other supporters in making this important overhaul possible!

The LiederNet Archive

Much of our material is not in the public domain.
It is illegal to copy and distribute our copyright-protected material without permission.
Printing texts or translations without the name of the author or translator is also illegal.
You must use the copyright symbol © when you reprint copyright-protected material.

For more information, contact us at the following address:
licenses (AT) lieder (DOT) net
Please read the instructions below the translations before writing!
In your e-mail, always include the names of the translators if you wish to reprint something.

Plein Air, dix poèmes [de Théophile Gautier]

Word count: 1411

Song Cycle by Louis-Charles-Bonaventure-Alfred Bruneau (1857 - 1934)

Show the texts alone (bare mode).

1. Les matelots [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): ENG GER

List of language codes

Authorship


See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Shawn Thuris) , "The sailors", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Nele Gramß) , "Die Matrosen", copyright © 2007, (re)printed on this website with kind permission


Sur l'eau bleue et profonde
Nous allons voyageant,
Environnant le monde
D'un sillage d'argent,
Des îles de la Sonde,
De l'Inde au ciel brûlé,
Jusqu'au pôle gelé...

Les petites étoiles
Montrent de leur doigt d'or
De quel côté les voiles
Doivent prendre l'essor ;
Sur nos ailes de toiles,
Comme de blancs oiseaux,
Nous effleurons les eaux.

Nous pensons à la terre
Que nous fuyons toujours,
À notre vieille mère,
À nos jeunes amours ;
Mais la vague légère
Avec son doux refrain
Endort notre chagrin.

[ ... ]
Existence sublime ! Bercés par notre nid, Nous vivons sur l'abîme Au sein de l'infini ; Des flots rasant la cime, Dans le grand désert bleu Nous marchons avec Dieu !

Submitted by Emily Ezust [Administrator]

2. La source [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Authorship


See other settings of this text.


[Tout près du lac filtre une source,
Entre deux pierres, dans un coin ;
Allègrement l'eau prend sa course
Comme pour s'en aller bien loin.

Elle murmure :]1 « [Oh]2 ! quelle joie !
Sous la terre il faisait si noir !
Maintenant ma rive verdoie,
Le ciel se mire à mon miroir.

« Les myosotis aux fleurs bleues
Me disent : ‹ Ne m'oubliez pas ! ›
Les libellules de leurs queues
M'égratignent dans leurs ébats ;

[ ... ]
« Je broderai de mon écume Ponts de pierre, quais de granit, Emportant le steamer qui fume À l'Océan où tout finit. »
[ ... ]
Mais le berceau touche à la tombe, Le géant futur meurt petit ; Née à peine, la source tombe Dans le grand lac qui l'engloutit !

View original text (without footnotes)
First published in the journal L'Artiste, May 30, 1858.

1 omitted by Barraine.
2 Barraine: "Ah " ; further changes may exist not shown above.

Submitted by Emily Ezust [Administrator]

3. La rose-thé [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Authorship


See other settings of this text.


La plus délicate des roses
Est, à coup sûr, la rose-thé.
Son bouton aux feuilles mi-closes
De carmin à peine est teinté.

On dirait une rose blanche
Qu'aurait fait rougir de pudeur,
En la lutinant sur la branche,
Un papillon trop plein d'ardeur.

Son tissu rose et diaphane
De la chair a le velouté ;
Auprès, tout incarnat se fane
Ou prend de la vulgarité.

[ ... ]
Mais si votre main qui s'en joue, À quelque bal, pour son parfum, La rapproche de votre joue, Son frais éclat devient commun. Il n'est pas de rose assez tendre Sur la palette du Printemps, Madame, pour oser prétendre Lutter contre vos dix-sept ans. La peau vaut mieux que le pétale, Et le sang pur d'un noble cœur Qui sur la jeunesse s'étale De tous les roses est vainqueur !

Submitted by Emily Ezust [Administrator]

4. Le banc de pierre [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Authorship


See other settings of this text.


Au fond du parc, dans une ombre indécise,
Il est un banc, solitaire et moussu,
Où l'on croit voir la Rêverie assise,
Triste et songeant à quelque amour déçu.
Le Souvenir dans les arbres murmure,
Se racontant les bonheurs expiés ;
Et, comme un pleur, de la grêle ramure
      Une feuille tombe à vos pieds.

Ils venaient là, beau couple qui s'enlace,
Aux yeux jaloux tous deux se dérobant,
Et réveillaient, pour s'asseoir à sa place,
Le clair de lune endormi sur le banc.
Ce qu'ils disaient, la maîtresse l'oublie ;
Mais l'amoureux, cœur blessé, s'en souvient,
Et dans le bois, avec mélancolie,
      Au rendez-vous, tout seul, revient.

Pour l'œil qui sait voir les larmes des choses,
Ce banc désert regrette le passé,
Les longs baisers et le bouquet de roses
Comme un signal à son angle placé.
Sur lui la branche à l'abandon retombe,
La mousse est jaune, et la fleur sans parfum ;
Sa pierre grise a l'aspect de la tombe
      Qui recouvre l'Amour défunt !...


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

5. Le Luxembourg [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Authorship


Go to the single-text view


  Enfant, dans les ébats de l'enfance joueuse...
    --J. DELORME.

Au Luxembourg souvent, lorsque dans les allées
Gazouillaient des moineaux les joyeuses volées,
Qu'aux baisers d'un vent doux, sous les abîmes bleus
D'un ciel tiède et riant, les orangers frileux
Hasardaient leurs rameaux parfumés, et qu'en gerbes
Les fleurs pendaient du front des marronniers superbes,
Toute petite fille, elle allait du beau temps
À son aise jouir et folâtrer longtemps,
Longtemps, car elle aimait à l'ombre des feuillages
Fouler le sable d'or, chercher des coquillages,
Admirer du jet d'eau l'arc au reflet changeant
Et le poisson de pourpre, hôte d'une eau d'argent ;
Ou bien encor partir, folle et légère tête,
Et, trompant les regards de sa mère inquiète,
Au risque de brunir un teint frais et vermeil,
Livrer sa joue en fleur aux baisers du soleil !


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

6. La caravane [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): ENG

List of language codes

Authorship


See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Peter Low) , no title, copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission


La caravane humaine au Sahara du monde,
Par ce chemin des ans qui n'a [pas]1 de retour,
S'en va traînant le pied, brùlée aux feux du jour,
Et buvant sur ses bras la sueur qui l'inonde.

Le grand lion rugit et la tempète gronde:
À l'horizon fuyard, ni minaret, ni tour;
La seule ombre qu'on ait, c'est l'ombre du vautour,
Qui traverse le ciel, cherchant sa proie immonde.

L'on avance toujours, et voici que l'on voit
Quelque chose de vert que l'on se montre au doigt:
C'est un bois de cyprès, semé de blanches pierres.

Dieu, pour vous reposer, dans le désert du temps,
Comme des oasis a mis les cimetières:
Couchez-vous et dormez, voyageurs haletants!


View original text (without footnotes)
1 Chausson: "plus"

Submitted by Emily Ezust [Administrator]

7. Barcarolle [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): ENG ENG ENG GER GER ITA

List of language codes

Authorship


See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Emily Ezust) , no title, copyright ©
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , copyright © 2011, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Ferdinando Albeggiani) , "Dite, mia giovane bella", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission


Dites, la jeune belle,
Où voulez-vous aller ?
La voile [ouvre]1 son aile,
La brise va souffler !

L'aviron est d'ivoire,
Le pavillon de moire,
Le gouvernail d'or fin ;
J'ai pour lest une orange,
Pour voile une aile d'ange,
Pour mousse un séraphin.

Dites, la jeune belle !
Où voulez-vous aller?
La voile [ouvre]1 son aile,
La brise va souffler !

Est-ce dans la Baltique,
[Sur]2 la mer Pacifique,
Dans l'île de Java ?
Ou bien [dans la]3 Norwége,
Cueillir la fleur de neige,
Ou la fleur d'Angsoka ?

Dites, la jeune belle,
Où voulez-vous aller?
[La voile ouvre son aile,
La brise va souffler!]4

-- Menez-moi, dit la belle,
À la rive fidèle
Où l'on aime toujours.
-- Cette rive, ma chère,
On ne la connaît guère
Au pays des amours.


View original text (without footnotes)

Confirmed with Théophile Gauthier, La comédie de la mort, Desessart editeur, Paris, 1838, page 309.

1 Berlioz: "enfle"
2 Berlioz, Gounod: "Dans"
3 Berlioz, Gounod: "est-ce en"
4 omitted by Berlioz and Gounod

Submitted by Emily Ezust [Administrator] and Pierre Mathé [Guest Editor]

8. L'échelle d'amour [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): CZE ENG

List of language codes

Authorship


See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CZE Czech (Čeština) (Jaroslav Vrchlický) , "Žebřík lásky"
  • ENG English (Barbara Miller) , "Serenade", copyright © 2004, (re)printed on this website with kind permission


Sur le balcon où tu te penches
Je veux monter... efforts perdus !
Il est trop haut, et tes mains blanches
N'atteignent pas mes bras tendus.

Pour déjouer ta duègne avare,
Jette [un collier, un ruban]1 d'or ;
Ou des cordes de ta guitare
Tresse une échelle, ou bien encor...

Ôte tes fleurs, défais ton peigne,
Penche sur moi tes cheveux longs,
Torrent de jais dont le flot baigne
Ta jambe ronde et tes talons.

Aidé par cette échelle étrange,
Légèrement je gravirai,
Et jusqu'au ciel, sans être un ange,
Dans les parfums je monterai !


View original text (without footnotes)
1 Viardot-García : "un ruban, un collier"

Submitted by John Versmoren

9. Le Poète et la Foule [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Authorship


Go to the single-text view


La plaine un jour disait à la montagne oisive :
« Rien ne vient sur ton front des vents toujours battu ! »
Au poète, courbé sur sa lyre pensive,
La foule aussi disait : « Rêveur, à quoi sers-tu ? »

La montagne en courroux répondit à la plaine :
« C'est moi qui fais germer les moissons sur ton sol,
Du midi dévorant je tempère l'haleine,
J'arrête dans les cieux les nuages au vol !

« Je pétris de mes doigts la neige en avalanches,
Dans mon creuset je fonds les cristaux des glaciers,
Et je verse, du bout de mes mamelles blanches,
En longs filets d'argent, les fleuves nourriciers. »

Le poète, à son tour, répondit à la foule :
« Laissez mon pâle front s'appuyer sur ma main.
N'ai-je pas de mon flanc, d'où mon âme s'écoule,
Fait jaillir une source où boit le genre humain ? »


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

10. Le Puits mystérieux [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Authorship


Go to the single-text view


À travers la forêt de folles arabesques
Que le doigt du sommeil trace au mur de mes nuits,
Je vis, comme l'on voit les Fortunes des fresques,
Un jeune homme penché sur la bouche d'un puits.

Il jetait, par grands tas, dans cette gueule noire
Perles et diamants, rubis et sequins d'or,
Pour faire arriver l'eau jusqu'à sa lèvre, et boire ;
Mais le flot flagellé ne montait pas encor.

Hélas ! que d'imprudents s'en vont aux puits, sans corde,
Sans urne pour puiser le cristal souterrain,
Enfouir leur trésor afin que l'eau déborde,
Comme fit le corbeau dans le vase d'airain !

Hélas ! et qui n'a pas, épris de quelque femme,
Pour faire monter l'eau du divin sentiment,
Jeté l'or de son cœur au puits sans fond d'une âme,
Sur l'abîme muet penché stupidement !


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

Gentle Reminder
This website began in 1995 as a personal project, and I have been working on it full-time without a salary since 2008. Our research has never had any government or institutional funding, so if you found the information here useful, please consider making a donation. Your gift is greatly appreciated.
     - Emily Ezust

Browse imslp.org (Petrucci Music Library) for Lieder or choral works