Six mélodies

Song Cycle by Gustave Léon Huberti (1843 - 1910)

Word count: 776

1. Wiegenlied [sung text checked 1 time]

Die Ähren nur noch nicken,
Das Haupt ist ihnen schwer;
Die müden Blumen blicken,
Nur schüchtern noch umher.

Da kommen Abendwinde,
Still wie die Engelein,
Und wiegen sanft und linde
Die Halm' und Blumen ein.

Und wie die Blumen blicken,
So schüchtern blickst du nun,
Und wie die Ähren nicken
Will auch dein Häuptlein ruh'n.

Und Abendklänge schwingen
Still wie die Engelein
Sich um die Wieg', und singen
Mein Kind in Schlummer ein.

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  • ENG English (Sharon Krebs) , copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission
  • FRE French (Français) (Pierre Mathé) , copyright © 2013, (re)printed on this website with kind permission

Confirmed with Kinderlieder von Hoffmann von Fallersleben. Erste vollständige Ausgabe besorgt durch Dr. Lionel von Donop, Zweite Auflage, Berlin, G. Grote'sche Verlagsbuchhandlung, 1878, page 183.

Note: in many older editions, the spelling of the word "Ähren" becomes "Aehren", but as can be seen in how "über" becomes "Ueber" when capitalized, this is due to the printing process and not to rules of orthography, so we use "Ähren".


Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Sharon Krebs [Guest Editor]

1. Berceuse [sung text checked 1 time]

Les blonds épis fléchissent
Sur eux l'ombre descend;
Les fleurs des champs languissent
Et vont s'assoupissant.

Les vents du soir dominent;
Du jour les grands échos;
Epis et fleurs s'inclinent;
C'est l'heure du repos.

Comme les fleurs vermeilles;
Enfant tu t'assoupis:
Doux enfant tu sommeilles;
Commes les blonds épis.

O chants du soir voix pures,
Esprits aux harpes d'or;
Bercez de vos murmures;
Mon ange qui s'endort.

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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

2. Lied [sung text checked 1 time]

Au mois d'avril, la Terre est rose
Comme la jeunesse et l'amour ;
Pucelle encore, à peine elle ose
Payer le Printemps de retour.

Au mois de juin, déjà plus pâle
Et le cœur de désir troublé,
Avec l'Eté tout brun de hâle
Elle se cache dans le blé.

Au mois d'août, bacchante enivrée,
Elle offre à l'Automne son sein,
Et, roulant sur la peau tigrée,
Fait jaillir le sang du raisin.

En décembre, petite vieille,
Par les frimas poudrée à blanc,
Dans ses rêves elle réveille
L'Hiver auprès d'elle ronflant.

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3. Le monde est méchant [sung text checked 1 time]

Le monde est méchant, ma petite :
Avec son sourire moqueur
Il dit qu'à ton côté palpite
Une montre en place de cœur.

-- Pourtant ton sein ému s'élève
Et s'abaisse comme la mer,
Aux bouillonnements de la sève
Circulant sous ta jeune chair.

Le monde est méchant, ma petite :
Il dit que tes yeux vifs sont morts
Et se meuvent dans leur orbite
À temps égaux et par ressorts.

-- Pourtant une larme irisée
Tremble à tes cils, mouvant rideau,
Comme une perle de rosée
Qui n'est pas prise au verre d'eau.

Le monde est méchant, ma petite :
Il dit que tu n'as pas d'esprit,
Et que les vers qu'on te récite
Sont pour toi comme du sanscrit.

-- Pourtant, sur ta bouche vermeille,
Fleur s'ouvrant et se refermant,
Le rire, intelligente abeille,
Se pose à chaque trait charmant.

C'est que tu m'aimes, ma petite,
Et que tu hais tous ces gens-là.
Quitte-moi ; -- comme ils diront vite :
« Quel cœur et quel esprit elle a ! »

Authorship

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4. À la dérive [sung text checked 1 time]

La mer pleure une cantilène
sur d'invisibles violons.

Je n'aimerai plus Madeleine.
Tanguis, tanguons ! Roulis, roulons !
Les nuits sont courtes, les jours longs.

La mer pleure une cantilène
Où passent, railleurs, des flonflons.
Tanguis, tanguons ! Roulis, roulons !

Mais c'est de sanglots qu'elle est pleine.
Elle et moi nous nous désolons.
Les nuits sont courtes, les jours longs.

Je n'aimerai plus Madeleine.
Mieux vaut courir les Madelons.
Tanguis, tanguons ! Roulis, roulons !

Mais je sens passer son haleine
Et vois flotter ses cheveux blonds.
Les nuits sont courtes, les jours longs.

A son parfum de marjolaine
J'ai frémi du crâne aux talons.
Tanguis, tanguons ! Roulis, roulons !

Cheveux d'Aphrodite et d'Hélène !
Or plus roux des secrets vallons !
Les nuits sont courtes, les jours longs.

Pourquoi trahir la châtelaine ?
A cause de ses yeux félons.
Tanguis, tanguons ! Roulis, roulons !

La mer pleure une cantilène
Où la belle et moi nous râlons.
Les nuits sont courtes, les jours longs.

Je n'aimerai plus Madeleine.
Tant pis ! Vieux habits, Vieux galons !
Tanguis, tanguons ! Roulis, roulons !

Mon cœur est un flocon de laine
Qu'emportent de noirs Aquilons.
Les nuits sont courtes, les jours longs.

La mer pleure une cantilène
sur d'invisibles violons.

Authorship

Confirmed with Jean Richepin, La mer, Paris, G. Charpentier et Cie., 1890, pages 258-260.


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5. Mal ensevelie [sung text checked 1 time]

Quand votre bien aimée est morte,
Les adieux vous sont rendus courts;
Sa paupière est close, on l'emporte,
Elle a disparu pour toujours.

Mais je la vois ma bien aimée,
Qui sourit sans m'appartenir,
Comme une ombre plus animée,
Plus présente qu'un souvenir!

Et je la perds toute ma vie
En d'inépuisables adieux...
Ô morte mal ensevelie,
Ils ne t'ont pas fermé les yeux!

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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

6. Brume de Midi [sung text checked 1 time]

Ton silence vaut tes chansons, belle Sirène.
Tout s’est tu. L’air et l’eau sont d’un azur profond.
Les regards aveuglés de lumière s’en vont
De l’or roux du soleil à l’or blanc de l’arène.
 
C’est midi, plein midi, l’heure lourde et sereine.
Dans l’immobilité la vie entière fond.
Mais voici que là-bas se font et se défont
Des écharpes de brume indolente qui traîne.
 
Tu m’apparais alors sous ce brouillard vermeil
Bacchante ivre d’amour, de vin et de sommeil.
Cette brume est la fleur de ton corps exhalée,
 
Sueur qui s’évapore en effluves ardents,
Voluptueuse haleine embaumée et salée
Que hume le Soleil, la bouche sur tes dents.

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Researcher for this text: Dr. Klaus Miehling