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Viens!

Set by Edouard Lalo (1823 - 1892), "Viens!", published 1880 [voice and piano], title in German: "Komm" ; Mainz, Schott [ sung text checked 1 time]

Note: this setting is made up of several separate texts.

Viens, [cherchons]1 [cette]2 ombre propice,
Jusqu'à l'heure où de ce séjour
Les fleurs fermeront leur calice
Aux regards languissants du jour.
Voilà ton ciel, ô mon étoile !
Soulève, oh ! soulève ce voile :
Éclaire la nuit de ces lieux ;
Parle, chante, rêve, soupire,
Pourvu que mon regard attire
Un regard errant de tes yeux.

Laisse-moi parsemer de roses
La tendre mousse où tu t'assieds,
Et près du lit où tu reposes
Laisse-moi m'asseoir à tes pieds.
Heureux le gazon que tu foules,
Et le bouton dont tu déroules
Sous tes doigts les fraîches couleurs !
Heureuses ces coupes vermeilles
Que pressent tes lèvres, pareilles
À l'abeille, amante des fleurs !

Si l'onde des lis que tu cueilles
Roule les calices flétris ;
Des tiges que ta bouche effeuille
Si le vent m'apporte un débris ;
Si sa bouche qui se dénoue
Vient, en ondulant sur ma joue,
De ma lèvre effleurer le bord ;
Si ton souffle léger résonne,
Je sens sur mon front qui frissonne
Passer les ailes de la mort.

Souviens-toi de l'heure bénie
Où les dieux, d'une tendre main,
Te répandirent sur ma vie
Comme l'ombre sur la chemin.
Depuis cette heure fortunée,
Ma vie à ta vie enchaînée,
Qui s'écoule comme un seul jour,
Est une coupe toujours pleine, 
Où mes lèvres à longue haleine
Puisent l'innocence et l'amour.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English [singable] (Samuel Byrne) , "Come and seek a nice shady nook"

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Confirmed with Œuvres complètes de Lamartine, Tome 1, Paris, chez l'auteur, 1860, pages 478-479.

See also Comme l'ombre sur le chemin by F. Aubin

1 Lebeau: "chercher"
2 Lalo, Lavigne: "une"


Submitted by Emily Ezust [Administrator] and Andrew Schneider [Guest Editor]

[Un jour, le temps jaloux, d'une haleine glacée,
Fanera tes couleurs comme une fleur passée
   Sur ces lits de gazon ;
Et sa main flétrira sur tes charmantes lèvres
Ces rapides baisers, hélas ! dont tu me sèvres
   Dans leur fraîche saison.

Mais quand tes yeux, voilés d'un nuage de larmes,
De ces jours écoulés qui t'ont ravi tes charmes
   Pleureront la rigueur ;
Quand dans ton souvenir, dans l'onde du rivage
Tu chercheras en vain ta ravissante image,
   Regarde dans mon cœur !

Là ta beauté fleurit pour des siècles sans nombre ;
Là ton doux souvenir veille à jamais à l'ombre
   De ma fidélité,
Comme une lampe d'or dont une vierge sainte
Protège avec la main, en traversant l'enceinte,
   La tremblante clarté.

Et quand la mort viendra, d'un autre amour suivie,
Éteindre en souriant de notre double vie
   L'un et l'autre flambeau,
Qu'elle étende ma couche à côté de la tienne,
Et que ta main fidèle embrasse encor la mienne
   Dans le lit du tombeau.]1

[Ou plutôt puissions-nous]2 passer sur cette terre,
Comme on voit en automne un couple solitaire
   De cygnes amoureux
[Partir, en s'embrassant, du nid qui les rassemble,
Et vers les doux climats qu'ils vont chercher ensemble]1
   S'envoler deux à [deux.]3

Authorship


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1 omitted by Lalo.
2 Lalo: "Puissions-nous"
3 Lalo: "deux?"


Submitted by Emily Ezust [Administrator]