Aube
Language: French (Français) 
J'ai embrassé l'aube d'été. 

Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau 
était morte. Les camps d'ombres ne quittaient pas 
la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines 
vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, 
et les ailes se levèrent sans bruit. 

La première entreprise fut, dans le sentier déjà 
empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui 
me dit son nom. 

Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers 
les sapins: à la cime argentée je reconnus la déesse. 

Alors, je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en 
agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée 
au coq. A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers 
et les dômes, et courant comme un mendiant sur les 
quais de marbre, je la chassais. 

En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je 
l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti
un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent 
au bas du bois. 

Au réveil il était midi.

Note: each stanza's line breaks are arbitrary.

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]