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Au bord du fleuve sacré

Language: French (Français) after the Sanskrit (संस्कृतम्)

Grand Chœur 
Le soleil s'est plongé dans la mer 
Et la fraîcheur des arbres 
Rappelle vers leurs nids tous les oiseaux. 
Le soleil s'est plongé dans la mer. 
Les champs de lotus ferment leurs yeux de fleurs  
Et les ténèbres envahissent la terre, 
Comme un noir troupeau d'éléphants. 
Et les ténèbres envahissent la terre 
Comme un noir troupeau d'éléphants. 
Mais les parfums de la nuit 
Déjà réveillent dans les cœurs l'amour. 
On voit aux clartés lunaires les couples enlacés 
Rôder sous la feuillée palpitants de bonheur. 

Ténor solo 
Mais les parfums de la nuit 
Déjà réveillent dans les cœurs l'amour. 
On voit aux clartés lunaires les couples enlacés 
Rôder sous la feuillée palpitants de bonheur. 

Contralto solo
Plus doux que les parfums de la nuit, 
Plus ardent est mon amour. 
Ô sombres voiles du ciel 
Pourquoi déjà cédez-vous devant l'aurore ? 

Baryton solo 
Sous le ciel noir et sillonné d'éclairs illuminant la nue, 
Plus haut que l’œil ne peut atteindre et que l'oiseau ne peut voler, 
Son front majestueux montant jusqu'aux palais des Immortels, 
Se dresse la montagne souveraine. 
Son ombre immense terrifie les cœurs timides des humains, 
Nul être n'a jamais foulé la neige de ses fiers sommets, 
Les aigles seuls ont entendu le vent gémir dans ses cavernes 
Et c'est un Dieu dont la voix descend parmi nous. 
Des sources coulent de ses flancs, versant aux plaines, aux vallons, 
L'eau qui délivre du péché, l'eau qui féconde et qui nourrit 
Et le torrent joyeux bondit vers les pays ensoleillés 
Où s'élèvent les cités florissantes. 
Dans l'ombre épaisse des forêts voici que montent les rumeurs. 
Les cris d'angoisse et de désir, appels de haine, appels d'amour, 
Mais sous les arbres inclinés, paisible tu poursuis ton cours, 
Ô fleuve où se reflète le ciel lumineux. 
Heureux celui dont le regard s'éteint sur ce rivage aimé des Dieux, 
Les eaux du Fleuve porteront ses cendres vers la vaste mer. 
Comme la neige en fondant délivre l'eau purifiée, 
Ainsi la forme évanouie laissera l'âme libre enfin 
Monter vers les étoiles innombrables. 
Fleuve sacré qui vient baigner les temples de la cité sainte, 
Par ces gradins encore obscurs, dans le silence de la nuit, 
Descend vers toi, paré de fleurs et murmurant les mots divins, 
Un peuple immense, suppliant, 
Un peuple ardent de voir bientôt 
Renaître le soleil d'un jour nouveau 

Grand Chœur 
Soleil, œil de jour, à la chaude lumière 
Ta rougeur éclate déjà parmi les branches des grands bois. 
Tu fais épanoui les fleurs dont le vent porte au loin les pollens odorants.
Les moissons de lotus s'inclinent, buvant tes caresses.
Salut toi qui créas les jours,
Toi qui chaque matin répands sur la cime des monts
La gerbe de tes rayons nouveaux.
Tu chasses devant toi l'armée, l'armée immense des étoiles.
Et ta beauté passionnée règne seule
Sur l'Océan des cieux embrasés.


Submitted by Guy Laffaille [Guest Editor]

Authorship


Based on

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)


Text added to the website: 2014-10-02.
Last modified: 2014-10-02 10:46:33
Line count: 63
Word count: 473

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     - Emily Ezust

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