Translation © by Yen-Chiang Che

Ce sont des villes ! C'est un peuple...
Language: French (Français) 
Available translation(s): CHI ENG SPA
Ce sont des villes ! C'est un peuple pour qui se sont montés ces
Alleghanys et ces Libans de rêve !  Des chalets de cristal et de bois
qui se meuvent sur des rails et des poulies invisibles. Les vieux
cratères ceints de colosses et de palmiers de cuivre rugissent
mélodieusement dans les feux. [Des fêtes amoureuses sonnent sur les
canaux pendus derrière les chalets. La chasse des carillons crie dans
les gorges. Des corporations de chanteurs géants accourent dans des
vêtements et des oriflammes éclatants comme la lumière des cimes. Sur
les plates-formes au milieu des gouffres les Rolands sonnent leur
bravoure. Sur les passerelles de l'abîme et les toits des auberges
l'ardeur du ciel pavoise les mâts. L'écroulement des apothéoses
rejoint les champs des hauteurs où les centauresses séraphiques
évoluent parmi les avalanches. Au-dessus du niveau des plus hautes
crêtes une mer troublée par la naissance éternelle de Vénus, chargée
de flottes orphéoniques et de la rumeur des perles et des conques
précieuses, -- la mer s'assombrit parfois avec des éclats mortels. Sur
les versants des moissons de fleurs grandes comme nos armes et nos
coupes, mugissent.]1 Des cortèges de Mabs en robes rousses, opalines,
montent des ravines. Là-haut, les pieds dans la cascade et les ronces,
les cerfs tettent Diane. Les Bacchantes des banlieues sanglotent et la
lune brûle et hurle. Vénus entre dans les cavernes des forgerons et
des ermites. Des groupes de beffrois chantent les idées des
peuples. Des châteaux bâtis en os sort la musique inconnue. [Toutes les
légendes évoluent et les élans se ruent dans les bourgs.]1 Le paradis
des orages s'effondre. Les sauvages dansent sans cesse la fête de la
nuit. [Et une heure je suis descendu dans le mouvement d'un boulevard
de Bagdad où des compagnies ont chanté la joie du travail nouveau,
sous une brise épaisse, circulant sans pouvoir éluder les fabuleux
fantômes des monts où l'on a dû se retrouver.]1

Quels bons bras, quelle belle heure me rendront cette région d'où
viennent mes sommeils et mes moindres mouvements?

About the headline (FAQ)

View original text (without footnotes)
1 omitted by Britten.

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Ahmed E. Ismail) , title 1: "Towns", copyright © 2004, (re)printed on this website with kind permission
  • CHI Chinese (汉语 / 漢語) (Yen-Chiang Che) , title 1: "城市", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission
  • SPA Spanish (Español) (José Miguel Llata) , title 1: "Ciudades", copyright © 2014, (re)printed on this website with kind permission


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]
城市
Language: Chinese (中文)  after the French (Français) 
這些是城市!
這是一個人在夢想中為自己建造的
阿勒甘尼與黎巴嫩!
水晶與木材建造的城堡
在隱形的軌道和滑輪上運行著
古老的火山口
被巨石像和棕櫚樹團團包圍著
在火光之中充滿旋律地咆哮著
身著褐色和乳白色外袍的仙后
她的行進隊伍從深谷向高處移動
在高處,他們的腳踏在瀑布和荊棘上
月神黛安娜吸吮著雄鹿
市郊的酒神女祭司啜泣著
月亮燃燒著、並且喊叫著
維納斯進入鐵匠和隱士的洞穴裏
成群的鐘樓
敲響人們的理想
從骨頭建造的城堡裏傳出不知名的音樂
暴風雨的天堂倒塌了
野蠻人在夜之祭典中不停地狂舞著

什麼樣的美好臂膀、什麼樣的美好時光
能從我的睡眠和我最微小的動作當中
還給我那個區域?

Note: this is a translation of the text as set by Britten.

Authorship

  • Translation from French (Français) to Chinese (中文) copyright © 2009 by Yen-Chiang Che, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you must ask the copyright-holder(s) directly for permission. If you receive no response, you must consider it a refusal.

    Yen-Chiang Che.  Contact: g851701 (AT) hotmail (DOT) com

    If you wish to commission a new translation, please contact:

Based on