L'Impatience, cantate à une voix seule et deux violons

Cantata by Jean-Baptiste Stuck (1680 - 1755)

Word count: 292

1. Sous un bocage épais, ou le flambeau du jour [sung text checked 1 time]

Récit : 
Sous un bocage épais, ou le flambeau du jour 
Semblait ceder la place à celui de l'Amour, 
Tirsis le cœur touché d’une tendresse extreme, 
Attendoit plein d'ardeur la bergere qu'il aime. 

Air Guay : 
D’un espoir flateur, 
L’Amour enchanteur 
Augmentoit sa flâme ; 
Déjà dans son âme 
Ce Dieu plein d’attraits 
Epuisoit ses traits. 
D'un feu redoutable, 
L'ardeur agreable 
De mille plaisirs 
Combloit ses desirs : 
L'aimable esperance 
Venoit par avance 
Tracer dans son cœur 
Un parfait bonheur.

Authorship

Researcher for this text: Guy Laffaille [Guest Editor]

2. Cependant empressé de voir l'objet qu’il aime [sung text checked 1 time]

Recitatif : 
Cependant empressé de voir l'objet qu’il aime, 
Il trouve au temps qui fuit une lenteur extréme, 
Et remplissant les airs de soupirs languissants,
Il se plaignit enfin par ces tendres accens. 

Air Lentement :
Pourquoy tardez vous tant, cher objet de ma flâme !
Que vous repondez mal à mes empressements.
Helas ! si vous sentiez ce que ressent mon âme,
Mon cœur impatient n’attendroit pas longtemps.
Je n’ose vous nommer dans cette solitude,
Mon cœur seul vous appelle et mon inquietude,
N'ose confier mes soupirs
Qu’aux soins des aimables zephirs.
Mais hélas ; vainement leur pitié s'interesse
A l’ardeur qui me presse,
Vous ne m'entendez pas,
Insensible, l'amour ne conduit point vos pas.

Authorship

Researcher for this text: Guy Laffaille [Guest Editor]

3. Qui peut la retenir [sung text checked 1 time]

Recitatif :
Qui peut la retenir. 
Mais quoy la jalousie viendroit elle troubler le repos de ma vie,
Et de sa fureur verser dans mon cœur le trouble et l'horreur.

Authorship

Researcher for this text: Guy Laffaille [Guest Editor]

4. C’est ainsi que Tirsis dans sa peine cruelle, [sung text checked 1 time]

Recitatif :
C’est ainsi que Tirsis dans sa peine cruelle,
De jaloux mouvements nourissoit ses tourments,
Lorsqu'il vit la beauté qu’il croyoit infidelle,
L'Amour la conduisoit, et marchoit devant elle :
Ce Dieu fit sous ses pas éclore mille fleurs,
Il soûrit au berger, condamna ses allarmes
Et préz‘auz‘ son bandeau pour essuyer ses pleurs
Sur ces amants heureux, il répandit ses charmes.

Authorship

Researcher for this text: Guy Laffaille [Guest Editor]