Les pieds branlants et lourds et le ventre fluet, Moins utile qu’aimé, vieilli comme sa gloire, Mais d’un attrait pareil à celui d’une histoire, Le clavecin repose, immobile et muet. L’œil avait des lueurs et le cœur remuait A l’entendre. Égayant la grande glace noire, Il montre avec orgueil quatre octaves d’ivoire Qu’usa de son pas grave et lent le menuet. Là dort ensevelie une musique exquise, Ces vieux airs qu’on dansait en robe de marquise, Aigrelets et vibrants comme un son de ducat ; Et le soir, doucement si l’on ouvrait les portes, Peut-être on entendrait un scherzo délicat Sous les doigts effilés des châtelaines mortes.
Deux mélodies
by Charles-Henri Maréchal (1842 - 1924)
1. Le clavecin  [sung text not yet checked]
Language: French (Français)
Text Authorship:
- by Albert Mérat (1840 - 1909), "Le clavecin", written 1872?, appears in Les souvenirs, in 3. Suite d'esquisses, no. 7, Paris, Éd. Alphonse Lemerre, first published 1872
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Confirmed with Albert Mérat, Les souvenirs, Paris, Éd. Alphonse Lemerre, 1872, page 41.
Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]
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