by Charles Baudelaire (1821 - 1867)
Le flambeau vivant
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Language: French (Français)
Our translations: ENG
Ils marchent devant moi, ces yeux pleins de lumières, Qu'un Ange très-savant a sans doute aimantés ; Ils marchent, ces divins frères qui sont mes frères, Suspendant mon regard à leurs feux diamantés. Me sauvant de tout piège et de tout péché grave, Ils conduisent mes pas dans la route du Beau ; Ils sont mes serviteurs et je suis leur esclave ; Tout mon être obéit à ce vivant flambeau. Charmants Yeux, vous brillez de la clarté mystique Qu'ont les cierges brûlant en plein jour ; le soleil Rougit, mais n'éteint pas leur flamme fantastique ; Ils célèbrent la Mort, vous chantez le Réveil ; Vous marchez en chantant le réveil de mon âme, Astres dont le soleil ne peut flétrir la flamme !
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Confirmed with Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, Paris: Poulet-Malassis et de Broise, 1857, in Spleen et Idéal, pages 89-90. Note: this was number 38 in the 1857 edition of Les Fleurs du mal but number 43 or 44 in subsequent editions.
Text Authorship:
- by Charles Baudelaire (1821 - 1867), "Le flambeau vivant", appears in Les Fleurs du mal, in 1. Spleen et Idéal, no. 43, Paris, Poulet-Malassis et de Broise, first published 1857 [author's text checked 1 time against a primary source]
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