La fille de la vague
Language: French (Français)
Avec un son plaintif le flot meurt sur la grève ; L'oiseau de nuit gémit aux fentes du rocher. Ferdinand le chasseur qu'égare un triste rêve Sur l'onde vient à se pencher. Une forme inconnue, idéale et charmante Semble se dresser sur les flots ; Et soudain dans la nuit une voix ravissante S'élève éveillant les échos. Amant, qui pleure ta maîtresse, Viens te consoler dans mes bras, Viens, je te donne ma tendresse Et mon amour ne trompe pas. Sous la douleur ton front s'incline ; Tes yeux se voilent sous les pleurs ; Ah, Viens à moi, je suis l'ondine Et j'apporte l'oubli des douleurs. Je suis l'ondine blonde et rose ; Et dans mon palais sous les flots Celui qui veut m'aimer repose Sans que rien trouble son repos. Mon palais est bleu comme l'onde, Et dans les belles nuits d'été, Du haut de la voute profonde L'étoile y jette sa clarté. Tendre fleur, lueur éphémère, Qui pour un instant éblouit, L'amour des filles de la terre Dure un jour et s'évanouit Ton amie était donc si belle ! Comme elle aussi j'ai des attraits ; Ah ! je saurais rester fidèle ; Mon amour ne s'éteint jamais. D'un doux reflet la lune argentait le rivage ; L'écho dans les rochers disait de tendres mots. Le lendemain on trouva sur la plage Le corps du beau rêveur que caressait les flots.
Text Authorship:
Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive):
- by Émile Guimet (1836 - 1918), "La fille de la vague" [ high voice, cello, and piano ], from Chansons d'amour, no. 11, Éd. Durand & Schoenewerck [sung text checked 1 time]
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