Belle écoutez ma rapsodie ; Je ne suis qu'un mendiant ; Mais c'est l'amour que je mendie : Voyez mon œil suppliant Ouvrer au pauvre amoureux Qui languit et soupire ; Son âme se déchire A vos regards dédaigneux. Ouvrez au pauvre amoureux ; Il attend, il espère, Ouvrez que rien ne diffère Une aumône si chère. A la Madone dans sa niche Des rameaux je vais poser Si vous voulez me rendre riche D'un sourire ou d'un baiser Ouvrez au pauvre amoureux Qui languit et soupire Son âme se déchire A vos regards dédaigneux Ouvrez au pauvre amoureux Il attend, il espère Ouvrez que rien ne diffère Une aumône si chère. Quoi, votre porte est toujours close Et pourtant j'ai froid, j'ai faim, Je veux manger ta lèvre rose, Sur ton cœur chauffer ma main. Ouvrer au pauvre amoureux Qui languit et soupire ; Son âme se déchire A vos regards dédaigneux. Ouvrez au pauvre amoureux ; Il attend, il espère, Ouvrez que rien ne diffère Une aumône si chère.
Chansons d'amour
by Émile Guimet (1836 - 1918)
1. Le psaltérion
Text Authorship:
- by Émile Guimet (1836 - 1918)
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]2. Promenade sous bois
Ecoute, au dessus de ma tête, Les joyeux chants des touteraux ; Le printemps nous donne une fête En réveillant les gais oiseaux ; Chacun sous la feuille s'abrite Du soleil aux brillants éclats : Viens, la nature nous invite A partager leurs doux ébats. Le ciel bleu, la verdure sombre, Le paysage accidanté, Les rayons d'or jouant dans l'ombre, Tout fait un cadre à ta beauté, Ma blonde fleur épanouie Ma tendre amie au cœur tremblant, O mes amours, O ma folie, Mon joli trésor rose et blanc. Quel est donc le secret étrange Que tu veux me dire tout bas ? Pourquoi ce mystère, O mon ange, Personne ici ne suit nos pas. Dans l'oreille tu me dépèches De ces mots à vous rendre fou, Et j'ai senti tes fèvres fraîches Qui se promenaient sur mon cou Que me dis-tu ? C'est pour la vie Que tu me donnes ton amour... Oh ! ta figure est embellie Par les reflets de ce beau jour ! Regarde-moi ma toute belle ; Tes yeux ont reflété mes yeux, Et mon regard au tien se mêle Comme deux rayons dans les cieux.
Text Authorship:
- by Émile Guimet (1836 - 1918)
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]3. Oh ! Dis‑moi...
Rappelle-toi ce jour où la nature Dans la forêt semblait tout animer ; Seule avec moi sous la sombre verdure Tu me promis, tu juras de m'aimer, Tu me disais oui, je t'adore, A toi mon cœur, mon âme à toi ! Oh, dis-moi si ton âme encore Est toute à moi. Lorsque la nuit étend son voile sombre, Tu te plaisais à suivre le chemin, Puis sur un banc assis dans la pénombre Nous devisions et ta main dans ma main Nous contemplions jusqu'à l'aurore De l'astre en feu la grande loi. Oh, dis-moi si ton âme encore Est toute à moi. T'en souviens-tu ? quelle douce constance ! Quels heureux jours ont passé pour nous deux ! Folles ardeurs, ineffable espérance, Beaux rêves d'or et vous, charmants aveux. Souvent d'un mot tout s'évapore De tes pensées j'étais le roi... Oh, dis-moi si ton âme encore Est toute à moi. Peut-être un jour les yeux doux et candides M'auront menti ; ton amour épuisé Et consumé par des désirs avides Voudra quitter un cœur qui l'a blasé, Par un blasphème que j'abhorre Quelque rival aura ta foi. Oh, dis-moi si ton âme encore Est toute à moi.
Text Authorship:
- by Émile Guimet (1836 - 1918)
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]4. Le torero
En affrontant la mort traîtresse,
Le torero
Jette un regard à sa maîtresse
Qui dit bravo !
Ah ! pour toi, mon trésor,
Je vais jouer ma vie !
Il me fait de l'or,
Pour te faire un sort,
Digne d'envie.
Pendant que la foule l'acclame,
Le torero
N'aperçoit qu'un regard de femme
brilliant et beau.
Ce regard langoureux,
Etoile qui le guide,
Le rend courageux
Autant qu'amoureux,
Regard perfide.
Mais ne voyant que son aimée,
Le torero
N'arrête pas de son épée
Le fier taureau.
D'un seul coup vers le ciel
Le monstre affreux le jette
Remord éternel
Ah ! quel sort cruel ;
Pour la fillette.
Text Authorship:
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]5. Le verger
Subtitle: Chanson de mai
Ma belle, viens te promener Dans le verger, ma belle. C'est du printemps le messager Au chant léger qui nous appelle. Dans l'air se répand la senteur De l'aubépine à blanche fleur ; Le chardonneret tout en fête Répond au chant de la fauvette, C'est du printemps le messager, Le messager au chant léger ; Viens te promener, viens te promener Dans le verger, ma belle. Qu'il est joli le verger Lorsque le printemps l'anime. On voit l'oiseau voltiger Et l'abeille qui butine. Au beau milieu sont plantés Des pommiers aux fleurs de neige. Comment te dirais-je Toutes ses beautés ? Ma belle, viens te promener... Dans le pré coule un ruisseau ; La violette odorante Se tapit sous un arceau D'églantine étincellante ; Les boutons d'or enflamés, Les muguets, la paquerette Font à Palouette Des nids parfumés. Ma belle, viens te promener... Au ciel, bleu sous le buisson, Sur la branche qui s'abaisse, Chacun redit sa chanson Dans ce concert d'allégresse. Le chagrin s'évanouit, Mon cœur ne peut s'en défendre, A ton regard tendre Il s'épanouit. Ma belle, viens te promener...
Text Authorship:
- by Émile Guimet (1836 - 1918)
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]6. Le matin
Le voile du matin sur les monts se déploie ;
Vois, un rayon naissant blanchit la vieille tour ;
Et déjà dans les cieux s'unit avec amour,
Ainsi que la gloire à la joie,
Le premier chant des bois aux premiers feux du jour.
Oui, souris à l'éclat dont le ciel se décore !
Tu verras, si demain le cercueil me dévore,
Un soleil aussi beau luire à ton désespoir,
Et les mêmes oiseaux chanter la même aurore,
Sur mon tombeau muet et noir !
Mais dans l'autre horizon l'âme alors est ravie,
L'avenir sans fin s'ouvre à l'être illimité.
Au matin de l'éternité,
On se réveille de la vie,
Comme d'une nuit sombre ou d'un rêve agité !
Text Authorship:
- by Victor Hugo (1802 - 1885), "Le Matin", written 1822, appears in Odes et Ballades, in 5. Odes, Livre Cinquième - 1819-1828, no. 8
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- ENG English (Grant Hicks) , "Morning", copyright © 2025, (re)printed on this website with kind permission
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7. Le désespoir
Comme des oiseaux funèbres, Je sens s'abattre sur mon cœur L'ennui, la tristesse et la peur, Ils l'enveloppent de ténèbres Et de leurs griffes de corbeaux Déchirent sa chair en lambeaux. Plus d'espoir, l'avenir est terne ; J'ai trop compté sur son secours Et la douleur qui me consterne S'est donnée à moi pour toujours. Dieu, si tu vois ma souffrance, Pourquoi ne pas me secourir ; Si j'ai perdu toute espérance, Que ne me fais-tu pas mourir ? Un compagnon d'insomnie, Un mal rongeur et dévorant Me poursuit en me torturant, Cette cruelle maladie, Cette lèpre, ce cancer noir, Ce spectre, c'est le désespoir. Au frisson que ressent mon âme Je reconnais so doigt glacé, Je reconnais son souffle infâme Et son regard de trépassé. Dieu, si tu vois ma souffrance,...
Text Authorship:
- by Émile Guimet (1836 - 1918)
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]8. Le vin blanc
Il faut, pour faire du vin blanc, Danser sur la grappe. Il faut, pour faire du vin blanc, Danser tous en rang. Le raisin doit perdre son sang ; Allons qu'on le frappe ! Dansons que le vin s'en échappe. La graine dorée Frémit sous nos coups ; Et sa chair sucrée Se change en vin doux. Mon cœur fait comme elle, Je le sens couler, Lorsque sa prunelle Vient le harceler. Il faut, pour faire du vin blanc,... Voilà que l'écume Jaillit du tonneau ; Et l'air se parfume Du vin tout nouveau . Fillette enivrante, A quoi bon tarder, Mon âme fermente Et va déborder. Il faut, pour faire du vin blanc,... Couler, doux breuvage, Coulez doucement. A mon mariage L'on boira gaiement. Et puis, j'ose croire, Bientôt nous aurons Des fils qui vont boire En bons vignerons. Il faut, pour faire du vin blanc,...
Text Authorship:
- by Émile Guimet (1836 - 1918)
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]9. Chanson
J'ai dit à mon cœur, à mon faible cœur : N'est-ce point assez d'aimer sa maîtresse ? Et ne vois-tu pas que changer sans cesse, C'est perdre en désirs le temps du bonheur ? Il m'a répondu : Ce n'est point assez, Ce n'est point assez d'aimer sa maîtresse ; Et ne vois-tu pas que changer sans cesse Nous rend doux et chers les plaisirs passés ? J'ai dit à mon cœur, à mon faible cœur : N'est-ce point assez de tant de tristesse ? Et ne vois-tu pas que changer sans cesse, C'est à chaque pas trouver la douleur ? Il m'a répondu : Ce n'est point assez Ce n'est point assez de tant de tristesse ; Et ne vois-tu pas que changer sans cesse Nous rend doux et chers les chagrins passés ?
Text Authorship:
- by Louis Charles Alfred de Musset (1810 - 1857), "Chanson : J'ai dit à mon cœur...", appears in Premières poésies
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- ENG English (Peter Low) , copyright © 2022, (re)printed on this website with kind permission
10. Ce n'est pas vrai
Berthe, ne crois pas ce qu'on dit : On t'accuse d'être coquette ; On veut que ton regard maudit M'ait fait perdre la tête. Tu sais bien que mes yeux jamais N'ont rencontré tes yeux de flamme, Et que jamais je n'oserai Regarder dans ton âme, Mais prétendre que j'en mourrai, Que je languis et que je pleure, Que je serai fou tout à l'heure : Ce n'est pas vrai ! C'est en vain qu'on me met au rang Des malheureux dont l'âme vibre. Vois-tu, je suis indifférent Et je veux mon cœur libre. Quand une fois la passion Vous a fait tomber dans son gouffre Ah ! la poignante émotion, C'est affreux ce qu'on souffre ! Oh ! jamais je ne t'aimerai, Et si tu crois que ma pensée De ton amour est insensée... Ce n'est pas vrai ! On raconte que dans la nuit Le long du mur, sous ta fenêtre, Une ombre passe ; au moindre bruit, On la voit disparaître. Comment se nomme ce lutin, Qui te poursuit, qui te harcelle En te gardant jusqu'au matin, Et qui parfois t'appelle ! Est-ce quelqu'esprit égaré ? Est-il méchant ? Est-ce qu'il t'aime ? On a dit que c'était moi-même, C'est ne pas vrai ! A quoi bon feindre le mépris, Quand mon âme est toute enflammée : Ne m'as-tu pas déja compris, Berthe, ma bien-aimée ? Oui, je pleure en pensant à toi, Oui, je t'admire et te révère, Je t'aime enfin, voilà pourquoi Mon cœur voulait se taire... Je t'ai dit que je resterai Sans amour pour toi, ma charmante, Ne me crois pas, ma douce amante, Ce n'est pas vrai !
Text Authorship:
- by Émile Guimet (1836 - 1918)
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]11. La fille de la vague
Avec un son plaintif le flot meurt sur la grève ; L'oiseau de nuit gémit aux fentes du rocher. Ferdinand le chasseur qu'égare un triste rêve Sur l'onde vient à se pencher. Une forme inconnue, idéale et charmante Semble se dresser sur les flots ; Et soudain dans la nuit une voix ravissante S'élève éveillant les échos. Amant, qui pleure ta maîtresse, Viens te consoler dans mes bras, Viens, je te donne ma tendresse Et mon amour ne trompe pas. Sous la douleur ton front s'incline ; Tes yeux se voilent sous les pleurs ; Ah, Viens à moi, je suis l'ondine Et j'apporte l'oubli des douleurs. Je suis l'ondine blonde et rose ; Et dans mon palais sous les flots Celui qui veut m'aimer repose Sans que rien trouble son repos. Mon palais est bleu comme l'onde, Et dans les belles nuits d'été, Du haut de la voute profonde L'étoile y jette sa clarté. Tendre fleur, lueur éphémère, Qui pour un instant éblouit, L'amour des filles de la terre Dure un jour et s'évanouit Ton amie était donc si belle ! Comme elle aussi j'ai des attraits ; Ah ! je saurais rester fidèle ; Mon amour ne s'éteint jamais. D'un doux reflet la lune argentait le rivage ; L'écho dans les rochers disait de tendres mots. Le lendemain on trouva sur la plage Le corps du beau rêveur que caressait les flots.
Text Authorship:
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]12. Veux‑tu m'aimer ?
Viens dans les champs où l'herbe pousse, Viens cueillir ton premier bouquet. Au loin sur le tapis de mousse, Se perd ton petit pied coquet. Viens, la nature se reveille ; Le printemps revient nous charmer. Penche vers moi ta blanche oreille. Veux-tu, veux-tu m'aimer ? Asseyons-nous sous la charmille A l'abri des rayons brûlants. Auprès du ruisseau qui babille Voltigent les papillons blancs. L'insecte sur la fleur se pose ; Il semble lui prendre un baiser. Ah ! donne-moi ta lèvre rose. Veux-tu, veux-tu m'aimer ? Autours de nous, vois quelle ivresse, Quel enchantement infini. La brise en passant le caresse, L'oiseau chante en faisant son nid. Dans les bois que le soleil dore D'amour tout semble s'enflammer ; Viens près de moi, plus près encore. Veux-tu, veux-tu m'aimer ? Tu pâlis et moi je frissonne... Quelle extase et quelle langueur ! Adieu, la force m'abandonne, Le sang s'arrête dans mon cœur. Ne crains rien, ton regard plus tendre A suffit pour me ranimer. Oui, le phénix nait de sa cendre. Veux-tu, veux-tu m'aimer ?
Text Authorship:
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]13. Est‑ce Lisette ?
Pour sortir d'embarras, J'ai besoin de votre sagesse. Ralentissez le pas, Je vou dirai ce qui m'oppresse : Aidez-moi, tant soit peu, Car deux beautés ont pris mon âme : Lisette à l'œil si bleu ; Et Suzon au regard de flamme. Il faut pourtant choisir Et j'ai compté sur vous, ma belle, Pour me dire à loisir A qui je dois rester fidèle. Arretons-nous sur ce gazon... Ça faisons la causette, Mademoiselle Annette : Est-ce Lisette Ou bien Suzon ? Oui, faisons la causette Sur le gazon : Dites si c'est Lisette Ou bien Suzon. Allons songez-y bien, Vous voyez que l'affaire est grave, Vous serez mon soutien : Prononcez donc sans nulle entrave Un amour incessant, Sans égoïsme et sans faiblesse, Qui, toujours renaissant, N'épuise jamais ma tendresse, Voilà ce que je veux Offrir à celle que j'adore ; Oh ! dirigez mes vœux Qui n'ont pu se fixer encore. Asseyons-nous sur le gazon... Ça faisons la causette, Mademoiselle Annette : Est-ce Lisette Ou bien Suzon ? Oui, faisons la causette Sur le gazon : Dites si c'est Lisette Ou bien Suzon. Laissez-vous tout soudain Guider par votre esprit, ma chère, Donnez-moi votre main ; Promettez-moi d'être sincère. Dans mes yeux regarder Et soutenez ma vue en face ! De ce que vous direz Il n'est pas un mot qui s'efface ! Enfin conseillez-moi ; J'ai obéirai toujours et même, Si vous voulez ma foi, J'en conviendrai : c'est vous que j'aime ! Eloignons-nous de ce gazon Finissons la causette, Mademoiselle Annette : Finissons la causette Sur le gazon : J'ai bien mieux que Lisette Et que Suzon.
Text Authorship:
- by Émile Guimet (1836 - 1918)
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]14. Lai de Thibaut de Champagne
Quand je vois la rose odorante Sur les gazons de mon jardin Tendre sa tête caressante Vers le myrthe ou vers le jasmin, Quand j'aperçois la pastourelle, Désarmant avec des yeux doux Celui qui l'appelait cruelle, Belle reine, je pense à vous. Je me dis, trop amiable Blanche, Ah ! puissè-je être l'arbrisseau Dont l'églantine qui se penche Effleure le pliant rameau ! Puissè-je être, dans le village Le pâtre, ce futur époux, Qu'un mot console sous l'ombrage, Mais dans ces vœux je pense à vous.
Text Authorship:
- by Joseph 'Chevalier' Bard (1803 - 1861)
Based on:
- a text in Old French (Ancien français) by Thibaut Ier de Navarre (1201 - 1253) [text unavailable]
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]15. L'ange exilé
... L’enfer mugit d’un effroyable rire, Quand, dégoûté de l’orgueil des méchants, L’ange, qui pleure en accordant sa lyre, Fait éclater ses remords et ses chants. Dieu d’un regard l’arrache au gouffre immonde, Mais ici-bas veut qu’il charme nos jours. La poésie enivrera le monde. Ange aux yeux bleus, protègez-moi toujours. Vers nous il vole en secouant ses ailes Comme l’oiseau que l’orage a mouillé. Soudain la terre entend des voix nouvelles ; Maint peuple errant s’arrête émerveillé. Tout culte alors n’étant que l’harmonie, Aux cieux jamais Dieu ne dit : Soyez sourds. L’autel s’épure aux parfums du génie. Ange aux yeux bleus, protègez-moi toujours. En vain l’enfer, des clameurs de l’Envie, Poursuit cet ange échappé de ses rangs ; De l’homme inculte il adoucit la vie, Et sous le dais montre au doigt les tyrans. Tandis qu’à tout sa voix prêtant des charmes Court jusqu’au pôle éveiller les amours, Dieu compte au ciel ce qu’il sèche de larmes. Ange aux yeux bleus, protègez-moi toujours. ...
Text Authorship:
- by Pierre Jean de Béranger (1780 - 1857), "L'ange exilé"
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Note: the text above is taken from stanzas 2-4 of the original text.
Research team for this page: Emily Ezust [Administrator] , Grant Hicks [Guest Editor]16. Quand même
Après deux grands mois pleins d'ennui, De longs soupirs et de tristesse, Enfin un doux espoir a lui, Demain Pâquerette à la messe Pour son époux m'acceptera, Elle est pauvre mais elle est belle, Moi qui suis riche, on en rira, Eh ! bien, je partage avec elle. Et d'ailleurs, demain nous serons unis ; Quelle douce pensée ! Mes souhaits, belle fiancée, Avec vous seront accomplis ; Et déjà ma peine est passée Puisque mon bonheur m'est promis, Je sais bien qu'à part sa beauté Elle est bavarde, médisante, Qu'il faut céder à sa fierté, Que même on la prétend méchante, Que peut-être elle me battra Et qu'elle est coquette accomplie ; Eh ! que m'importe tout cela ! Ma Pâquerette est si jolie ; Et d'ailleurs, demain nous serons unis... Et pourtant l'on m'a raconté Que, suivant la rive fleurie, Elle allait tous les soirs d'été Se promener dans la prairie Avec gros Pierre, avec Lucas, Qu'elle voit avec complaisance, Et d'autres qo'on ne connait pas... Mais, bah ! c'est pure médisance. Et d'ailleurs, demain nous serons unis...
Text Authorship:
- by Émile Guimet (1836 - 1918)
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]17. La Fille de Golconde
Près du lac bleu, tiède rivage,
Sous les cascades d'Élora,
Je vis passer dans mon jeune âge
Celle que mon cœur adora,
Et je lui dis : -- Rien ne t'égale,
Trésor de perle et de corail,
Aureng-Zeb, le roi du Bengale,
Languit pour toi dans son sérail.
Oh ! qui me le rendra,
Le doux rivage
De mon jeune âge ?
Oh ! qui me redira
La voix charmante
De mon amante
Sous les cascades d'Élora ?
Je lui disais : -- L'astre qui brille
Au front du dieu bleu, tous les soirs,
A moins d'éclat, charmante fille,
Que les rayons de tes yeux noirs.
Conte-moi les plaintes touchantes
De la sultane de Delhy ;
Je les aime quand tu les chantes
Avec ta voix de bengali.
Oh ! qui me le rendra,
Le doux rivage
De mon jeune âge ?
Oh ! qui me redira
La voix charmante
De mon amante
Sous les cascades d'Élora ?
Elle n'avait pas sa seconde,
Lorsqu'à seize ans elle arriva,
Avec les filles de Golconde,
A la fête du dieu Siva.
Sur vingt rivales des plus fières,
C'est elle que l'on vint choisir,
Et le sultan des cinq rivières
En fit présent à son vizir.
Oh ! qui me le rendra,
Le doux rivage
De mon jeune âge ?
Oh ! qui me redira
La voix charmante
De mon amante
Sous les cascades d'Élora ?
A l'heure où le grand tigre rôde,
Un soir, en vain, je l'attendis ;
Un jeune bonze, à la pagode,
Me la fit voir au paradis :
Elle m'attend dans l'autre vie ;
Le dieu bleu qui me la donna,
Le dieu jaloux me l'a ravie
Pour son jardin de Mandana.
Oh ! qui me le rendra,
Le doux rivage
De mon jeune âge ?
Oh ! qui me redira
La voix charmante
De mon amante
Sous les cascades d'Élora ?
Text Authorship:
- by François Joseph Pierre André Méry (1798 - 1865), "La Fille de Golconde", written 1853?, appears in Mélodies poétiques, Paris, Éd. Victor Lecou, first published 1853
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Research team for this page: Emily Ezust [Administrator] , Grant Hicks [Guest Editor]18. Le mort amoureux
Je ne sens plus le pierre Peser sur mon corps froid ; Une voix douce et fière Me dit : réveille-toi ! Les cieux ouverts révèlent Leurs splendeurs à mes yeux Et les anges m'appellent Pour devenir l'un d'eux. Ah ! donnez-moi près d'elle, Mon Dieu, mon paradis ; Que mon âme se mêle Aux songes de ses nuits, A la fleur qui lui donne Les énivrants parfums, Au zéphir qui frissonne Dans ses beaux cheveux bruns. Son amour sur la terre Me fit si précieux Que mon âme n'espère Rien de plus dans les cieux. Secourez-moi, mon père, En ce nouveau péril ; Tant qu'elle est sur la terre Le ciel est un exil. La vie est une épreuve Bien pleine de combats Pour la pauvre âme veuve Que j'ai laissée en bas. Mon Dieu, je vous en prie, En ce séjour mortel, Ajoutez à sa vie Tout mon bonheur du ciel.
Text Authorship:
- by Alphonse Karr (1808 - 1890), appears in Clotilde, Paris, Éd. Desessard, first published 1839
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]19. Sur l'eau
La mer tranquille, Loin de la ville, Sous le bleu firmament, Nous porte doucement. Oh ! ma gondole, Sous ta coupole Nous sommes penchés Tendrement rapprochés. Adieu conquètes, Repas et fêtes Et riches lambris Puisqu'ici tu resplendis. Regarde, ô mon amante, La mer et ses beautés ; Nous sommes transportés Sur la vague ondulante. Oh ! tendre Elmire, Restons toujours ainsi. Tout mon bonheur ici Tient du délire. Le jour s'achève, Comme en un rêve, Sur Venise abaissé Le soleil a passé. Plein de lumière Dans sa carrière, Il s'enfuit soudain Dans l'horizon lointain. La brise pure Sous ta coiffure D'un souffle amoureux Fait flotter tes noirs cheveux. Regarde, ô mon amante...
Text Authorship:
- by Émile Guimet (1836 - 1918)
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]20. La Señora d'Alcantara
Une jeune Senora d'Alcantara
A son balcon dans la nuit sombre
Ecoutait son amoureux
Langoureux
Qui lui fredonnait dans l'ombre :
Aimez-moi !
Belle, tout nous y convie
L'amour et la poésie
Sur ma foi.
C'est tout le bonheur de la vie,
Aimez-moi !
Au chant de son amoureux si langoureux
La senora penche la tête,
Et l'on entendait le bruit,
Dans la nuit,
D'un doux baiser qui répète :
Aimez-moi !
Belle, tout nous y convie
L'amour et la poésie
Sur ma foi.
C'est tout le bonheur de la vie,
Aimez-moi !
Mais un odieux rival, Mari brutal,
Guettait cette bonne fortune.
On voit briller son regard,
Son poignard,
Et du sang, au clair de lune...
Aimez-moi !
Dit une voix expirante,
La mort sera souriante,
Sur ma foi.
Si vous me pleurez ma charmante,
Pleurez-moi !
Text Authorship:
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]21. À franc étrier
A travers la Russie, Sur le terrain glacé, Je me suis élancé. Ma jument d'Esthonie Par ses naseaux tout grands ouverts Lance un sillage de fumée ; Les arbres de givre couverts Font briller leur blanche ramée A franc étrier Sur mon beau coursier En brisant la glace Dévorons l'espace Hourrah ! hourrah ! hourrah ! Des houlans de la garde Dix ans j'eus au côté Le sabre redouté. A la lueur blafarde Du canon qui vomit la mort J'ai fait voir mon ardeurs guerrière ; Maintenant un plus heureux sort Me reconduit dans ma chamière. A franc étrier... Je vais revoir mon père Que j'ai laissé si vieux Au sol de mes aïeux, Et puis aussi j'espère Retrouver mes amis, mes sœurs Et Zouléka, ma fiancée, En songeant à tous ces bonheurs Par l'espoir mon âme est bercée. A franc étrier...
Text Authorship:
- by Émile Guimet (1836 - 1918)
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]22. Chant de la nymphe des eaux
Le ciel est pur, le sable est doux,
Venez fouler ce beau rivage !
Venez en rond vous joindre à nous,
Les vents se taisent sur la plage.
Dansez, dansez, embrassez-vous !
Le ciel est pur, le sable est doux.
Entendez-vous ce bruit lointain ?
C'est du chien l'aboiement sonore,
Le coq a chanté ce matin :
Sa voix a salué l'aurore.
Dansez, dansez, embrassez-vous !
Le ciel est pur, le sable est doux.
Ton père a le sort le plus beau :
La vaste mer est son tombeau ;
Ses yeux ce sont des perles fines ;
Ses os sont changés en corail.
Tout son corps, merveilleux travail,
A pris mille formes marines,
Ecoute le chant des ondines !
Entends leurs cloches de cristal,
Mélée à leurs voix argentines,
Sonner pour lui le glas fatal !
Le ciel est pur, le sable est doux,
Venez fouler ce beau rivage !
Venez en rond vous joindre à nous,
Les vents se taisent sur la plage.
Dansez, dansez, embrassez-vous !
Le ciel est pur, le sable est doux.
...
Text Authorship:
- by Benjamin Laroche (1797 - 1852), no title
Based on:
- a text in English by William Shakespeare (1564 - 1616), no title, appears in The Tempest, Act I, scene 2
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Note: the text above is taken from stanzas 1-3,1 of the original text.
Research team for this page: Emily Ezust [Administrator] , Grant Hicks [Guest Editor]23. Ah ! Quelle folie (Sung Text)
Note: this is a multi-text setting
Ah ! quelle folie,
De quitter la vie
Pour une beauté
Dont on est rebuté !
On peut, pour un objet aimable,
Dont le cœur nous est favorable,
Vouloir perdre la clarté ;
Mais quitter la vie
Pour une beauté
Dont on est rebuté,
Ah ! quelle folie ! Text Authorship:
- by Jean-Baptiste Pocquelin (1622 - 1673), as Molière, no title, written 1667, appears in La pastorale comique, Act I, Scene 14,
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]Paissez, chères brebis, les herbettes naissantes ;
Ces prés et ces ruisseaux ont de quoi vous charmer ;
Mais si vous desirez vivre toujours contentes,
Petites innocentes,
Gardez-vous bien d'aimer.Text Authorship:
- by Jean-Baptiste Pocquelin (1622 - 1673), as Molière, no title
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor] ...
On peut, pour un objet aimable,
Dont le cœur nous est favorable,
Vouloir perdre la clarté ;
Mais quitter la vie
Pour une beauté
Dont on est rebuté,
Ah ! quelle folie !
Text Authorship:
- by Jean-Baptiste Pocquelin (1622 - 1673), as Molière, no title, written 1667, appears in La pastorale comique, Act I, Scene 14,
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]24. Fut‑il jamais
Fut-il jamais douceur de cœur pareille
À voir Manon dans mes bras sommeiller ?
Son front coquet parfume l'oreiller ;
Dans son beau sein, j'entends son cœur qui veille.
Un songe passe, et s'en vient l'égayer.
Ainsi s'endort une fleur d'églantier
Dans son calice enfermant une abeille.
Moi, je la berce ; un plus charmant métier,
Fut-il jamais ?
Mais le jour vient, et l'aurore vermeille
Effeuille au vent son bouquet printanier.
Le peigne en main et la perle à l'oreille,
À son miroir Manon court m'oublier.
Hélas ! l'amour sans lendemain ni veille
Fut-il jamais ?
Text Authorship:
- by Louis Charles Alfred de Musset (1810 - 1857), "Rondeau", written 1842, appears in Poésies nouvelles
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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- ENG English (Peter Low) , "Rondo: Was there ever such sweetness of heart", copyright © 2010, (re)printed on this website with kind permission
25. Chanson créole
Avec amour chagrin commence, Chacun vient me blâmer. Dois-je voir fuir mon espérance ? Ne dois-je plus aimer ? Ainsi cette chère pensée Que toujours caressait mon cœur De devenir sa fiancée Ne serait qu'un rêve trompeur. Mais rien ne pourra me convaincre ; On aura beau me dire Non ! Un amour vrai ne peut se vaincre ; Mon cœur seul a raison. Mais l'on prétend que sa tendresse Ne peut durer longtemps ; Que les amants pleins de jeunesse Ne sont jamais constants. Et lorsque l'ardeur est passée De leur amour faux et menteur La pauvre fille délaissée N'a plus qu'à mourir de douleur ! Mon Pepito laissons les dire ; Puisque tu m'as donné ta foi, Si contre nous chacun conspire, J'ai confiance en toi.
Text Authorship:
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]26. Frida
J'étais tranquille, J'étais heureux, Et je m'éxile Si langoureux. Elle est trop belle Pour lui parler, Je vais loin d'elle Me désoler. Et voilà bien des jours, Que j'erre aux alentours, Sur le rivage, Sous le feuillage, De mes amours Je fuis le servage Mais son image Me suit toujours. C'est la fortune Qui me guida Quand sur la dune Je vis Frida. Oh ! charme extrême ! Depuis ce soir, Frida je t'aime Mais sans espoir. Et voilà bien des jours, Que j'erre aux alentours, Sur le rivage, Sous le feuillage, De mes amours Je fuis le servage Mais son image Me suit toujours. Pourquoi me plaindre, Pourquoi languir, Pourquoi la craindre Et tant souffrir ? Je veux tout dire, La supplier, La voir sourire, Puisque l'oublier. Et voilà bien des jours, Que j'erre aux alentours, Sur le rivage, Sous le feuillage, De mes amours Je fuis le servage Mais son image Me suit toujours.
Text Authorship:
- by Émile Guimet (1836 - 1918)
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]27. Viens une flûte invisible
Viens! - une flûte invisible Soupire dans les vergers. - La chanson la plus paisible Est la chanson des bergers. Le vent ride, sous l'yeuse, Le sombre miroir des eaux. - La chanson la plus joyeuse Est la chanson des oiseaux. Que nul soin ne te tourmente. Aimons-nous! aimons toujours! - La chanson la plus charmante Est la chanson des amours.
Text Authorship:
- by Victor Hugo (1802 - 1885), no title, appears in Les Contemplations, in 2. Livre deuxiême -- L'âme en fleur, no. 13, first published 1846
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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- ENG English (Emily Ezust) , no title, copyright © 2015
28. Le conscrit
Jamais le sort ne donne Ce que promet l'espoir. Il faut que j'abandonne Mon chaume dès ce soir De l'urne j'ai tiré Le plus terrible nombre ; Mon cœur est torturé D'un pressentiment sombre Et je pars, mais tout bas J'ai pleuré de rage, Par pitié, mon courage, Ne me quitte pas. Chacun, l'âme inquiète, Me presse dans ses bras Et, triste, me répète : Un jour tu reviendra. Je fais, moi, mes adieux Et fuyant ma demeure ; Je baise les deux yeux De ma mère qui pleure, Et je pars palpitant, Disant en moi-même : Par pitié, vous que j'aime, Ne m'aimez pas tant. Les lieux que je regette Se parent tout exprès Et la nature en fête Redouble ses attraits Au bord du frais sentier Le genet se balance ; L'oiseau sur l'églantier Module sa cadence Et je pars ! o tourment, Grâces séduisantes, Par pitié, bois et plantes, Soyez moins charmants. J'aperçois la fenêtre Où souvent au matin, J'au pu la reconnaitre A son regard mutin Oh ! je comprends son cœur, Hélas ma pauvre Rose M'épargne sa douleur Puisque sa porte est close Et je pars ! de te voir Je perds l'espérance ; Cache-moi ta souffrance, Et ton désespoir. Je poursuivais ma route, Lorsqu'au bord du chemin Je m'arrête et j'écoute, La tête dans ma main. Qu'entends-je, ce doux son, C'est ma blonde vermeille ; Son rire et son chanson Ont blessé mon oreille ! Oh ! je pars ! c'est assez Pleurer la volage ; Les regrets du village, Sont bientôt passés.
Text Authorship:
- by Émile Guimet (1836 - 1918), "Le conscrit"
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]29. Rupture
Je ne veux plus te voir ;
Je t'abandonne.
Hélas ! c'est le devoir,
Qui me l'ordonne.
Je ne le verrai plus,
Ton gai sourire,
Et tous tes sens émus
Vont me maudire.
Toi qui m'as tant aimé
D'une âme tendre
Un vœu sitôt formé
Doit te surprendre
Car ici, vois-tu bien
Ma douce amie,
On ne sait souvent rien
De cette vie.
Je ne veux plus te voir ;
Je t'abandonne.
Hélas ! c'est le devoir,
Qui me l'ordonne.
Je ne le verrai plus,
Ton gai sourire,
Et tous tes sens émus
Vont me maudire.
...
Text Authorship:
- by Émile Guimet (1836 - 1918), "Rupture"
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Note: the text above is taken from stanzas 1-2,1 of the original text.
Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]30. Chanson grecque
Pauvre enfant de la plaine,
J'aimais la brune Irène,
J'étais tout petit,
Je sortais du nid,
Pauvre enfant de la plaine,
Je l'adorais sans bruit.
Un soir à la fontaine
Je rencontrai ma reine,
Je suis ton amant,
Lui dis-je en tremblant,
Un soir à la fontaine,
Pitié pour mon tourment.
La belle souriante
Sur ma lèvre brûlante
Mit un doux baiser,
Je crus expirer,
La belle souriante
Me dit : vous reviendrez !
Vous reviendrez, dit-elle,
Quand la plume à votre aile
Un jour poussera,
Jouez jusque là,
Vous reviendrez, dit-elle,
Moi, je pleurais tout bas !
Mon cœur tendre et fidèle
Plus tard revint vers elle,
Mais d'autres amours
Avais pris ses jours,
Mon cœur tendre et fidèle
Hélas l'aime toujours.
Text Authorship:
- by Louis Morel-Retz (1825 - 1899), as Stop
Based on:
- a text in Greek (Ελληνικά) by Anonymous/Unidentified Artist [text unavailable]
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Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]