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"Nun gnade dir Gott, du belagerte Schaar! Was fromm noch, daß ich's verschweige? Wir haben nicht länger Brod noch Wein, das Pulver geht auf die Neige. Und kommt nicht Hülle, und kommt sie nicht bald, den wimmelnden Feind zu bestehen, so sehn wir die Sonne, die roth dort steigt wohl nimmermehr untergeh'n." Lord Edward sprach's, trüb' standen umher die tapfern Waffengenossen, Schön Ellen lehnt an des Feldstücks Rad vom bunten Plaid umflossen. Sie starrt hinaus in die leere Luft, als ob ein Zauber sie bannte, da plötzlich fährt sie empor wie im Traum, ihr dunkles Auge brannte. "Nun schaut ihr Brüder, nun schaut vom Turm, und habt ihr nichts vernommen? Mir däucht, ich höre ganz fern den Marsch, den Marsch: die Campbells kommen! Ich höre die große Trommel dumpf, ich höre des Pibrochs Weise, wie könnt' ich vergessen der alten Treu so spielt in den Winden es leise!" "Ach Mädchen, was redest du Traum und Trug! Vom Turm ist nichts zu sehn als blaue Luft und gelber Sand und fern des Rohrfelds Wehen!" Und die Sonne stieg in die Mittagshöh' und die Sonne begann sich zu neigen, Sie luden die Stücke zum letzten Mal, sie drückten die Hand sich mit Schweigen. Schön Ellen starrt in die leere Luft, ihr dunkles Gesicht war erglommen, "Ich hab's euch gesagt und ich sag's auf's Neu, ich hör's, die Campbells kommen! Ich höre den dumpfen Trommelschlag zum gellenden Pibrochtone, ich höre den schütternden Schritt auf dem Grund, der Schritt der Bataillone!" "Ach Mädchen, wir spähen und spähen umsonst, und schon bricht ein das Verderben, der Feind, schon legt er die Leitern an, nun gilt's mit Ehren zu sterben! Fahrt wohl denn, Weib und Kind daheim, und ihr Hochlandseen und Haiden! Und nun, Kameraden, gebt Feuer mit Gott, und die Schwerter hervor aus den Scheiden!" Und die Salve kracht und der Sturm ward heiss, und Dampf lag über den Wällen, und als der Fähndrich zu Boden sank da fasste die Fahne Schön Eilen! "Nun steht, ihr Brüder, nun steht, ganz nah schon hör' ich die Weise! Ha seht, schon zerreißt das Gewölk, und der Blick wird offen im Kreise!" Und da brach's in den Feind wie Hochlandssturm und jetzt von Allen vernommen, hoch über den Rauch fortwogte der Marsch, der Marsch: die Campbells kommen. Seht! Schon blitzt es heran, durch das weite Gefild, und es kommt in Geschwadern gezogen, mit gewürfeltem Plaid und mit Federn vom Aar, und Englands Banner wogen! Und der Feind zerstob, und sie zogen in's Tor und Ellen sang, wie sie bliesen: "Nun hat uns errettet die alte Treu, und Gott in der Höh' sei gepriesen!"
Text Authorship:
- by Emanuel Geibel (1815 - 1884), "Schön Ellen" [author's text not yet checked against a primary source]
Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive):
- by Max Bruch (1838 - 1920), "Schön Ellen", op. 24, published 1867, first performed 1867 [ soprano, baritone, mixed chorus, orchestra ], Bremen, Cranz [sung text checked 1 time]
Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):
- FRE French (Français) (Pierre Mathé) , "Belle Ellen", copyright © 2026, (re)printed on this website with kind permission
Researcher for this page: Philip Schäfer
This text was added to the website: 2004-05-03
Line count: 68
Word count: 435
« Que Dieu te prenne en pitié, ô troupe assiégée ! À quoi bon encore que je le cache ? Nous n’avons plus ni pain ni vin, la poudre touche à sa fin.. Et si les renforts n’arrivent pas, et s’ils n’arrivent pas bientôt, pour résister à l’ennemi qui fourmille, alors nous ne verrons sans doute plus jamais se coucher le soleil rouge qui se lève là. » C’est ce que dit Lord Edward ; autour de lui, le regard sombre, se tenaient ses vaillants compagnons d’armes, tandis que la belle Ellen, s’appuyait contre la roue d’un char, enveloppée dans son plaid bigarré. Elle fixait le vide, comme subjuguée par un sortilège, quand soudain elle se redressa comme en rêve, ses yeux sombres enflammés. « Regardez donc, mes frères, regardez depuis la tour, n’avez-vous rien entendu ? Il me semble entendre la marche au loin, la marche : les Campbell arrivent ! J’entends le son sourd du grand tambour, j’entends la musique du pibroch, comment pourrais-je oublier cette vieille loyauté qui résonne doucement dans les vents ! » « Ah, jeune fille, que dis-tu là ? rêves et illusions ! Depuis la tour, on ne voit rien si ce n’est l’air bleu et le sable jaune et, au loin, le bruissement des roseaux ! » Et le soleil atteignit son zénith et le soleil commença à décliner, Ils chargèrent leurs armes une dernière fois, ils se serrèrent la main en silence. La belle Ellen fixe le vide, son visage sombre s'etait illuminé, « Je vous l'ai dit et je le répète, je l'entends, les Campbell arrivent ! J'entends le battement sourd des tambours au son strident du pibroch, j'entends le pas retentissant sur le sol, le pas des bataillons ! » « Ah, mes filles, nous guettons et guettons l’horizon en vain, et déjà la ruine s’abat sur nous, l’ennemi installe déjà ses échelles, il s’agit désormais de mourir avec honneur ! Adieu donc, femme et enfant restés à la maison, et vous, lacs et landes des Highlands ! Et maintenant, camarades, feu à volonté avec l’aide de Dieu, et sortez vos épées de leurs fourreaux ! » Et la salve retentit et la bataille s’enflamma, et la vapeur recouvrait les remparts, et lorsque le porte-drapeau s’effondra au sol, alors c’est la belle Eilen qui saisit le drapeau ! « Tenez bon, mes frères, tenez bon, j’entends déjà la musique tout près ! Ah, regardez, les nuages se déchirent déjà, et la vue s’ouvre tout autour de nous ! » Et alors, s’abattit sur l’ennemi comme une tempête des Highlands, et maintenant, entendue de tous la marche résonnait, au-dessus de la fumée, la marche : « Les Campbell arrivent. » Regardez ! Déjà, cela brille au loin, à travers le vaste champ, et cela arrive en escadrons, avec des plaids à carreaux et des plumes d’aigle et les bannières d’Angleterre flottent ! Et l’ennemi se dispersa, et ils franchirent la porte, et Ellen chantait, au son de leurs cors : « La vieille fidélité nous a sauvés, et que Dieu soit loué dans les cieux ! »
Text Authorship:
- Translation from German (Deutsch) to French (Français) copyright © 2026 by Pierre Mathé, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you may ask the copyright-holder(s) directly or ask us; we are authorized to grant permission on their behalf. Please provide the translator's name when contacting us.
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Based on:
- a text in German (Deutsch) by Emanuel Geibel (1815 - 1884), "Schön Ellen"
This text was added to the website: 2026-06-22
Line count: 68
Word count: 494