LiederNet logo

CONTENTS

×
  • Home | Introduction
  • Composers (20,835)
  • Text Authors (20,823)
  • Go to a Random Text
  • What’s New
  • A Small Tour
  • FAQ & Links
  • Donors
  • DONATE

UTILITIES

  • Search Everything
  • Search by Surname
  • Search by Title or First Line
  • Search by Year
  • Search by Collection

CREDITS

  • Emily Ezust
  • Contributors (1,129)
  • Contact Information
  • Bibliography

  • Copyright Statement
  • Privacy Policy

Follow us on Facebook

Six mélodies, recueil 1, op. 3

by René de Boisdeffre (1838 - 1906)

1. La nymphe et l'oiseau
 (Sung text)

Language: French (Français) 
Dis-moi bergeronnette
Que fais-tu donc seulette
Sur le bord des ruisseaux
Ah je vois, tu te mires coquette

Et tu t'admires dans le cristal des eaux
La nymphe ton amie
Te regarde ma mie
Cachée dans les roseaux

Elle écoute rêveuse
La brise harmonieuse

Et le chant des oiseaux
Qu'elle est belle o mignonne
Sous sa verte couronne
Avec ses blonds cheveux

Soudain elle se penche
Pour cueillir la pervenche

Modeste et simple fleur
Puis doucement la pose
Sur sa lèvre de rose
En murmurant : ma sœur

Toi du moins lui dit-elle
Ma fleur tu n'as pas d'aile

Pour me quitter toujours
Mais la Bergeronnette
Ne connait la pauvrette
Que d'inconstants amours

Elle effleure la folle
De son aile frivole

Mon cristal le plus pur
Puis bientôt vers la nue
Disparait à ma vue
Dans le lointain azur

Mais toi douce pervenche,
Tu restes sur la branche

Que berce le zéphir
Et mon onde amoureuse
Près de sa rive heureuse
Te voit naitre et mourir.

Text Authorship:

  • by Anonymous / Unidentified Author ( Madame C. de B. )

Go to the general single-text view

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

2. Le papillon
 (Sung text)

Language: French (Français) 
Le doux mois des métamorphoses 
De ses doigts orne le buisson.
Déja le jeune papillon 
S'en va fôlatrer sur les roses.
Pourquoi le poser maraudeur
Sur les églantines nouvelles ?
Ah ! prends bien garde : leur fraîcheur
Est plus fragile que tes ailes.

Léger comme la fantaisie,
Tu vas, tu viens dans ton chemin,
Et chaque fleur garde en son sein
Pour toi seul la douce ambroisie.
Tous les ans, tu dis à leur cœur
Tes amoureuses ritournelles.
Ah ! prends bien garde : leur saveur
Est plus fragile que tes ailes.

Quand la nature réjouie
Repeuple le buisson désert,
Alors quittant son corset vert
On voit la rose épanouie.
Tu viens dans ta frivolité
Caresser ses feuilles si belles.
Ah ! prends bien garde : sa beauté
Est plus fragile que tes ailes.

Text Authorship:

  • by Jules Bertrand

Go to the general single-text view

Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]

3. Soupir
 (Sung text)

Language: French (Français) 
Tout n'est qu'images fugitives ;
Coupe d'amertume ou de miel,
Chansons joyeuses ou plaintives,
Abusent des lèvres fictives :
Il n'est rien de vrai que le ciel.

Tout soleil naît, s'élève et tombe :
Tout trône est artificiel ;
La plus haute gloire succombe ;
Tout s'épanouit pour la tombe,
Et rien n'est brillant que le ciel.

Navigateur d'un jour d'orage,
Jouet des vagues, le mortel,
Repoussé de chaque rivage,
Ne voit qu'écueil sur son passage,
Et rien n'est calme que le ciel.

Text Authorship:

  • by Jean Reboul (1796 - 1864), "Soupir"

See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Grant Hicks) , copyright © 2025, (re)printed on this website with kind permission

Research team for this page: Emily Ezust [Administrator] , Grant Hicks [Guest Editor]

4. La muse
 (Sung text)

Language: French (Français) 
Muse, accours quand je t'appelle ;
Viens causer, comme autrefois,
Sur le nid de l'hirondelle
Et sur les soupirs des bois.

Dis-moi, quand la foudre gronde
Et qu'elle enflamme les flots,
Ce que dit le vent à l'onde
Et la vague aux matelots.

Conte ce que ces fillettes
Disent tout bas en chemin
Aux bouquets de paquerettes
Qu'elles cachent dans leurs mains.

O dis-moi, pourquoi ces armes,
Ces clameurs, ces chants guerriers ?
Près de ses mères en larmes,
Pour qui poussent ces lauriers ?

O Muse, la cloche tint ;
Chante un amour couronné.
Le prêtre a versé l'eau sainte
Sur le front d'un nouveau-né.

Chante, la rose est nouvelle ;
L'abeille a fait son butin.
Chante, la moisson est belle ;
Les pauvres auront du pain.

O Muse, sous la tonnelle
Où Dieu suspend nos désirs,
La chanson ouvre son aile
Et l'écho dit nos soupirs.

Text Authorship:

  • by Jules Bertrand

Go to the general single-text view

Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]

5. Au lever du jour
 (Sung text)

Language: French (Français) 
Sur la montagne errant, je vois le jour éclore,
Il plonge ses rayons dans l'azur éclairci ;
Les sommets sont en feu, la forêt se colore.
Je pense à Dieu ; le front incliné, je l'adore ;
Jour de l'âme, dans moi vas-tu renaître aussi ?

Les fleurs à la rosée ouvrent leur fine gaze ;
Purs calices bercés par un vent adouci,
Chacune a son rubis, sa perle ou sa topaze.
Je me sens le cœur plein d'amour, de foi, d'extase :
Fleurs de l'âme, allez-vous en moi renaître aussi ?

L'alouette s'envole en chantant vers la nue ;
La caille, le bouvreuil sont cachés près d'ici.
Dans l'humide buisson j'entends leur voix connue.
La joie est dans mon cœur, de bien loin revenue :
Voix de l'âme, allez-vous en moi chanter aussi ?

Text Authorship:

  • by Joseph Antoine Autran (1813 - 1877), "Au lever du jour", appears in La vie rurale, tableaux et récits , no. 3, Paris, Éd. Michel Lévy Frères, first published 1856

Go to the general single-text view

Confirmed with Joseph Antoine Autran, Œuvres complètes de J. Autran, II: La vie rurale, Paris: Michel Lévy frères, 1875, pages 21-22.


Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]

6. Chemin faisant
 (Sung text)

Language: French (Français) 
Quand, jeune, j'allais à l'école,
Si dans mon chemin fortuné
Je voyais quêter une obole
Par un petit abandonné,
Le cœur débordant de tendresse,
Je m'approchait de cet enfant
Et nous partagions ma richesse
Chemin faisant.

L'homme pour vivre en ce bas monde
Est soumis à de durs travaux ;
On en voit traîner à la ronde
Des chars construits pour des chevaux :
La sueur inonde leur joue,
Le pavé monte, il fait glissant ;
Bien souvent je pousse à la roue
Chemin faisant.

Lors que l'hiver en son colère 
Vient surprendre le malheureux,
Et qu'il ajoute à sa misère
En doublant son froid rigoureux,
Tout le jour on me voit en route
Dans un quartier intéressant,
Et j'apprends combien le bois coûte
Chemin faisant.

Je fais du bien sur cette terre
Plus que je peux, c'est dan mon goût ;
Mais il en reste encore à faire
Puisque le mal se voit partout.
Pour moi la vie a bien des charmes ;
J'ai pris ma tâche et suis content :
Je m'applique à sécher les larmes
Chemin faisant.

Text Authorship:

  • by Jules Bertrand

Go to the general single-text view

Researcher for this page: Grant Hicks [Guest Editor]
Total word count: 813
Gentle Reminder

This website began in 1995 as a personal project by Emily Ezust, who has been working on it full-time without a salary since 2008. Our research has never had any government or institutional funding, so if you found the information here useful, please consider making a donation. Your help is greatly appreciated!
–Emily Ezust, Founder

Donate

We use cookies for internal analytics and to earn much-needed advertising revenue. (Did you know you can help support us by turning off ad-blockers?) To learn more, see our Privacy Policy. To learn how to opt out of cookies, please visit this site.

I acknowledge the use of cookies

Contact
Copyright
Privacy

Copyright © 2026 The LiederNet Archive

Site redesign by Shawn Thuris