by Charles Baudelaire (1821 - 1867)
C'est la Mort qui console et la Mort qui...
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Language: French (Français)
C'est la Mort qui console et la Mort qui fait vivre ; C'est le but de la vie, et c'est le seul espoir Qui, divin élixir, nous monte et nous enivre, Et nous donne le cœur de marcher jusqu'au soir ; À travers la tempête, et la neige et le givre, C'est la clarté vibrante à notre horizon noir ; C'est l'auberge fameuse inscrite sur le livre, Où l'on pourra manger, et dormir, et s'asseoir C'est un Ange qui tient dans ses doigts magnétiques Le sommeil et le don des rêves extatiques, Et qui refait le lit des gens pauvres et nus ; C'est la gloire des Dieux, c'est le grenier mystique, C'est la bourse du pauvre et sa patrie antique, C'est le portique ouvert sur les Cieux inconnus !
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View text with all available footnotesConfirmed with Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, Paris: Poulet-Malassis et de Broise, 1857, in La Mort, pages 245-246. Also confirmed with Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, Paris: Poulet-Malassis et de Broise, 1861, in La Mort, pages 297-298. Also confirmed with Charles Baudelaire, Œuvres complètes de Charles Baudelaire, vol. I : Les Fleurs du mal, Paris: Michel Lévy frères, 1868, in La Mort, page 340. Punctuation follows 1857 edition. Note: this was number 99 in 1857 edition of Les Fleurs du mal but number 122 or 147 in subsequent editions.
Text Authorship:
- by Charles Baudelaire (1821 - 1867), "La mort des pauvres", appears in Les Fleurs du mal, in 6. La Mort, no. 122, Paris, Poulet-Malassis et de Broise, first published 1857 [author's text checked 4 times against a primary source]
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