Chants irlandais de Thomas Moore

by Giulio Alary (1814 - 1891)

Word count: 286

2. La dernière rose de l'été [sung text checked 1 time]

De l'été la dernière rose
Est épanouie à mes yeux,
Seule elle reste fraîche éclose,
Seule elle parfume ces lieux.
Mais au près de rose si belle
L'Aquilon succède au zéphyr,
Et nul bouton ne vient près d'elle,
Lui rendre soupir pour soupir.

Sur une tige solitaire
N'attends pas un trop long trépas ;
Rose, tes sœurs jonchent la terre
A leur destin ne survis pas.
Ah ! plutôt qu'une main amie
Effeuille cette douce fleur
Sur les lieux où rose chérie
Git sans parfum et sans couleur.

Moi, je voudrais aussi te suivre,
Quand j'aurai perdus mes amis,
Quand de l'amour qui nous enivre
Les feux seront évanouis.
Par un lieu de sympathie
Si mon cœur n'est pas captivé,
Que je sois aux champs de la vie
La dernière fleur de l'été.

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3. Ah ! restez encore [sung text checked 1 time]

Ah ! restez, restez encore,
Voici le moment de jouir ;
La fleur que minuit fait éclore
D'azur jamais ne se colore
Que pour plaisir.
Ce fut dans cette heure opportune,
Que pour fêter et Bacchus et Neptune
On vit les belles et la lune
Faire couler el le vin et la mer.
Ah ! restez, restez encore,
Voici le moment de jouir ;
Et quand le plaisir nous entraine,
N'enlevez pas à notre chaine
L'anneau le plus cher.

Ah ! restez, restez encore,
L'eau d'Amon qui fit tant de bruit
S'écoulait glacée a l'aurore ;
Mais sa fontaine qu'on adore
Bouillonnait la nuit.
Ainsi le regard d'une belle
Pendant le jour nous dit qu'elle est cruelle.
Le soir cessant d'être rebelle,
Son cœur charmé promet un doux retour.
Ah ! restez, restez encore,
Voici le moment de jouir ;
Le Soleil lançant ses lumières
N'aura pas vu tant de paupières
Rayonner d'amour.

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