Trois chansons populaires

Song Cycle by Augusta Mary Anne Holmès (1847 - 1903)

Word count: 457

?. La princesse [sung text checked 1 time]

La princesse est seule au jardin,
Gai, gai, la violette !
Elle a mis son vertugadin
Et son corsage incarnadin,
Gai, gai, la violette !

Elle pense à son bel ami,
Gai, gai, la violette !
Qui partit à la Saint-Rémy,
Voilà deux ans plus qu'à demi,
Gai, gai, la violette !

Il navigue en mer tout là-bas,
Gai, gai, la violette !
Sur un beau navire à trois mâts,
A dix canons pour les combats ;
Gai, gai, la violette !

« Qui chevauche au pied de ces tours ? »
Gai, gai, la violette !
Si, c'est mon beau page d'amours,
Apportez-moi tous mes atours,
Gai, gai, la violette !

Je suis l'envoyé de la mer,
Gai, gai, la violette !
Et j'apporte un message amer,
Qui rougira votre œil si clair.
Gai, gai, la violette !

Votre ami ne reviendra pas,
Gai, gai, la violette !
Vous serrer entre ses deux bras,
Car il est mort dans les combats.
Gai, gai, la violette !

« J'aurai d'autres pages d'amours !
Gai, gai, la violette !
On ne peut pas pleurer toujours ;
Apportez-moi tous mes atours !
Gai, gai, la violette ! »

Authorship

Research team for this text: Guy Laffaille [Guest Editor] , Johann Winkler

?. Mignonne [sung text checked 1 time]

Mignonne, qui dès le matin
Cueillez les fleurs nouvelles,
Laissez les muguets et le thym,
Mes roses sont plus belles.
Non, non ! je n'aime que les fleurs
De ma verte prairie,
Que les parfums et les couleurs
Des fleurs de la patrie.

Mignonne, j'ai de beaux vaisseaux
Qu'au loin la mer entraîne
Et des palais tout pleins d'oiseaux,
Dont vous serez la Reine.
Non, non ! je n'aurai pas d'adieux
Pour nos ruisseaux tranquilles,
Et la fauvette chante mieux
Que les oiseaux des villes.

Mignonne, vois je suis le Roi,
Le conquérant suprême !
Prends ma couronne, elle est à toi,
Prends mon cœur, car je t'aime.
Non, non ! j'aime le souvenir,
De qui m'a tant chérie ;
Mon fiancé qui sût mourir
Pour la triste patrie.

Authorship

Research team for this text: Guy Laffaille [Guest Editor] , Johann Winkler

?. Les trois pages [sung text checked 1 time]

Il était un jour trois pages
Qui s'en allaient sur la mer.
Des pleures baignaient leurs visages;
Le vent du large est amer !
Il était un jour trois pages
Qui s'en allaient sur la mer.

Ma maîtresse est une blonde,
Dit le premier en pleurant.
Je m'en vais sur l'eau profonde
Dans la tempête et dans le vent
Pour oublier cette blonde,
Dit le premier en pleurant.

Celle que je hais est brune,
Dit le second sans pleurer.
Et je jure par la lune
De vivre pour l'exécrer.
Celle que je hais est brune,
Dit le second sans pleurer.

Hélas ! moi, j'aime la reine,
Et la reine m'aime aussi.
Mais jamais quoi qu'il advienne
Je n'aurai grâce et merci.
Hélas ! moi, j'aime la reine
Et la reine m'aime aussi.

Authorship

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]