by Élie Cabrol (1829 - 1905)
Le Bouquet
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Language: French (Français)
Our translations: ENG
Oui je t'ai conservé, cher bouquet de verveines, Que ses petites mains laissèrent dans les miennes, À l'heure triste du départ. Fleurs d'un jour, ce jour-là si fraîches et pimpantes ! Vous courbez maintenant vos têtes languissantes, Et charmez encor mon regard. Je cherche vainement sur vos feuilles flétries La trace des baisers que ses lèvres chéries Y mirent au dernier instant ! Le temps également de vos senteurs divines A desséché la source au fond de vos poitrines... Mais mon amour est persistant ! Durant mes longues nuits, quand tout dort et repose, Auprès de moi je cherche aussi sa tête rose... Déception et vain désir ! Dans mes yeux fatigués alors viennent des larmes, Et j'éprouve pourtant, à ces vives alarmes, Un étrange et cruel plaisir ! Mais toi qui du bonheur me rappelles les heures, Cher bouquet, sur mon sein je veux que tu demeures, Et, lorsque nous la reverrons, Comme preuve, au retour, du souvenir fidèle Que mon cœur amoureux a si bien gardé d'elle, Dans ses mains nous te remettrons.
C. Widor sets stanzas 1-2
Confirmed with La première absence. Lettres en vers (Avril à Octobre 185...), Paris, Librairie des Bibliophiles, 1872, pages 84-85.
Text Authorship:
- by Élie Cabrol (1829 - 1905), "Le Bouquet", appears in La première absence. Lettres en vers (Avril à Octobre 185..., first published 1872 [author's text checked 1 time against a primary source]
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]
This text was added to the website: 2018-04-04
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