by Charles Baudelaire (1821 - 1867)
J'ai long‑temps habité sous de vastes...
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Language: French (Français)
J'ai long-temps habité sous de vastes portiques Que les soleils marins teignaient de mille feux, Et que leurs grands piliers, droits et majestueux, Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques. Les houles, en roulant les images des cieux, Mêlaient d'une façon solennelle et mystique Les tout puissants accords de leur riche musique Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux. C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes, Au milieu de l'azur, des flots et des splendeurs, Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs, Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes, Et dont l'unique soin était d'approfondir Le secret douloureux qui me faisait languir.
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View text with all available footnotesConfirmed with Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, Paris: Poulet-Malassis et de Broise, 1857, in Spleen et Idéal, pages 36-37. This poem was first published in 1855 as part of Revue des Deux Mondes; its first publication as part of Les Fleurs du mal was in 1857.
Text Authorship:
- by Charles Baudelaire (1821 - 1867), "La vie antérieure", appears in Les Fleurs du mal, in 1. Spleen et Idéal, no. 12, Paris, Bureau de la Revue des Deux Mondes, first published 1855 [author's text checked 1 time against a primary source]
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