Sept mélodies, recueil 2

by Jósef-Zygmunt Szulc (1875 - 1956)

Word count: 626

1. Ses yeux [sung text not yet checked]

Celle que j'aime a des yeux de vierge
De l'or qui dort, de l'ombre qui luit :
On croirait la flamme d'un cierge
Dans la chapelle où tremble la nuit ;
On croirait voir un vitrail mystique
Où l'aube chaste allume des fleurs,
Et qui promène aux murs du portique
Sa mosaïque aux fines couleurs.
Son regard d'ange éclaire les choses
D'une lueur qui les fait aimer :
L'air qu'il caresse est peuplée de roses
Où mon amour vient se parfumer.
Lorsqu'un reflet de sa longue flamme
Daigne effleurer mon front abattu,
Je sens frémir au fond de mon âme
De la lumière et de la vertu.

Authorship

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Researcher for this text: Jacques L'oiseleur des Longchamps

2. Minute [sung text not yet checked]

Ô ma fille, ouvre la porte, 
Il y a quelqu'un qui heurte ! 
— Je ne peux pas aller ouvrir, 
Je lisse mes cheveux devant mon miroir. 

Oh ! ouvre la porte, ma fille, 
Il y a quelqu'un qui défaille ! 
— Je ne peux pas aller voir qui c'est,
Je mets des rubans à mon corset. 

La porte, ô ma fille, ouvre ! 
Je suis vieux, j'ai les jambes lourdes...
— Je ne peux pas aller regarder, 
Père, j'agrafe mes colliers. 

Un homme peut-être est mort 
Derrière la porte, au vent du dehors !
— S'il était beau, je l'aurais senti : 
Mes seins n'ont pas tressailli. 

Authorship

Confirmed with Poètes d'aujourd'hui, morceaux choisis accompagnés de notices biographiques et d'un essai de bibliographie, ed. by Bever, Adolphe van, 1871-1925 and Léautaud, Paul, 1872-1956, Paris, Mercure de France, 1913, page 8.


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

3. Donc, ce sera par un clair jour d'été [sung text not yet checked]

Donc, ce sera par un clair jour d'été
Le grand soleil, complice de ma joie,
Fera, parmi le satin et la soie,
Plus belle encor votre chère beauté ;

Le ciel tout bleu, comme une haute tente,
Frissonnera somptueux à longs plis
Sur nos deux fronts [heureux]1 qu'auront pâlis
L'émotion du bonheur et l'attente;

Et quand le soir viendra, l'air sera doux
Qui se jouera, caressant, dans vos voiles,
Et les regards paisibles des étoiles
Bienveillamment souriront aux époux.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Laura L. Nagle) , "And so, it shall be on a bright summer's day", copyright © 2007, (re)printed on this website with kind permission

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1 omitted by Fauré.

Researcher for this text: Didier Pelat

4. Qui vais-je aimer ? [sung text not yet checked]

Qui vais-je aimer ? La vie est brève
 . . . . . . . . . .

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Authorship

  • by Edmond Haraucourt (1856 - 1941), "Villanelle des temps prochains", written 1891, appears in Seul, in 1. L'attente, no. 21, Paris, Éd. Bibliothèque Charpentier, first published 1891

5. Odelette [sung text not yet checked]

Si j'ai parlé 
De mon amour, c'est à l'eau lente 
Qui m'écoute quand je me penche 
Sur elle ; si j'ai parlé 
De mon amour, c'est au vent 
Qui rit et chuchote entre les branches ; 
Si j'ai parlé de mon amour, c'est à l'oiseau 
Qui passe et chante 
Avec le vent ; 
Si j'ai parlé 
C'est à l'écho.
Si j'ai aimé de grand amour, 
Triste ou joyeux, 
Ce sont tes yeux ; 
Si j'ai aimé de grand amour, 
Ce fut ta bouche grave et douce, 
Ce fut ta bouche ; 
Si j'ai aimé de grand amour, 
Ce furent ta chair tiède et tes mains fraiches, 
Et c'est ton ombre que je cherche.

Authorship

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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

6. Je devine, à travers un murmure  [sung text not yet checked]

Je devine, à travers un murmure,
Le contour subtil des voix anciennes
Et dans les lueurs musiciennes,
Amour pâle, une aurore future !

Et mon âme et mon cœur en délires
Ne sont plus qu'une espèce d'œil double
Où tremblote à travers un jour trouble
L'ariette, hélas ! de toutes lyres !

Ô mourir de cette mort seulette
Que s'en vont, cher amour qui t'épeures, -
Balançant jeunes et vieilles heures !
Ô mourir de cette escarpolette !

Authorship

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7. Harmonie du soir [sung text not yet checked]

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir,
-- Valse mélancolique et langoureux vertige ! --

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige ;
-- Valse mélancolique et langoureux vertige ! --
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
-- Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un cœur tendre qui hait le néant vaste et noir
Du passé lumineux recueille tout vestige ;
-- Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige ;
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CZE Czech (Čeština) (Jaroslav Vrchlický) , "Harmonie večera"
  • ENG English (Peter Low) , "Evening harmony", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
  • HUN Hungarian (Magyar) (Árpád Tóth) , "Esti harmónia", written 1920
  • ROM Romanian (Română) (Alexandru I. Philippide) , "Armonie în amurg"
  • SPA Spanish (Español) (Victor Torres) , "Armonía del atadecer", copyright © 2011, (re)printed on this website with kind permission

Confirmed with Les Fleurs du mal, Spleen et Idéal, Paris: Poulet-Malassis et de Broise, 1857, pages 101-102. Note: this was number 43 in the 1857 edition of Les Fleurs du mal but 47 or 48 in subsequent editions.


Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Poom Andrew Pipatjarasgit [Guest Editor]