Thank you to all the generous supporters who helped us raise $15,792 for our site-renewal project! We can't wait for you to see what we're building! Your ongoing donations are essential for The LiederNet Archive to continue in its mission of providing this unique resource to the world, so if you didn't get a chance to contribute during the overhaul drive, your help in any amount is still valuable.

The LiederNet Archive

Much of our material is not in the public domain.
It is illegal to copy and distribute our copyright-protected material without permission.
Printing texts or translations without the name of the author or translator is also illegal.
You must use the copyright symbol © when you reprint copyright-protected material.

For more information, contact us at the following address:
licenses (AT) lieder (DOT) net
Please read the instructions below the translations before writing!
In your e-mail, always include the names of the translators if you wish to reprint something.

Dix mélodies

Word count: 1314

Song Cycle by Paul Vidal (1863 - 1931)

Show the texts alone (bare mode).

1. Villanelle [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): ENG ENG ENG FRI GER GER GER GER ITA

List of language codes

Authorship


See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English [singable] (Samuel Byrne) , "Villanelle"
  • ENG English [singable] (Shula Keller) , "Villanelle", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Emily Ezust) , copyright © 2015
  • FRI Frisian (Geart van der Meer) , "Villanelle", copyright © 2013, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Nele Gramß) , "Villanelle", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission
  • GER German (Deutsch) (Bertram Kottmann) , copyright © 2018, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Ferdinando Albeggiani) , "Contadinella", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission


Quand viendra la saison nouvelle,
Quand auront disparu les froids,
Tous les deux, nous irons, ma belle,
Pour cueillir le muguet au bois;
Sous nos pieds égrénant les perles
Que l'on voit, au matin trembler,
Nous irons écouter les merles 
     Siffler.

Le printemps est venu, ma belle;
C'est le mois des amants béni;
Et l'oiseau, satinant son aile,
Dit [des]1 vers au rebord du nid.
[Oh !]2 viens donc sur [le]3 banc de mousse
Pour parler de nos beaux amours,
Et dis-moi de ta voix si douce: 
    «Toujours !»

Loin, bien loin égarant nos courses,
Faisons fuir le lapin caché,
Et le daim au miroir des sources
Admirant son grand bois penché ;
Puis chez nous tout [joyeux]4, tout aises,
En paniers, enlaçant nos doigts,
Revenons rapportant des fraises
    Des bois.


View original text (without footnotes)

Confirmed with Théophile Gauthier, La comédie de la mort, Desessart editeur, Paris, 1838, page 361.

1 Berlioz: "ses"
2 Viardot: "Ah ! "
3 Berlioz, Lavigne, Viardot: "ce"
4 Berlioz, Lavigne: "heureux"

Submitted by Emily Ezust [Administrator] and Pierre Mathé [Guest Editor]

2. Cantique [ sung text checked 1 time]

Language: French (Français)

Authorship


Go to the single-text view


Qu'ils sont aimés, grand Dieu,
tes tabernacles,
Qu'ils sont aimés et chéris de mon cœur !

Là, tu te plais à rendre tes oracles,
La foi triomphe et l'amour est vainqueur.

Qu'il est heureux celui qui te contemple,
Et qui soupire au pied de tes autels!
Un seul moment qu'on passe dans ton temple
Vaut mieux qu'un siècle au palais des mortels.

Je nage au sein des plus pures délices,
Le ciel entier, le ciel est dans mon cœur.
Dieu de bonté, de faibles sacrifices
Méritaientils cet excès de bonheur ?

Autour de moi les Anges en silence
D'un Dieu caché contemplent la splendeur,
Anéanti en sa sainte présence,
O chérubins, enviez mon bonheur.

Et je pourrais à ce monde qui passe 
Donner un coeur par Dieu mème habité ?
Non, non, mon Dieu, je peux tout par ta grâce,
Dieu, sauve moi de ma fragilité !

En souverain, règne, commande, immole ;
Règne surtout par les lois de l'amour !
Adieu, plaisirs, adieu, monde frivole
A Jésus seul, j'appartiens sans retour.


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

3. La rose que tu m'as Donnée [ sung text checked 1 time]

Language: French (Français)

Authorship


Go to the single-text view


La rose que tu m'as donnée,
Est-ce ton coeur délicieux ?
D'un parfum subtil et joyeux 
Elle embaume la matinée.

J'ai, sur sa robe satinée,
Mis des baisers lents et pieux ;
La rose que tu m'as donnée,
Est-ce ton coeur délicieux ?

Quand les heures l'auront fanée,
Doit elle refleurir aux cieux ?
Et présage-t-elle à mes yeux
Un indissoluble hyménée,
La rose que tu m'as donnée ?


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

4. S'il est un charmant gazon [ sung text checked 1 time]

Language: French (Français)

Translation(s): CHI ENG ENG ENG ENG GER ITA POL

List of language codes

Authorship


See other settings of this text.

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CHI Chinese (中文) (Yen-Chiang Che) , "如果有一個迷人的草地", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Peter Low) , "If there be a lovely grassy plot", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English [singable] (Charles Fonteyn Manney) , "If I knew a meadow fair", first published 1911
  • ITA Italian (Italiano) (Enrico Magnani) , "Sogno d'amore", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission


S'il est un charmant gazon
  Que le ciel arrose,
Où [brille]1 en toute saison
  Quelque fleur éclose,
Où l'on cueille à [pleine main]2
Lys, chèvrefeuille et jasmin,
J'en veux faire le chemin
  Où ton pied se pose !

S'il est un sein bien aimant
  Dont l'honneur dispose !
Dont le ferme dévoûement
  N'ait rien de morose,
Si toujours ce noble sein
Bat pour un digne dessein,
J'en veux faire le coussin
  Où ton front se pose !

S'il est un rêve d'amour,
  Parfumé de rose,
Où l'on [trouve chaque jour]3
  Quelque douce chose,
Un rêve que Dieu bénit,
Où l'âme à l'âme s'unit,
Oh ! j'en veux faire le nid
  Où ton cœur se pose !


View original text (without footnotes)
Confirmed with Poésies de Victor Hugo: Odes & Ballades, Les Orientales, Les Feuilles d'Automne, Les Chants du Crépuscule, Les Voix Intérieures, Les Rayons & Les Ombres, Paris, Hetzel, 1880, p. 67.

1 Fauré: "naisse".
2 d'Erlanger: "pleines mains".
3 d'Erlanger: "trouve à chaque pas".

Submitted by Ted Perry

5. Anniversaire [ sung text checked 1 time]

Language: French (Français)

Authorship


Go to the single-text view


Comme l'an dernier, si tu veux,
Puisque le printemps nous accueille,
Dans les bois, nous irons tous deux
Ecouter le soleil jaser avec la feuille!

Sous les grands arbres assoupis,
Nous souriant quand le vent pleure,
Nous aurons la chanson des nids
Pour bercer nos amours et nos rêves d'une heure!

Les lis d'argent vont s'entr'ouvrir,
Et, dans mon âme, où tu reposes,
Fleurit la fleur du souvenir,
Doux parfum du passé que ramènent les roses!


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

6. Puisque vous m'aimez [ sung text checked 1 time]

Language: French (Français)

Authorship


Go to the single-text view


Puisque vous m'aimez, puisque vous m'aimez, 
Puisque vous m'aimez, il faut me le dire!
Pourquoi, mon amour, ce vague sourire,
Ce vague sourire et ces yeux fermés?

Comme resplendit dans la nuit profonde
Une folle étoile au-dessus des bois,
Douloureuse, tendre et gaie à la fois,
Scintille au lointain votre beauté blonde.

Vous semblez venir du ciel azuré,
Et vos pas légers effleurent la terre,
O mon doux amour, pour quoi ce mystère,
Ne savez-vous pas combien j'ai pleuré?

Vous semblez venir du pays des roses,
Et votre main blanche effeuille des fleurs,
Ange du matin, regardez mes pleurs,
Enveloppez-moi de vos ailes roses.


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

7. Temps perdu [ sung text checked 1 time]

Language: French (Français)

Authorship


Go to the single-text view


Heures aux regrets destinées,
Mes semaines et mes années 
Viennent de passer comme un jour!
Lorsque tu m'as écrit: Je t'aime!
Je me suis penché sur moi-mème,
Mon coeur était vide d'amour.

Lis dolent qu'offense le givre,
L'amour en fleurs ne peut survivre 
Au froid rigoureux qui le mord;
Soleil trop tardif à reluire,
Lorsque rayonna ton sourire,
Mon amour était dejà mort.

Singulier destin que le nôtre!
Toujours étrangers l'un à l'autre,
Chacun peut dire: Je l'aimais!
Je regrette d'anciennes heures 
Tandis que maintenant tu pleures
Celles qui ne viendront jamais.


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

8. Étoiles filantes [ sung text checked 1 time]

Language: French (Français)

Authorship


Go to the single-text view


Par les soirs calmes où s'endort 
L'été serein du thermidor,
Rayant le ciel de leur vol d'or,
Toujours plus vite;

Et déchevelant leurs cheveux,
Diamants empennés de feux,
Les étoiles mettent nos voeux
A leur poursuite.

Lumineux lampyres des airs,
Plus fulgurants que les éclairs,
Damasquinant les cieux déserts
D'orfèvrerie,

Les petits astres ont entre eux
Des rumeurs d'archanges heureux;
Ce sont des âmes d'amoureux
Que l'on marie.


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

9. Dans les grands blés [ sung text checked 1 time]

Language: French (Français)

Authorship


Go to the single-text view


Dans les grands blés, si vous voulez,
Nous irons demain dès l'aurore;
Nous verrons ce qu'il reste encore
De rosée aux épis perlés,
Quand le soleil naissant les dore.
Nous irons demain dès l'aurore
Si vous voulez, dans les grands blés.

A ces grands blés vous ressemblez,
Ayant comme eux blonde couronne,
Taille souple qui s'abandonne:
A mes paroles vous tremblez
Ainsi qu'au vent l'épi frissonne;
Portant comme eux blonde couronne,
Vous ressemblez a ces grands blés.

Quand les grands blés seront brûlés 
Par des flots ardents de lumière,
Vers la demeure coutumière
Nous reviendrons las et troublés,
Jetant un regard en arrière;
Grisés d'amour et de lumière,
Aussi brûlés que les grands blés.

Pour les grands blés enjavelés 
La grange au toit de chaume est prête:
Ils n'offriront plus de retraite 
Aux amoureux dissimulés
Parmi leur épaisseur discrète.
La grange au toit de chaume est prête;
Enjavelés sont les grands blés.

Dans les grands blés renouvelés,
L'an prochain irons-nous encore
Tous les deux voir lever l'aurore?
Matin, rosée, épis perlés,
Baisers de celle que j'adore,
Vous sembleriez plus frais encore,
Renouvelés dans les grands blés.


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

10. La fille aux étoiles [ sung text checked 1 time]

Language: French (Français)

Authorship


Go to the single-text view


Il était, une fois, une petite fille
Dont les parents étaient des malheureux.
La mort vint un matin visiter la famille 
Et les emporta tous les deux.

L'enfant n'eut plus personne au monde;
De son triste logis, bientôt, on la chassa,
Nul ne prit en pitié sa misère profonde;
Seule, une pauvre vielle, alors qu'elle passa
Devant sa porte, prit une miche de pain,
Et la lui plaça dans la main.

S'éloignant de l'asile où Dieu l'avait fait naître,
Jeanne marcha tout droit devant elle; 
Les yeux fixés sur l'horizon où finissent les cieux!

Elle pensait: mon père et ma mère, 
peut-être sont là, veillant sur moi! 
Je veux aller vers eux!

Sous sa mince robe trouée,
Unique vêtement qui cachât sa maigreur,
Jeanne sentait le froid lui labourer le coeur;
Elle allait toujours, enfiévrée.

Soudain, tout en suivant la route
Qui la menait à l'inconnu,
Elle vit un vieillard sur la terre étendu,
Et se mourant de faim sans doute.

S'arrêtant en chemin, Jeanne tendit 
Au vieux son seul morceau de pain.
Un souffle ardent balaya sa figure;
Il lui sembla, comme un murmure, 
Entendre chuchotter des voix
Qui passaient au-dessus des bois...

La nuit était venue;
Au-dessus d'un grand arbre, 
Jeanne vit une enfant comme elle;
Ainsi qu'un marbre, elle semblait glacée, 
Et sanglotait tout bas: comme j'ai froid!

Mon Dieu... ne m'entendrez-vous pas?
Sans même hésiter un moment,
Jeanne laissa tomber l'unique vêtement 
Qui la couvrait et, doucement,
L'étendit tout du long sur ce corps frissonnant!

Aussitôt, toutes les étoiles
Lentement, tombèrent des cieux!
Et firent à l'enfant sans voiles
Une robe aux plis radieux.
Puis elle entendit, dans la nue,
Des voix qui lui desaient:
Enfant, parmi nous sois la bienvenue,
Viens, Jésus t'attend!
Et Jeanne, en un char d'étincelles,
Monta vers les cieux avec elles.


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

Gentle Reminder
This website began in 1995 as a personal project, and I have been working on it full-time without a salary since 2008. Our research has never had any government or institutional funding, so if you found the information here useful, please consider making a donation. Your gift is greatly appreciated.
     - Emily Ezust

Browse imslp.org (Petrucci Music Library) for Lieder or choral works