Rouges et Noires, vingt-six mélodies, paroles de Maurice Rollinat

by Maurice Rollinat (1846 - 1903)

Word count: 1952

1. Le fantôme d'Ursule [sung text not yet checked]

Une nuit, — vous allez bien sûr être incrédule, —
J’étais au coin du feu, lorsqu’en me retournant,
Je vis debout dans l’ombre un hideux revenant.
Minuit sonnait alors à ma vieille pendule.

— « Me reconnais-tu, hein ? » dit-il en ricanant !
Et son ricanement fit un bruit de capsule.
Il ajouta : « je suis le fantôme d’Ursule :
« Je te parlais d’amour jadis, mais maintenant,

« J’aurai, vivant cadavre échappé de ma bière,
« Une loquacité féroce de barbière
« Pour te parler de mort, à travers mon linceul. »

Cela dit, l’être blanc s’enfuit dans les ténèbres.
Et j’entends chaque nuit, lorsque je suis tout seul,
Un long chuchotement de paroles funèbres.

Authorship

Confirmed with Maurice Rollinat, Dans les brandes, poèmes et rondels, Paris, Charpentier, 1883, pages 95-96.


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2. Prends garde ! [sung text not yet checked]

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Authorship

3. Le Soleil des fantômes [sung text not yet checked]

Fantastique ce soir, la lune 
Semble dire du haut des cieux 
A ces tourmentés anxieux 
Ne sortant plus qu’à l’heure brune : 

« Je luis pour les arbres si doux 
Qui ai spectralement surgissent, 
Pour les eaux qui me réfléchissent... 
Mais surtout je brille pour vous. 

    Mes rayons froids, magiques baumes, 
Pénétreront vos cœurs jusqu'à ce vieux témoin,
    La conscience — dans son coin. 

    Et personne ne vous verra. 
Votre âme solitaire en pleurs s'épanchera : 
Cette nuit, je serai le sommeil des fantômes. » 

Authorship

Confirmed with Maurice Rollinat, Les Apparitions, Paris, Bibliothèque-Charpentier, 1896, pages 187-188.


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4. La Forme noire [sung text not yet checked]

C’est le grand silence des nuits
Auquel, seul, le vent s’amalgame.
Pleurant ses amoureux ennuis,
Pas une chouette qui clame !
Rien ! pas même un crapaud n’entame
Ce figement de tous les bruits.
Une forme d’homme ou de femme,
Tout le corps et les traits enfouis
Dans du noir, suit au long des buis
La rivière qui sent le drame.
Ses pas fiévreusement conduits
Disent assez ce qu’elle trame.
Sous les frissons d’ombre et de flamme,
Coulant des cieux épanouis,
Au milieu des joncs éblouis
Une barque est là qui se pâme.
L’inconnu saisit une rame,
Sonde un endroit creux comme un puits,
Se précipite… flac ! — Pauvre âme !
L’eau se referme — plate — et puis
C’est le grand silence des nuits.

Authorship

Confirmed with Maurice Rollinat, Paysages et paysans, Paris, Fasquelle, 1899, page 206.


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5. Les deux Orvets [sung text not yet checked]

Un soir de mai, j’errais par des pays boisés,
Près de hauts buissons blancs pleins d’arome et d’extase, 
Quand je vis deux orvets, tordus sur l’herbe rase 
    Et qui semblaient entre-croisés. 

Se pinçant à mi-corps de leur petite gueule, 
L’un l’autre ils s’aspiraient dans ce mordillement, 
Figés d’ivresse, au bord du vieux chemin dormant 
    Que déjà l’ombre éclairait seule. 

Tableau de volupté ! mais d'un mystérieux,
D’un vague, d’un perdu, tel que jamais les yeux 
    N’en ont surpris à l'improviste ! 

Ce couple de serpents, à cette heure : c’était 
L’emblème de l’amour si profond qu’il se tait, 
  Du grand amour sauvage et triste ! 

Authorship

Confirmed with Maurice Rollinat, La Nature. Poésies, Paris, Bibliothèque-Charpentier, 1892, pages 91-92.


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6. La Maison damnée [sung text not yet checked]

Triomphante, avec tous les charmes 
De la belle gaieté sans larmes, 
La maison ouvre sur les cieux 
Ses fenêtres qui sont ses yeux. 

Mais la Mort vient trouver ses hôtes, 
Les emmène tous, un par un. 
Désormais, vitrage défunt ! 
C’est la grande aveugle des côtes.

Elle est damnée ! Aucun n’en veut. 
Et, que le ciel soit gris ou bleu, 
Par les soleils brûlant les pierres, 

Par les vents froids pleins de sanglots, 
En tout temps, on voit toujours clos 
Ses volets qui sont ses paupières.

Authorship

Confirmed with Maurice Rollinat, Les Apparitions, Paris, Bibliothèque-Charpentier, 1896, pages 68-69.


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7. La vieille Croix [sung text not yet checked]

Au bas de la route inclinée,
Où se croisent quatre chemins,
Comme un grand fantôme sans mains
Se dresse une croix surannée.

Mais la farouche abandonnée
Brave encor bien des lendemains,
Au bas de la route inclinée
Où se croisent quatre chemins.

Et la croix manchote et minée,
De l’âge des vieux parchemins,
Épouvante les yeux humains
Comme une potence damnée,
Au bas de la route inclinée.

Authorship

Confirmed with Maurice Rollinat, Dans les brandes, poèmes et rondels, Paris, Charpentier, 1883, pages 230-231.


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8. Les Reflets [sung text not yet checked]

Mon œil halluciné conserve en sa mémoire
Les reflets de la lune et des robes de moire,
Les reflets de la mer et ceux des cierges blancs
Qui brûlent pour les morts près des rideaux tremblants :
Oui, pour mon œil épris d’ombre et de rutilance,
Ils ont tant de souplesse et tant de nonchalance
Dans leur mystérieux et glissant va-et-vient,
Qu’après qu’ils ont passé mon regard s’en souvient.
Leur fascination m’est douce et coutumière :
Âmes de la clarté, soupirs de la lumière,
Ils imprègnent mon art de leur mysticité
Et filtrent comme un rêve en mon esprit hanté ;
Et j’aime ces baisers de la lueur qui rôde,
Qu’ils me viennent de l’onde ou bien de l’émeraude !

Authorship

Confirmed with Maurice Rollinat, Les Névroses, Paris, Fasquelle, 1917, page 11.


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9. La Tête de mort [sung text not yet checked]

Au crépuscule, un jour, près d’un vieux cimetière, 
Je reculai devant une tête de mort 
Qui, m’étant apparue immobile d’abord,
Se mit à trébucher d’une étrange manière. 

J’osai la soulever et je vis, par ses trous, 
Bougeant, pelotonnée, une forme pansue. 
Quelque chose de noir, de marbré jaune et roux : 
Un crapaud renfermé qui cherchait une issue.

  Ah ! combien l'aspect de la bête 
  Me les fit concevoir affreux 
  Les jours passés du malheureux 
  Représenté par cette tète ! 

Et, dans le soir, mon âme en frémissant se dit : 
« L’âpre fatalité contre l’être maudit 
      Ne s’est donc pas encor lassée 

Que le songe d’horreur qu’il vécut ici-bas 
Rampe toujours depuis un si lointain trépas 
      Dans la boîte de sa pensée ! » 

Authorship

Confirmed with Maurice Rollinat, Les Apparitions, Paris, Bibliothèque-Charpentier, 1896, pages 268-269.


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10. Les Pendants [sung text not yet checked]

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11. L'Hôte suspect [sung text not yet checked]

Nous sommes bien seuls au bas de cette côte !
Bien seuls ! Et minuit qui tinte au vieux coucou !
J’ai peur ! l’étranger m’inquiète beaucoup.
Il quitte le feu, s’en rapproche, s’en ôte,

Ne parle qu’à peine, et jamais à voix haute :
Cet individu médite un mauvais coup !
Nous sommes bien seuls au bas de cette côte !
Bien seuls ! Et minuit qui tinte au vieux coucou !

Oh ! ce que je rêve est horrible : mon hôte
Poursuit la servante avec un grand licou.
J’accours ! mais je tombe un couteau dans le cou,
Éclaboussé par sa cervelle qui saute…
— Nous sommes bien seuls au bas de cette côte !

Authorship

Confirmed with Maurice Rollinat, Dans les brandes, poèmes et rondels, Paris, Charpentier, 1883, pages 238-239.


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12. La Tombe rose [sung text not yet checked]

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13. L'Abandonnée [sung text not yet checked]

  La belle en larmes
Pleure l’abandon de ses charmes
Dont un volage enjôleur
  A cueilli la fleur.
  Elle sanglote
Au bord de l’onde qui grelotte
Sous les peupliers tremblants,
Pendant que son regard flotte
Et se perd sous les nénufars blancs.

  « Adieu ! dit-elle,
Ô toi qui me fus infidèle.
Je t’offre, avant de mourir,
  Mon dernier soupir.
  Je te pardonne,
Aussi douce que la Madone,
Je te bénis par ma mort.
Le trépas que je me donne,
Pour mon cœur c’est ton amour encor.

  Mon souvenir tendre
Sait toujours te voir et t’entendre
Et, par lui, rien n’est effacé
  Du bonheur passé.
  Nos doux libertinages
Dans les ravins, sous les feuillages,
Au long des ruisseaux tortueux,
Sont encor de claires images
Revenant aux appels de mes yeux.

  Ton fruit que je porte
Dans mon ventre de bientôt morte,
  C’est toi-même, tes os, ton sang,
    Ô mon cher amant !
Traits pour traits, il me semble
Si bien sentir qu’il te ressemble !
Je ne fais donc qu’une avec toi ;
Je me dis que, fondus ensemble,
Tu mourras en même temps que moi. »

  Puis, blême et hagarde,
Elle se penche, elle regarde
Le plus noir profond de l’eau
  Qui sera son tombeau.
  Elle se pâme
Devant le gouffre qui la réclame,
Et dit le nom, en s’y jetant,
De l’homme qu’elle aimait tant
Que, sans lui, son corps n’avait plus d’âme !

Authorship

Confirmed with Maurice Rollinat, Paysages et paysans, Paris, Fasquelle, 1899, pages 69-71.


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14. Les Chats-huants [sung text not yet checked]

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15. La grande Pendule [sung text not yet checked]

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16. Les Drapeaux [sung text not yet checked]

Les chevelures des amantes
Sont de luxurieux drapeaux
Toujours flottants, toujours dispos
Pour célébrer les chairs pâmantes.

Pas de résilles endormantes !
Ni diadèmes, ni chapeaux !
Les chevelures des amantes
Sont de luxurieux drapeaux.

Et quand les nudités fumantes
Se confondent, souffles et peaux,
La Volupté tord sans repos
Et convulse dans ses tourmentes
Les chevelures des amantes.

Authorship

Confirmed with Maurice Rollinat, Les Névroses, Paris, Fasquelle, 1917, page 82.


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17. Memento quia pulvis es [sung text not yet checked]

Crachant au monde qu’il effleure
Sa bourdonnante vanité,
L’homme est un moucheron d’une heure
Qui veut pomper l’éternité.
C’est un corps jouisseur qui souffre,
Un esprit ailé qui se tord ;
C’est le brin d’herbe au bord du gouffre,
    Avant la Mort.

Puis, la main froide et violette,
Il pince et ramène ses draps,
Sans pouvoir dire qu’il halète,
Étreint par d’invisibles bras.
Et dans son cœur qui s’enténèbre,
Il entend siffler le remord
Comme une vipère funèbre,
    Pendant la Mort.

Enfin, l’homme se décompose,
S’émiette et se consume tout ;
Le vent déterre cette chose
Et l’éparpille on ne sait où.
Et le dérisoire fantôme,
L’oubli, vient, s’accroupit et dort
Sur cette mémoire d’atome,
    Après la Mort !

Authorship

Confirmed with Maurice Rollinat, Les Névroses, Paris, Fasquelle, 1917, pages vii-viii.


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18. Eldorado (d'après Edgar Poë) [sung text not yet checked]

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19. Le Guillotiné [sung text not yet checked]

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20. Les mauvais Champignons [sung text not yet checked]

Les empoisonneurs et les empoisonneuses
Tireraient parti de ces champignons verts,
Bruns, roux, noirs et bleus qui poussent de travers
Dans l’affreux fouillis des herbes épineuses.

Ces plantes souvent sont si volumineuses
Qu’on dirait, ma foi ! des parasols ouverts !
Les empoisonneurs et les empoisonneuses
Tireraient parti de ces champignons verts.

— Là, dans ce val aux pentes vertigineuses,
Un poète aigu, maniaque et pervers,
Pourrait composer d’abominables vers
Qu’applaudiraient pour leurs rimes vénéneuses
Les empoisonneurs et les empoisonneuses !

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Confirmed with Maurice Rollinat, Dans les brandes, poèmes et rondels, Paris, Charpentier, 1883, pages 214-215.


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21. La Cornemuse [sung text not yet checked]

Sa cornemuse dans les bois
Geignait comme le vent qui brame
Et jamais le cerf aux abois,
Jamais le saule ni la rame,
N’ont pleuré comme cette voix.

Ces sons de flûte et de hautbois
Semblaient râlés par une femme.
Oh ! près du carrefour des croix,
    Sa cornemuse !

Il est mort. Mais, sous les cieux froids,
Aussitôt que la nuit se trame,
Toujours, tout au fond de mon âme,
Là, dans le coin des vieux effrois,
J’entends gémir, comme autrefois,
    Sa cornemuse.

Authorship

Confirmed with Maurice Rollinat, Les Névroses, Paris, Fasquelle, 1917, page 201.


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22. L'Enfer [sung text not yet checked]

Dans l’enfer, Satan fait étendre
Des barreaux et des grils ardents,
Et sourd, ne voulant rien entendre
Il dit aux pécheurs imprudents
Que leur âme n’est plus à vendre.

Riant d’un air qui n’est pas tendre,
Pour activer ses intendants,
Il court comme une salamandre
    Dans l’enfer.

Sans jamais se réduire en cendre
Tous les damnés grincent des dents,
Et réclament à cris stridents
Que la mort vienne les reprendre !…
Mais la mort ne peut pas descendre
    Dans l’enfer !

Authorship

Confirmed with Maurice Rollinat, Les Névroses, Paris, Fasquelle, 1917, page 383.


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23. Notre Dame de la Mort [sung text not yet checked]

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24. Le Cœur mort [sung text not yet checked]

Je rêvais que mon cœur flottait dans le château
Au-dessus d’une coupe étrange et poussiéreuse :
— Pour y saigner, bien sûr ! Car sa plaie est si creuse
Que le temps y retourne encore le couteau !

Eh quoi ? La chose alors était par trop affreuse :
Ni la meule du spleen, ni les coups de marteau
Du malheur, ni l’angoisse aux mâchoires d’étau
Ne pouvaient exprimer sa pourpre douloureuse.

Mon cœur vit ! m’écriai-je, il palpite ; il ressent !
Je perçois son tic-tac, et certes, c’est du sang,
Du sang qui va couler de sa blessure ouverte !

Mais non ! Il était mort, archi-mort, et si mûr,
Qu’une larme de pus nauséabonde et verte
En suinta lentement comme l’eau d’un vieux mur.

Authorship

Confirmed with Maurice Rollinat, Les Névroses, Paris, Fasquelle, 1917, page 356.


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25. Mes pipes [sung text not yet checked]

Le jour comme à minuit
  Je fume.
Car le tabac parfume
  L’ennui.
Ô mes pipes, sans bruit,
Dans vos nimbes de brume
  Je hume
  La nuit !

Que deviendrait sans vous
  Ma chambre,
Calumets à bout d’ambre
  Si doux,
Lorsqu’avec des cris fous
Geint le vent de décembre
  Qui cambre
  Les houx ?

Et quand les nuits sont brèves,
  Au mois
Des jeux, des doux émois,
  Des sèves,
Vous m’enivrez sans trêves :
Avec vous, dans les bois,
  Je bois
  Des rêves.

Ô filles, ô cafardes,
  Je hais
Vos faces à jamais
  Blafardes.
Ève, en vain tu te fardes,
Pour femmes, désormais,
  J’ai mes
  Bouffardes.

Embaumez donc mes jours,
  Charmeuses,
Ô pipes, mes brumeuses
  Amours !
Et dans tous mes séjours,
Restez, mes endormeuses,
  Fumeuses
  Toujours.

Authorship

Confirmed with Maurice Rollinat, Dans les brandes, poèmes et rondels, Paris, Charpentier, 1883, pages 189-191.


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26. L'Épitaphe [sung text not yet checked]

Quand on aura fermé ma bière
Comme ma bouche et ma paupière,
Que l’on inscrive sur ma pierre :
― « Ci-gît le roi du mauvais sort.
« Ce fou dont le cadavre dort
« L’affreux sommeil de la matière,
« Frémit pendant sa vie entière
« Et ne songea qu’au cimetière.
« Jour et nuit, par toute la terre,
« Il traîna son cœur solitaire
« Dans l’épouvante et le mystère,
« Dans l’angoisse et le remords.
« Vive la mort ! Vive la mort ! »

Authorship

Confirmed with Maurice Rollinat, Les Névroses, Paris, Fasquelle, 1917, page 387.


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