La fée Urgèle

Opera by Égide Romuald Duni (1709 - 1775)

Word count: 139

. Ariette [sung text checked 1 time]

  C'est une misère 
  Que nos jeunes gens !
  L'âge dégénère ; 
  Ah ! le pauvre temps!
Quand j'étais dans ma jeunesse,
  Que les amans 
  Étaient charmans !
Qu'ils avaient de politesse !
  Ils étaient ardens, 
    Pressans. 
On n'en voit plus de cette espèce,
On n'en voit plus de si galans.
  Ah ! le pauvre temps!
Chacun disait : ah qu'elle est belle !
Et me jurait amour fidelle...
A présent, eh ! bien, eh bien...
On ne me dit plus rien, rien,
        Rien.
Il n'est plus d'amour sincère,
Il n'est plus [de cœurs]1 constans ;
    L'âge dégénère ;
  Ah ! le pauvre temps !
    Tout est vanité, 
    Faste sans largesse,
    Plaisirs sans gaîté, 
    [Amour]2 sans tendresse,
    Leur délicatesse
    Est dans leur santé.
Ah ! ah ! ah ! ah ! sur mes vieux ans,
    Quel pauvre temps !

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Set by by Égide Romuald Duni (1709 - 1775), first performed 1765 [ voice and orchestra ]
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Confirmed with La Fée Urgèle, ou Ce qui plait aux Dames, Comédie en quatre actes, mêlée d'ariettes; par Favart, musique de Duni, Paris, Chez Vente, libraire, boulevard des Italiens, no. 7, près la rue Favart, 1807, page 19.

1 Blangini: "d'amante"
2 Blangini: "amants"

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]