Deux Mélodies

by Poul Rovsing Olsen (1922 - 1982)

Word count: 235

1. Parfum exotique [sung text not yet checked]

Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne, 
Je respire l'odeur de ton sein chaleureux, 
Je vois se dérouler des rivages heureux 
Qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone :

Une île paresseuse où la nature donne 
Des arbres singuliers et des fruits savoureux ;
Des hommes dont le corps est mince et vigoureux, 
Et des femmes dont l'œil par sa franchise étonne. 

Guidé par ton odeur vers de charmants climats, 
Je vois un port rempli de voiles et de mâts 
Encor tout fatigués par la vague marine, 

Pendant que le parfum des verts tamariniers, 
Qui circule dans l'air et m'enfle la narine, 
Se mêle dans mon âme au chant des mariniers.

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CZE Czech (Čeština) (Jaroslav Haasz) , "Cizokrajná vůně"
  • ENG English (Emily Wyatt) , "Exotic perfume", copyright © 2012, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Cyril Meir Scott) , "Exotic Perfume", appears in The Flowers of Evil, first published 1909
  • HUN Hungarian (Magyar) (Tamás Rédey) , "Varázsos illat", copyright © 2015, (re)printed on this website with kind permission
  • HUN Hungarian (Magyar) (Árpád Tóth) , "Exotikus illat"

Confirmed with Les Fleurs du mal, Spleen et Idéal, Paris: Poulet-Malassis et de Broise, 1857, pages 54-55.


Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Poom Andrew Pipatjarasgit [Guest Editor]

2. De profundis [sung text not yet checked]

J'implore ta pitié, Toi, l'unique que j'aime,
Du fond du gouffre obscur où mon cœur est tombé.
C'est un univers morne à l'horizon plombé,
Où nagent dans la nuit l'horreur et le blasphème ;

Un soleil sans chaleur plane au-dessus six mois,
Et les six autres mois la nuit couvre la terre ;
C'est un pays plus nu que la terre polaire ;
-- Ni bêtes, ni ruisseaux, ni verdure, ni bois !

Or il n'est pas d'horreur au monde qui surpasse
La froide cruauté de ce soleil de glace,
Et cette immense nuit semblable au vieux Chaos ;

Je jalouse le sort des plus vils animaux
Qui peuvent se plonger dans un sommeil stupide
Tant l'écheveau du temps lentement se dévide !

Authorship

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CZE Czech (Čeština) (Jaroslav Vrchlický) , "De profundis clamavi"
  • ITA Italian (Italiano) (Ferdinando Albeggiani) , "De Profundis clamavi", copyright © 2010, (re)printed on this website with kind permission
  • ROM Romanian (Română) (Alexandru I. Philippide) , "De profundis clamavi"

Confirmed with Les Fleurs du mal, Spleen et Idéal, Paris: Poulet-Malassis et de Broise, 1857, pages 69-70. Also confirmed with Les Fleurs du mal, Spleen et Idéal, Paris: Poulet-Malassis et de Broise, 1861, pages 70-71. Also confirmed with Œuvres complètes de Charles Baudelaire, vol. I : Les Fleurs du mal, Spleen et Idéal, Paris: Michel Lévy frères, 1868, page 130. Punctuation follows 1857 edition. Note: this was number 28 in the 1857 edition of Les Fleurs du mal but number 30 or 31 in subsequent editions.

First published April 9, 1851 as "La Béatrix" in Le Messager de l'Assemblée. Also published June 1, 1855 as "Le Spleen" in Revue des Deux Mondes.


Research team for this text: Emily Ezust [Administrator] , Poom Andrew Pipatjarasgit [Guest Editor]