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Un Clin d’oeil

Song Cycle by Tebogo Monnakgotla (b. 1972)

1. Un Clin d’oeil  [sung text not yet checked]

Language: French (Français) 
Les yeux s’ouvrent, les yeux se ferment,
—  on ne sait s’il peut frapper aux portes du ciel,
pendant ce temps l’éclair le plus rapide.
Les yeux s’ouvrent, les yeux se ferment,
—  arrivent-il à franchir ce qui forme l’univers pour une fourmi,
le pas hésitant d’un enfant ?

Les yeux s’ouvrent, les yeux se ferment :
tes songes deviendront des cauchemars
si tu penses trop à ce qui peut mystérieusement se passer
pendant ce temps !

Quelles rides, que de rides secrètes
plissent alors le front de la terre,
et les joues de ta bien-aimée,
et celles des femmes que tu désires,
et celles des autres que tu ne connais même pas !
Quelles ébauches de fils blancs
s’apprêtent à coudre la jeunesse
et tressent le linceul qui enveloppera
les personnes qui ont trop vécu !

Les yeux s’ouvrent, les yeux se ferment —
Si tu vas à ces fenêtres
Ouvertes sur le monde,
n’y dénombre pas les fleurs qui viennent de naître
sur la tombe de celles qui sont déjà tombées ;
ne cherche pas à y trouver les stèles commémoratives
de ce qui n’est plus
ou de ce qui a changé dans le silence du Sort ;
— ces stèles écroulées aussitôt érigées
au cimetière qui s’étend derrière les yeux.
N’y contemple que cette jeunesse éternelle
qui s’offre à toi,
en un clin d’oeil,
et qui est fille des vieux mondes successifs.

Text Authorship:

  • by Jean-Joseph Rabearivelo (1901/1903 - 1937), "Un Clin D’Oeil.", appears in Presque-Songes, first published 1934

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Confirmed with Jean Joseph Rabearivelo, Presque-Songes, 1934


Researcher for this page: Joost van der Linden [Guest Editor]

2. Perle  [sung text not yet checked]

Language: French (Français) 
Tu dors, ma bien-aimée ;
tu dors dans ses bras, ô ma dernière née.
Je ne vois pas vos yeux lourds de nuit
qui d’ordinaire s’irisent
comme des perles authentiques,
ou des raisins mûrs.

Une bouffée de bon vent entr’ouvre notre porte,
fait gonfler vos robes légères
et trembler vos cheveux,
puis emporte un papier de sur ma table
que je rattrape près du seuil.

Je lève ma tête,
le poëme commencé dans la main :
vos yeux clignotent dans l’azur,
et je les appelle : étoiles.

Text Authorship:

  • by Jean-Joseph Rabearivelo (1901/1903 - 1937), no title, appears in Traduit de la nuit, no. 5, first published 1935

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Confirmed with Jean-Joseph Rabearivelo, Traduit de la nuit, Éditions de Mirages, 1935 p.17


Researcher for this page: Joost van der Linden [Guest Editor]

3. Danses  [sung text not yet checked]

Language: French (Français) 
Chuchotement de trois valiha
son lointain d’un tambour en bois,
cinq violons pincés ensemble
et des flûtes bien perforées :

la femme-enfant avance avec cadence,
vêtue de bleu- double matin !
Elle a un lambe rose qui traîne,
et une rose sauvage dans les cheveux.

Est-ce une pousse d’herbe haute, est-ce un roseau
qui s’agite à l’orée du bois ? 
Est-ce une hirondelle des jours calmes,
ou une libellule bleue au bord du fleuve ?

La femme-enfant avance avec cadence,
muette soudain de bonheur.
Elle écoute trois valiha, un tambour en bois,
des violons et des flûtes.

Mais voici que ses lèvres tremblent,
où surgissent des songes
irrésistibles au point de devenir des plaintes,
et même des chants après !

Et la vieille femme s’émeut aussi
et vient prendre part à la danse :
un pan de son pagne est dans la poussière,
tout comme ses jours qui déclinent.

Ce ne sont ni plaintes, ni chants
qui fleurissent son visage :
des larmes l’imprègnent seules
au souvenir de tous les morts. . .

Se souvenir. . . Comme une pleine lune
près de chavirer et de n’être plus visible,
voici le printemps qui s’effeuille
et n’est plus qu’un tombeau de feuilles mortes. . .

Et les doigts se rencontrent : 
les doigts frêles de la femme-enfant,
et les doigts inertes de la vieille femme,
doigts pareillement translucides —

se rencontrent et forment comme une passerelle
qui relie le crépuscule
déjà éclos sur les collines
avec le jour qu’annonce le coq.

Text Authorship:

  • by Jean-Joseph Rabearivelo (1901/1903 - 1937), "Danses", appears in Presque-Songes, first published 1934

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Confirmed with Jean Joseph Rabearivelo, resque-Songes, Tananarive : Chez Henri Vidalie, , 1934; Traduit du hova par l’auteur


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