Chansons à la bien-aimée : tirées de l'Intermezzo de Henri Heine

Song Cycle by Marcel Bertrand (1884 - 1945)

Word count: 0

1. Au moi de mai [sung text not yet checked]

Au splendide mois de mai, 
alors que tous les bourgeons rompaient l’écorce, 
l’amour s’épanouit 
dans mon cœur.

Au splendide mois de mai, 
alors que tous les oiseaux commençaient à chanter, 
j’ai confessé à ma toute belle mes vœux 
et mes tendres désirs.

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2. Le jardin d'amour [sung text not yet checked]

Sur l’aile de [mes chants]1 je te transporterai ; 
je te transporterai jusqu’aux rives du Gange ; 
là, je sais un endroit délicieux.

Là fleurit un jardin embaumé 
sous les calmes rayons de la lune ; 
les fleurs du lotus attendent 
leur chère petite sœur.

Les hyacinthes rient et jasent entre elles, 
et clignotent du regard avec les étoiles ; 
les roses se content à l’oreille 
des propos parfumés.

Les timides et bondissantes gazelles 
s’approchent et écoutent, 
et, dans le lointain, bruissent 
les eaux solennelles du fleuve sacré.

Là, nous nous étendrons 
sous les palmiers dont l’ombre nous versera 
des rêves d’une béatitude céleste.

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1 Hüe: "mon rêve"; further changes may exist not shown above.

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3. Pourquoi [sung text not yet checked]

Pourquoi les roses sont-elles si pâles, 
dis-moi, ma bien-aimée ? pourquoi ?
Pourquoi, dans le vert gazon, les violettes
sont-elles si flétries et si ennuyées ?

Pourquoi l'alouette chante-t-elle d'une voix 
si mélancolique dans l'air ? 
Pourquoi s'exhale-t-il des bosquets de jasmins
une odeur funéraire ?

Pourquoi le soleil éclaire-t-il les prairies 
d'une lueur si chagrine et si froide ? 
Pourquoi toute la terre est-elle grise 
et morne comme une tombe ?

Pourquoi suis-je moi-même si malade et si triste, 
ma chère bien-aimée, dis-le-moi ? 
Oh ! dis-moi, chère bien-aimée de mon cœur, 
pourquoi m'as-tu abandonné ?

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4. La petite chanson [sung text not yet checked]

Quand j’entends résonner la petite chanson 
que ma bien-aimée chantait autrefois, 
il me semble que ma poitrine va se rompre 
sous l’étreinte de ma douleur.

Un obscur désir me pousse 
vers les hauteurs des bois ; 
là, se dissout en larmes 
mon immense chagrin.

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5. Le cavalier [sung text not yet checked]

Le vent d’automne secoue les arbres, 
la nuit est humide et froide ; 
enveloppé d’un manteau gris, 
je traverse à cheval le bois.

Et tandis que je chevauche, 
mes pensées galopent devant moi ; 
elles me portent léger et joyeux 
à la maison de ma bien-aimée.

Les chiens aboient, les valets paraissent 
avec des flambeaux ; 
je gravis l’escalier de marbre 
en faisant retentir mes éperons sonores.

Dans une chambre garnie de tapis 
et brillamment éclairée, au milieu 
d’une atmosphère tiède et parfumée, ma bien-aimée m’attend. 
Je me précipite dans ses bras.

Le vent murmure dans les feuilles, 
le chêne chuchote dans ses rameaux : 
« Que veux-tu, fou cavalier, 
avec ton rêve insensé ? »

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