by Armand Silvestre (1837 - 1901)
L'aube allume sur les coteaux
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Language: French (Français)
Our translations: ENG
L'aube allume sur les coteaux, L'éclair des serpes aiguisées : Courez, faucilles et couteaux, Au travers des feuilles rosées. Le cep aux ramures brisées Gémit ainsi qu'un être humain. -- Douleur étrange! Myrto, pareil à la vendange, Mon cœur a saigné sous ta main! Midi qui verse le sommeil Descend de la vigne à la plaine. Les vendangeurs, troupeau vermeil, Dorment sous sa brûlant haleine. Celle qui veille pour ma peine Ceint son front d'un raisin sanglant. -- Parure étrange ! Myrto, pareil à la vendange, Mon désir étreint ton front blanc. Dans les sourds tonneaux, jusqu'au soir, Les hottes se sont écroulées. À l'aigre refrain du pressoir Se mêlent des chansons ailées. L'enfant, sur les grappes foulées Saute avec un rire ingénu. -- La danse étrange ! Myrto, pareil à la vendange, Je suis meurtri sous ton pied nu !
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View text with all available footnotesNote: Castillon replaced the third stanza with rearranged lines from another poem by Silvestre, "À quoi bon te voiler durant que j'ai des yeux ?".
Text Authorship:
- by Armand Silvestre (1837 - 1901), no title, appears in Poésies 1861-1874, in 1. Les amours, in 2. Vers pour être chantés, in Myrto, no. 4 [author's text checked 1 time against a primary source]
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Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]
This text was added to the website between May 1995 and September 2003.
Line count: 27
Word count: 140