by Adelbert von Chamisso (1781 - 1838)
Translation © by Pierre Mathé

Die Lieder, die mir unter Schmerz und...
Language: German (Deutsch) 
Available translation(s): ENG FRE
Die Lieder, die mir unter Schmerz und Lust
Aus jugendlichem Busen sich befreit,
Nachklangen wohl, ich bin es mir bewußt,
In derer Herzen, denen sie geweiht;
Sei still, mein Herz, und trage den Verlust,
Sie klangen, sie verhallten in der Zeit;
Mein Lieben und mein Leben sind verhallt
Mit meinen Liedern, um mich ist es kalt.

Das Leben hat, der Tod hat mich beraubt,
Es fallen Freunde, sterben von mir ab,
Es senkt sich tief und tiefer schon mein Haupt,
Ich setze träumend weiter meinen Stab,
Und wanke, müder, als wohl mancher glaubt,
Entgegen meinem Ziele, meinem Grab. 
Es gibt des Kornes wenig, viel der Spreu:
Ich pflückte Blumen, sammelte nur Heu.

Das tat ich sonst, das tu ich annoch heute,
Ich pflücke Blumen und ich sammle Heu;
Botanisieren nennen das die Leute,
Und anders es zu nennen trag ich Scheu;
So schweift das Menschenkind nach trockner Beute
Das Leben und die Welt hindurch, die Reu'
Ereilet ihn, und, wie er rückwärts schaut,
Der Abend sinkt, das Haar ist schon ergraut.

So, Bruder, schaudert's mich auf irrer Bahn,
Wann düstre Nebel ruhn auf trübem Meer;
Beeiste Felsen ruf' ich liebend an,
Die kalten Massen widerhallen leer;
Ich bin in Sprach und Leben ja der Mann,
Der jede Sylbe wäget falsch und schwer;
Ich kehre heim, so wie ich ausgegangen,
Ein Kind, vom greisen Alter schon umfangen.

Wann erst der Palme luft'ge Krone wieder
In tiefer Bläue schlankgetragen ruht,
Aus heitrer Höh' die mächt'ge Sonne nieder
Zur wonn'gen Erde schaut in reiner Glut,
Dann schmiegen sich durchwärmt die starren Glieder
Und minder schwer zum Herzen fließt das Blut,
Dann möchten auch die düstern Träume weichen,
Und ich die Hand dir sonder Klage reichen.

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Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Sharon Krebs) , title 1: "From the Bering Strait", copyright © 2011, (re)printed on this website with kind permission
  • FRE French (Français) (Pierre Mathé) , title 1: "Du détroit de Behring", copyright © 2015, (re)printed on this website with kind permission


Researcher for this text: Sharon Krebs [Guest Editor]

This text was added to the website: 2008-05-19
Line count: 40
Word count: 282

Du détroit de Behring
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
Les chants qui sous la douleur et la joie
Se sont libérés de mon cœur juvénile
Retentissent bien, j'en suis conscient,
Dans les cœurs de ceux à qui ils sont dédiés ;
Sois tranquille mon cœur et supporte leur perte,
Ils retentissaient, ils ont expiré avec le temps ;
Mon amour et ma vie ont expiré
Avec mes chants, autour de moi il fait froid.

La vie, la mort m'ont dépouillé,
Mes amis tombent, meurent loin de moi,
Ma tête s'incline déjà de plus en plus,
Songeur, je mets à l'écart mon bâton de marche,
Et titube, plus fatigué que beaucoup le croient,
Vers ma destination, ma tombe.
Il y a peu de grains, beaucoup de balle,
J'ai cueilli des fleurs, n'ai récolté que du foin.

Ce que j'ai fait autrefois, je le refais encore aujourd'hui,
Je cueille des fleurs et récolte du foin ;
Les gens appellent cela botaniser,
Et je crains de ne pouvoir l'appeler autrement ;
Ainsi pour un butin desséché l'enfant des hommes parcourt
La vie et le monde, les regrets
Le pressent, et alors qu'il regarde en arrière,
Le soir tombe, ses cheveux sont déjà gris.

Alors, frère je frissonne sur une route incertaine,
Quand de sombres brouillards recouvrent une mer grise ;
J'appelle avec amour des rochers de glace,
Ces masses froides me renvoient un écho vide ;
Dans le discours et la vie, je suis bien l'homme
Qui pèse chaque syllabe, fausse et lourde ;
Je retourne à la maison comme j'en suis parti,
Un enfant, déjà enserré par le grand âge.

C'est seulement quand la couronne aérienne d'un palmier
S'agitera avec sveltesse dans l'azur profond,
Quand dans un ciel serein un soleil ardent verra
Sous ses purs rayons une délicieuse terre,
Que mes membres engourdis se réchaufferont
Et que le sang affluera moins difficilement à mon cœur,
Les sombres rêves pourront alors s'évanouir,
Et je pourrai alors te tendre la main sans me plaindre.

Authorship

  • Translation from German (Deutsch) to French (Français) copyright © 2015 by Pierre Mathé, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you may ask the copyright-holder(s) directly or ask us; we are authorized to grant permission on their behalf. Please provide the translator's name when contacting us.
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This text was added to the website: 2015-09-08
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