by Federico García Lorca (1898 - 1936)
Translation © by Guy Laffaille

Reyerta
Language: Spanish (Español) 
Available translation(s): FRE
    A Rafael Méndez

En la mitad del barranco
las navajas de Albacete,
bellas de sangre contraria,
relucen como los peces.

Una dura luz de naipe
recorta en el agrio verde
caballos enfurecidos
y perfiles de jinetes.

En la copa de un olivo
lloran dos viejas mujeres.
El toro de la reyerta
su sube por la paredes.
Angeles negros traían
pañuelos y agua de nieve.
Angeles con grandes alas
de navajas de Albacete.

Juan Antonio el de Montilla
rueda muerto la pendiente
su cuerpo lleno de lirios
y una granada en las sienes.
Ahora monta cruz de fuego,
carretera de la muerte.

*

El juez con guardia civil,
por los olivares viene.
Sangre resbalada gime
muda canción de serpiente.
Señores guardias civiles:
aquí pasó lo de siempre.
Han muerto cuatro romanos
y cinco cartagineses

*

La tarde loca de higueras
y de rumores calientes
cae desmayada en los muslos
heridos de los jinetes.
Y ángeles negros volaban
por el aire del poniente.
Angeles de largas trenzas
y corazones de aceite. 

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations, and transliterations (if applicable):

  • FRE French (Français) (Guy Laffaille) , title 1: "Bagarre", copyright © 2016, (re)printed on this website with kind permission


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

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Bagarre
Language: French (Français)  after the Spanish (Español) 
Au milieu du ravin
les couteaux d'Albacete,
Beaux du sang opposé,
Luisent comme les poissons.

Une lumière crue de cartes
coupe en le vert acide
des chevaux en colère
Et des profils de cavaliers.

Au sommet d'un olivier
deux vieilles femmes pleurent.
Le taureau de la bagarre
grimpe sur les murs.
Des anges noirs apportent
des mouchoirs et de l'eau glacée,
Des anges avec de grandes ailes
comme des couteaux d'Albacete.

Juan Antonio de Montilla
roule mort dans la pente,
son corps plein de lys
et une grenade à ses tempes.
Maintenant il monte une croix de feu
Qui le porte à la mort.

*

Avec un garde civil le juge
Arrive par l'oliveraie.
Le sang qui a coulé gémit
une chanson muette de serpent.
Messieurs les gardes civils :
ici ça se passe toujours comme ça :
on a tué quatre romains
et cinq carthaginois.

*

L'après-midi folle de figuiers
et de rumeurs chaudes
tombe évanouie sur les cuisses
blessées des cavaliers.
Et des anges noirs volaient
dans l'air du couchant.
Des anges avec des longues tresses
et un cœur d'huile.

Authorship

  • Translation from Spanish (Español) to French (Français) copyright © 2016 by Guy Laffaille, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you may ask the copyright-holder(s) directly or ask us; we are authorized to grant permission on their behalf. Please provide the translator's name when contacting us.
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Text added to the website: 2016-01-10 00:00:00
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