Translation by Auguste Lacaussade (1815 - 1897)

The wan, cold moon rose, in the east
Language: English 
The wan, cold moon rose, in the east.
Sleep descended on the youths!
Their blue helmets glitter to the beam;
the fading fire decays. 
But sleep did not rest on the king:
he rose in the midst of his arms,
and slowly ascended the hill
to behold the flame of Sarno's tower.

The flame was dim and distant; 
the moon hid her red face in the east.
A blast came from the mountain, 
on its wings was the spirit of Loda. 
He came to his place in his terrors,
and shook his dusky spear. 
His eyes appear like flames in his dark face; 
his voice is like distant thunder. 
Fingal advanced his spear in night,
and raised his voice on high.

Son of night, retire:
call thy winds and fly! 
Why dost thou come to my presence, 
with thy shadowy arms? 
Do I fear thy gloomy form, 
spirit of dismal Loda? 
Weak is thy shield of clouds:
feeble is that meteor, thy sword.
The blast rolls them together;
and thou thyself art lost. 
Fly from my presence son of night! 
call thy winds and fly!

Dost thou force me from my place,
replied the hollow voice?
The people bend before me.
I turn the battle in the field of the brave. 
I look on the nations and they vanish:
my nostrils pour the blast of death. 
I come abroad on the winds: 
the tempests are before my face. 
But my dwelling is calm, above the clouds; 
the fields of my rest are pleasant.

Dwell in thy pleasant fields, said the king: 
Let Comhal's son be forgot.  
Do my steps ascend, from my hills, 
into thy peaceful plains? 
Do I meet thee, with a spear, 
on thy cloud, spirit of dismal Loda? 
Why then dost thou frown on me?
why shake thine airy spear? 
Thou frownest in vain. 
I never fled from the mighty in war. 
And shall the sons of the wind 
frighten the king of Morven? 
No; he knows the weakness of their arms!

Fly to thy land, replied the form: 
receive the wind and fly! 
The blasts are in the hollow of my hand: 
the course of the storm is mine.
The king of Sora is my son, 
he bends at the stone of my power. 
His battle is around Carric-thura; 
and he will prevail! 
Fly to thy land, son of Comhal, 
or feel my flaming wrath!

He lifted high his shadowy spear! 
He bent forward his dreadful height.
Fingal, advancing, drew his sword;
the blade of dark-brown Luno.
The gleaming path of the steel winds thro' the gloomy ghost. 
The form fell shapeless into air, 
like a column of smoke, 
which the staff of the boy disturbs, 
as it rises from the half-extinguished furnace.

The spirit of Loda shrieked, 
as, rolled into himself, he rose on the wind. 
Inistore shook at the sound. 
The waves heard it on the deep. 
They stopped in their course, with fear:
the friends of Fingal started, at once;
and took their heavy spears. 
They missed the king: 
they rose in rage; 
all their arms resound!

The moon came forth in the east. 
Fingal returned in the gleam of his arms. 
The joy of his youth was great, 
their souls settled, as a sea from a storm. 
Ullin raised the song of gladness. 
The hills of Inistore rejoiced. 
The flame of the oak arose; 
and the tales of heroes are told.

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Confirmed with The Poems of Ossian. Translated by James Macpherson, Esq; Vol.I. A new edition, carefully corrected, and greatly improved. London, MDCCLXXIII, pages 60-63.


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La lune livide et froide monta à...
Language: French (Français)  after the English 
La lune livide et froide monta à l’orient. 
Le sommeil descendit sur les jeunes guerriers.
Leurs casques bleus brillent à sa lueur ; 
le feu mourant s’éteint. 
Mais le sommeil ne se posa point sur le roi : 
il se lève dans ses armes 
et monte lentement la colline 
pour voir la flamme sur les tours de Sarno.

La flamme était obscure et distante ; 
la lune cachait sa face rouge dans l'orient. 
Un vent impétueux descendit de la montagne ;
 sur ses ailes était l’esprit de Loda. 
Il vient à sa pierre, dans toutes ses terreurs ; 
il agite sa sombre lance : 
ses yeux semblent des flammes sur sa face ténébreuse
et sa voix est semblable à un tonnerre éloigné. 
Fingal avance son épée dans la nuit
et fait entendre sa voix.

« Fils de la nuit, retire-toi : 
appelle tes vents et fuis !
Pourquoi viens-tu en ma présence
avec tes armes de vapeur ?
Est-ce que je crains ta forme ténébreuse, 
lugubre esprit de Loda ? 
Faible est ton bouclier de nuage :
faible est ce météore, ton épée. 
Les vents les roulent ensemble ; 
et toi, tu t’évanouis toi-même.
Fuis de ma présence, fils de la nuit !
appelle tes vents et fuis ! »

« Me chasses-tu de mon enceinte ? 
répondit la voix sépulcrale. 
Les peuples se prosternent devant moi.
Je tourne les chances du combat dans la plaine du brave.
Je regarde les nations et elles s’évanouissent :
mes narines versent le souffle de la mort. 
Je sors sur les vents : 
les tempêtes sont devant ma face. 
Mais ma demeure est calme au-dessus des nuages ; 
les champs de mon repos sont agréables.

Demeure donc dans tes champs agréables, 
dit Fingal, et oublie les fils de Comhal. 
Mes pas montent-ils de mes collines 
dans tes plaines paisibles ? 
Avec une lance vais-je à ta rencontre sur ton nuage, 
lugubre esprit de Loda ? 
Pourquoi donc fronces-tu le sourcil sur moi ? 
Pourquoi agites-tu ta lance aérienne ? 
Tu fronces le sourcil en vain ! 
Dans la guerre je n’ai jamais fui devant le Puissant ; 
et les enfants de l’air
effrayeraient-ils le roi de Morven ! 
non, il connaît la faiblesse de leurs armes !

Fuis vers ton pays, répondit le fantôme : 
reçois les brises favorables et fuis ! 
Les vents sont dans le creux de ma main ; 
je dirige la course des tempêtes. 
Le roi de Sora est mon fils, 
s’agenouille sur la pierre de mon pouvoir. 
Son armée est autour de Carric-thura ; 
et il triomphera ! 
Fuis vers ton pays, fils de Comhal, 
ou éprouve mon courroux consumant.

Il lève sa lance de vapeur et penche 
en avant sa formidable stature. 
Fingal, s’avançant, tire son épée, 
la lame du brun Luno. 
Le passage étincelant de l’acier serpente à travers le fantôme ténébreux : 
l’ombre tombe sans forme dans l’air, 
comme une colonne de fumée que le bâton 
d’un enfant a troublée, au moment où elle montait 
d’une fournaise à moitié éteinte.

L’esprit de Loda pousse un cri perçant, 
et, roulé sur lui-même ; il s’élève sur le vent. 
À ce cri Inistore trembla ; 
les vagues l’entendirent sur l’abîme, 
et, dans leur course, s’arrêtèrent épouvantées. 
Les compagnons de Fingal tressaillent 
tous à la fois et saisissent leurs lourdes lances. 
Ils n’aperçoivent plus le roi : 
furieux ils se lèvent ; 
toutes les armes retentissent !

La lune sortit de l’Orient. 
Fingal revint dans l’éclat de ses armes. 
La joie de ses jeunes guerriers fut grande ; 
leurs âmes s’appaisèrent comme la mer après la tempête. 
Ullin entonna le chant de la joie ; 
les collines d’Inistore se réjouirent : 
la flamme du chêne s’éleva 
et l’histoire des héros fut racontée.

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Confirmed with James Macpherson, Ossian - Oeuvres complètes, translated by Auguste Lacaussade, Delloye, Paris, 1842, pages 29-31. Note: this is a prose text. Line breaks have been added.


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Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive):

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