by Gottfried Keller (1819 - 1890)
Translation © by Pierre Mathé

Der erste Tannenbaum, den ich gesehn
Language: German (Deutsch) 
Available translation(s): ENG FRE
Der erste Tannenbaum, den ich gesehn,
Das war ein Weihnachtsbaum im Kerzenschimmer;
Noch seh ich lieblich glimmend vor mir stehn
Das grüne Wunder im erhellten Zimmer.

Da war ich täglich mit dem frühsten wach,
Den Zweigen gläubig ihren Schmuck zu rauben;
Doch als die letzte süße Frucht ich brach,
Ging es zugleich an meinen Wunderglauben.

Dann aber, als im Lenz zum ersten Mal
In einen Nadelwald ich mich verirrte,
Mich durch die hohen stillen Säulen stahl,
Bis sich der Hain zu jungem Schlag entwirrte:

O Freudigkeit! wie ich da ungesehn
In einem Forst von Weihnachtsbäumchen spielte,
Dicht um mein Haar ihr zartes Wipfelwehn,
Das überragend mir den Scheitel kühlte.

Ein kleiner Riese in dem kleinen Tann,
Sah ich vergnügt, wo Weihnachtsbäume sprießen;
Ich packte keck ein winzig Tännlein an
Und bog es mächtig ringend mir zu Füssen.

Und über mir war nichts als blauer Raum;
Doch als ich mich dicht an die Erde schmiegte,
Sah unten ich durch dünner Stämmchen Saum,
Wie Land und See im Silberduft sich wiegte.

Wie ich so lag, da rauscht' und stob's herbei
Daß mir der Lufthauch durch die Locken sauste,
Und aus der Höh schoß senkrecht her der Weih,
Daß seiner Schwingen Schlag im Ohr mir brauste.

Als schwebend er nah ob dem Haupt mir stand,
Funkelt' sein Aug gleich dunkeln Edelsteinen;
Zu äußerst an der Flügel dünnem Rand
Sah ich die Sonne durch die Kiele scheinen.

Auf meinem Angesicht sein Schatten ruht'
Und ließ die glühen Wangen mir erkalten -
Ob welchem Inderfürst von heißem Blut
Ward solch ein Sonnenschirm emporgehalten?

Wie ich so lag, erschaut ich plötzlich nah,
Wie eine Eidechs mit neugier'gem Blicke
Vom nächsten Zweig ins Aug mir niedersah,
Wie in die Flut ein Kind auf schwanker Brücke.

Nie hab ich mehr solch guten Blick gesehn
Und so lebendig ruhig, fein und glühend;
Hellgrün war sie, ich sah den Odem gehn
In zarter Brust, blaß wie ein Röschen blühend.

Ob sie mein blaues Auge niederzog?
Sie ließ vom Zweig sich auf die Stirn mir nieder,
Schritt abwärts, bis sie um den Hals mir bog,
Ein fein Geschmeide, ruhend, ihre Glieder.

Ich hielt mich reglos und mit lindem Druck
Fühlt ich den leisen Puls am Halse schlagen;
Das war der einzige und schönste Schmuck,
Den ich in meinem Leben je getragen!

Damals war ich ein kleiner Pantheist
Und ruhte selig in den jungen Bäumen;
Doch nimmer ahnte mir zu jener Frist,
Daß in den Stämmchen solche Bretter keimen!

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Martin Stock) , title 1: "The first fir tree I ever saw", copyright © 2004, (re)printed on this website with kind permission
  • FRE French (Français) (Pierre Mathé) , title 1: "Le premier sapin que j'ai vu", copyright © 2010, (re)printed on this website with kind permission


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

This text was added to the website between May 1995 and September 2003.
Line count: 56
Word count: 407

Le premier sapin que j'ai vu
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
Le premier sapin que j'ai vu
Était un arbre de Noël dans la lumière des bougies ;
Je vois encore devant moi, charmante et brillante,
Cette verte merveille dans la pièce illuminée.

J'étais alors chaque jour parmi les premiers levés
Pour dérober naïvement la décoration de leurs branches ;
Mais lorsque je cassai le dernier fruit sucré,
Il en fut de même de mes croyances aux merveilles.

Mais ensuite, quand pour la première fois au printemps
Je me suis perdu dans une forêt de résineux,
Je vagabondais parmi les hautes futaies silencieuses,
Jusqu'à ce que le bois s'éclaircisse :

Ô joie ! Quand à l'insu de tous
Je jouai dans une plantation d'arbres de Noël,
Le léger souffle de leurs cimes sur mes cheveux
Me rafraîchissant le crâne.

Un petit géant dans une petite sapinière,
Cela me réjouit de voir où poussent les arbres de Noël ;
J'empoignai un tout petit sapin
Et le courbai vigoureusement jusqu'à mes pieds.

Et au-dessus de moi il n'y avait que le bleu de l'espace
Pourtant lorsque je me blottis tout contre la terre,
Je vis en-dessous, à travers la lisière de petits troncs étroits
Comment la terre et la mer se balançaient dans l'air argenté.

Alors que j'étais ainsi allongé  un bruyant tourbillon s'approcha
Et un courant d'air m'ébouriffa.
Venant des hauteurs un busard plongeait à la verticale
Et me claquait un coup d'aile dans les oreilles.

Tandis qu'il planait tout près au-dessus de ma tête
Ses yeux jetaient des éclairs pareils à de noires gemmes
Près de la fine bordure externe de ses ailes,
Je vis luire le soleil à travers ses rémiges.

Son ombre reposait sur mon visage
Et rafraîchissait mes joues enflammées -
Je me demande quel prince indien au sang chaud
On pourrait abriter avec une telle ombrelle ?

Alors que j'étais ainsi allongé, apparut soudain tout près
Comme un lézard au regard curieux,
Il me regardait dans les yeux, perché sur une branche,
Comme un enfant regarde le courant sur un pont branlant.

Je n'ai jamais plus vu pareil aimable regard,
Si vif, fixe, aigu et étincelant ;
Il était vert clair, je voyais son haleine sortir
De sa délicate poitrine, pâle comme une rose en fleur.

Peut-être mes yeux bleus l'attiraient-ils ?
Il se laissa tomber de la branche sur mon front,
Descendit de quelques pas jusqu'à mon cou
Pour me l'entourer du fin collier de ses pattes

Je me tenais sans bouger et sentais la douce pression
De son léger pouls battre sur mon cou ;
Ce fut le seul et plus joli bijou
Que j'ai jamais porté de ma vie !

J'étais autrefois un petit panthéiste
Et je dormais béatement sous les arbrisseaux ;
Mais je n'avais jamais pressenti en ce temps là
Que ces petits troncs deviendraient de telles planches !

Authorship

  • Translation from German (Deutsch) to French (Français) copyright © 2010 by Pierre Mathé, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you may ask the copyright-holder(s) directly or ask us; we are authorized to grant permission on their behalf. Please provide the translator's name when contacting us.
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This text was added to the website: 2010-10-22
Line count: 56
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