by Heinrich Heine (1797 - 1856)
Translation © by Pierre Mathé

Tannenbaum, mit grünen Fingern
Language: German (Deutsch) 
Available translation(s): FRE
Tannenbaum, mit grünen Fingern,
Pocht ans niedre Fensterlein,
Und der Mond, der stille Lauscher,
Wirft sein goldnes Licht herein.

Vater, Mutter schnarchen leise
In dem nahen Schlafgemach,
Doch wir beide, selig schwatzend,
Halten uns einander wach.

«Daß du gar zu oft gebetet,
Das zu glauben wird mir schwer,
Jenes Zucken deiner Lippen
Kommt wohl nicht vom Beten her.

Jenes böse, kalte Zucken,
Das erschreckt mich jedesmal,
Doch die dunkle Angst beschwichtigt
Deiner Augen frommer Strahl.

Auch bezweifl ich, daß du glaubest,
Was so rechter Glauben heißt -
Glaubst wohl nicht an Gott den Vater,
An den Sohn und heilgen Geist?»

Ach, mein Kindchen, schon als Knabe,
Als ich saß auf Mutters Schoß,
Glaubte ich an Gott den Vater,
Der da waltet gut und groß;

Der die schöne Erd erschaffen,
Und die schönen Menschen drauf,
Der den Sonnen, Monden, Sternen
Vorgezeichnet ihren Lauf.

Als ich größer wurde, Kindchen,
Noch viel mehr begriff ich schon,
Ich begriff, und ward vernünftig,
Und ich glaub auch an den Sohn;

An den lieben Sohn, der liebend
Uns die Liebe offenbart,
Und zum Lohne, wie gebräuchlich,
Von dem Volk gekreuzigt ward.

Jetzo, da ich ausgewachsen,
Viel gelesen, viel gereist,
Schwillt mein Herz, und ganz von Herzen
Glaub ich an den heilgen Geist.

Dieser tat die größten Wunder,
Und viel größre tut er noch;
Er zerbrach die Zwingherrnburgen,
Und zerbrach des Knechtes Joch.

Alte Todeswunden heilt er,
Und erneut das alte Recht:
Alle Menschen, gleichgeboren,
Sind ein adliges Geschlecht.

Er verscheucht die bösen Nebel
Und das dunkle Hirngespinst,
Das uns Lieb und Lust verleidet,
Tag und Nacht uns angegrinst.

Tausend Ritter, wohlgewappnet,
Hat der heilge Geist erwählt,
Seinen Willen zu erfüllen,
Und er hat sie mutbeseelt.

Ihre teuren Schwerter blitzen,
Ihre guten Banner wehn!
Ei, du möchtest wohl, mein Kindchen,
Solche stolze Ritter sehn?

Nun, so schau mich an, mein Kindchen,
[Küsse mich und schaue dreist]1;
Denn ich selber bin ein solcher
Ritter von dem heilgen Geist.

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1 in another edition: "Schau mich an, und küsse dreist"

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Un sapin aux doigts verts
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
Un sapin aux doigts verts
Frappe à la fenêtre du bas,
Et la lune, jaune espionne,
Y verse sa douce lumière.

Père et mère ronflent légèrement
Dans la chambre à coucher d'à-côté,
Mais nous deux, heureux de bavarder,
Nous tenons l'un l'autre éveillé.

« Il m'est difficile de croire
Que tu vas bien trop souvent prier,
Ce tressaillement de tes lèvres
N'est pas venue là par des prières.

Ce méchant, froid tressaillement,
Il m'effraie chaque fois,
Pourtant cette obscure peur s'apaise
Sous le pieux rayon de tes yeux.

Je doute aussi que tu croies
En ce qu'on appelle la vraie foi ;
Tu ne crois sûrement pas à Dieu le père,
Au Fils et au Saint Esprit ?

-- Ah, mon enfant, déjà petit garçon,
Assis sur les genoux de ma mère,
Je croyais à Dieu le père
Qui régnait là avec grandeur et bonté ;

Qui a créé la belle Terre
Et les beaux hommes qui sont dessus,
Qui a déterminé la course
Du soleil, de la lune et des étoiles.

Quand je devins plus grand, mon enfant,,
Je compris encore bien davantage,
Je compris et suis devenu raisonnable,
Et je crois aussi au Fils ;

Au Fils aimé, qui, en aimant,
Nous a révélé l'amour,
Et en récompense, comme le veut l'usage,
Fut crucifié par le peuple.

Maintenant que je suis adulte,
Que j'ai beaucoup lu, beaucoup voyagé,
Mon cœur déborde, et de tout cœur,
Je crois au Saint Esprit.

Celui-ci a fait les plus grands miracles
Et aujourd'hui encore il en fait de plus grands ;
Il a détruit les châteaux de la tyrannie,
Et brisé le joug de la servitude.

Il guérit de vieilles blessures mortelles,
Et rétablit le droit ancestral :
Tous les hommes, nés égaux,
Forment une noble race.

Il chasse les méchants brouillards
Et les sombres chimères
Qui nous gâtent amour et plaisir,
Et, jour et nuit, ricanent de nous.

Le Saint Esprit a élu
Mille chevaliers, bien armés,
Pour que sa volonté soit exaucée,
Et leur a insufflé du courage.

Leurs précieuses épées jettent des éclairs,
Leurs fières bannières flottent !
Eh bien, ne voudrais-tu pas, mon enfant,
Voir un tel fier chevalier ?

Alors regarde-moi, mon enfant,
Embrasse-moi, et regarde-moi d'emblée,
Car je suis moi-même un tel chevalier
Du Saint Esprit. »

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