by Joseph Antoine Autran (1813 - 1877)

Enfin, le rude hiver, ô mes vaillants...
Language: French (Français) 
Enfin, le rude hiver, ô mes vaillants fermiers,
Vous a faits paresseux, vous a faits prisonniers.
Chacun ferme sa porte et chez soi se retranche.
Il neige ! le vent souffle, on gèle, on est perclus.
Le chemin, qui conduit à la ferme, n'est plus
Qu'un petit sentier noir dans la campagne blanche.

Le soleil, mes amis, ne fait plus son devoir.
Ce qu'on appelle un jour, spectacle triste à voir,
N'est qu'un pâle rayon embourbé dans la nue.
Plus de feuilles au bois, plus de chant, plus d'oiseaux,
A peine entrevoit-on dans les fauves réseaux
Un moineau frissonnant sur une branche nue.

Ah! Décembre et Janvier vous semblent rigoureux.
Gardez-vous cependant de murmurer contre eux !
Mille autres, plus que vous, ont le droit de s'en plaindre :
Songez aux matelots sur la mer ballottés ;
Songez aux travailleurs qui peuplent les cités :
Songez-y ! c'est pour eux que l'hiver est à craindre.

Plus il vous couvrira de neige et de glaçons,
Plus vous recueillerez de gerbes aux moissons.
C'est là ce que vous chante, en passant, l'âpre bise.
Il pleut ! laissez pleuvoir et dormez en lieu sûr,
Chaque ennui du présent est un plaisir futur,
Chaque goutte qui tombe est une fleur promise.

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Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)


Researcher for this text: Johann Winkler

This text was added to the website: 2020-05-16
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