Translation © by Pierre Mathé

Vision
Language: German (Deutsch) 
Available translation(s): FRE
Am Felsenvorgebirge schroff,
Das von des Meeres Wellen troff,
Die schäumend es umrangen,
Da stand ich ein verlaßner Mann,
Und manche warme Träne rann
Mir über bleiche Wangen.

Doch ringsumher war Scherz und Spiel,
Sie sangen, schossen nach dem Ziel,
Und tanzten in die Runde:
Es schenkten manchen Becher Wein
Die Mädchen ihren Buhlen ein
In dieser frohen Stunde.

Und als ich schaute rund umher,
Ward mir das Herz im Busen schwer;
Denn ach, mich kannte Keiner!
Mich fragte Keiner liebentglüht:
Was ist die Wange dir verblüht?
Was fehlt dir, stiller Weiner?

Der Abend nahte dunkelgrau,
Die Blumen füllten sich mit Tau,
Der Himmel mit Gestirnen;
Doch immer hüpften ihren Tanz
Im Abendrot, im Sternenglanz
Die Knaben und die Dirnen.

Und weil ich stund am jähen Rand,
Stieß mich hinab die Felsenwand
Der Menge bunt Gewimmel:
Da haschten mich die Wolken auf,
Und trugen mich hinauf, hinauf,
In ihren schönen Himmel.

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations, and transliterations (if applicable):

  • FRE French (Français) (Pierre Mathé) , title 1: "Vision", copyright © 2011, (re)printed on this website with kind permission


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

This text was added to the website: 2007-05-12
Line count: 30
Word count: 151

Vision
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
Sur le promontoire abrupt
Qui ruisselait des vagues de la mer,
Qui l'entouraient de leur écume,
J'étais là, comme un homme abandonné
Et des flots de chaudes larmes coulaient
Sur mes joues blêmes.

Mais tout autour ce n'était que badineries et jeux,
On chantait, tirait à la cible,
Et dansait la farandole :
Les filles versaient à leurs amants
Bien des verres de vin
Durant ces  heures de gaîté.

Et pendant que je regardais alentour,
Le cœur me devint lourd ;
Car hélas, personne ne me connaissait !
Personne ne me demandait avec tendresse :
Qu'est-ce qui a flétri tes joues ?
Que te manque-t-il, toi qui pleures en silence ?

Le crépuscule du soir approchait,
Les fleurs s'emplissaient de rosée
Et le ciel d'astres ;
Mais garçons et filles,
Dans les feux du soir, dans l'éclat des étoiles
Poursuivaient leur danse bondissante.

Et parce que je me tenais sur le bord abrupt,
Le tourbillon coloré de la foule
Me poussa au bas de la paroi rocheuse :
Alors les nuages m'attrapèrent au vol
Et me portèrent en haut, en haut,
Dans leur joli ciel.

Authorship

  • Translation from German (Deutsch) to French (Français) copyright © 2011 by Pierre Mathé, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you may ask the copyright-holder(s) directly or ask us; we are authorized to grant permission on their behalf. Please provide the translator's name when contacting us.
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This text was added to the website: 2011-11-30
Line count: 30
Word count: 185