by Émile Verhaeren (1855 - 1916)

A ceux qui partent
Language: French (Français) 
Tandis qu’au loin, là-bas, des navires s’éclairent, 
Toutes leurs voiles battant l’air,
Au ras des vagues, sur la mer,
Comme des aigles d’or passent les vents solaires. 

Les flots s’enflent, géants et fous.
Bons matelots, embarquez-vous.

L’aube est fière, l’heure est belle comme la gloire ; 
La côte entière est comme un seuil,
Pour les pas larges de l’orgueil
Qui vont rôdant de promontoire en promontoire. 

Les flots s’enflent, géants et fous.
Bons matelots, embarquez-vous.

Tandis qu’au loin, là-bas, des navires s’éclairent, 
Toutes leurs voiles battant l’air,
Au ras des vagues, sur la mer,
Comme des aigles d’or passent les vents solaires. 

Les flots s’enflent, géants et fous.
Bons matelots, embarquez-vous.

L’aube est fière, l’heure est belle comme la gloire ; 
La côte entière est comme un seuil,
Pour les pas larges de l’orgueil
Qui vont rôdant de promontoire en promontoire. 

Les flots s’enflent, géants et fous.
Bons matelots, embarquez-vous.

Confirmed with Émile Verhaeren, Les Forces tumultueuses, Paris, Société du Mercure de France, 1902, pages 171-172.


Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)


Researcher for this text: Andrew Schneider [Guest Editor]

This text was added to the website: 2019-05-18
Line count: 24
Word count: 150