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Douze mélodies, 4e série

Word count: 1963

by Max Arham

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63. Un soir que je regardais le ciel [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

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Elle me dit, un soir, en souriant :
-- Ami, pourquoi contemplez-vous sans cesse
Le jour qui fuit, ou l'ombre qui s'abaisse,
Ou l'astre d'or qui monte à l'orient ?
Que font vos yeux là-haut ? je les réclame.
Quittez le ciel ; regardez dans mon âme !

Dans ce vaste ciel, ombre où vous vous plaisez,
Où vos regards démesurés vont lire,
Qu'apprendrez-vous qui vaille mon sourire ?
Qu'apprendras-tu qui vaille nos baisers ?
Oh ! de mon cœur lève les chastes voiles.
Si tu savais comme il est plein d'étoiles !

Que de soleils ! vois-tu, quand nous aimons,
Tout est en nous un radieux spectacle.
Le dévouement, rayonnant sur l'obstacle,
Vaut bien Vénus qui brille sur les monts.
Le vaste azur n'est rien, je te l'atteste ;
Le ciel que j'ai dans l'âme est plus céleste !

C'est beau de voir un astre s'allumer.
Le monde est plein de merveilleuses choses.
Douce est l'aurore, et douces sont les roses.
Rien n'est si doux que le charme d'aimer !
La clarté vraie est la meilleure flamme,
C'est le rayon qui va de l'âme à l'âme !

L'amour vaut mieux, au fond des antres frais,
Que ces soleils qu'on ignore et qu'on nomme.
Dieu mit, sachant ce qui convient à l'homme,
Le ciel bien loin et la femme tout près.
Il dit à ceux qui scrutent l'azur sombre :
Vivez ! aimez ! le reste, c'est mon ombre !

Aimons ! c'est tout. Et Dieu le veut ainsi.
Laisse ton ciel que de froids rayons dorent !
Tu trouveras, dans deux yeux qui t'adorent
Plus de beauté, plus de lumière aussi !
Aimer, c'est voir, sentir, rêver, comprendre.
L'esprit plus grand s'ajoute au cœur plus tendre.

Viens ! bien-aimé ! n'entends-tu pas toujours
Dans nos transports une harmonie étrange ?
Autour de nous la nature se change
En une lyre et chante nos amours.
Viens ! aimons-nous ! errons sur la pelouse.
Ne songe plus au ciel ! j'en suis jalouse ! --

Ma bien-aimée ainsi tout bas parlait,
Avec son front posé sur sa main blanche,
Et l'œil rêveur d'un ange qui se penche,
Et sa voix grave, et cet air qui me plaît ;
Belle et tranquille, et de me voir charmée,
Ainsi tout bas parlait ma bien-aimée.

Nos cœurs battaient ; l'extase m'étouffait ;
Les fleurs du soir entr'ouvraient leurs corolles...
Qu'avez-vous fait, arbres, de nos paroles ?
De nos soupirs, rochers, qu'avez-vous fait ?
C'est un destin bien triste que le nôtre,
Puisqu'un tel jour s'envole comme un autre !

Ô souvenir ! trésor dans l'ombre accru !
Sombre horizon des anciennes pensées !
Chère lueur des choses éclipsées !
Rayonnement du passé disparu !
Comme du seuil et du dehors d'un temple,
L'œil de l'esprit en rêvant vous contemple !

Quand les beaux jours font place aux jours amers,
De tout bonheur il faut quitter l'idée ;
Quand l'espérance est tout à fait vidée,
Laissons tomber la coupe au fond des mers.
L'oubli ! l'oubli ! c'est l'onde où tout se noie ;
C'est la mer sombre où l'on jette sa joie.


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

64. Hier au soir [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): DUT GER RUS

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Hier, le vent du soir, dont le souffle caresse,
Nous apportait l'odeur des fleurs qui s'ouvrent tard.
La nuit tombait ; l'oiseau dormait dans l'ombre épaisse.
Le printemps embaumait, moins que votre jeunesse;
Les astres rayonnaient, moins que votre regard.

Moi, je parlais tout bas. C'est l'heure solennelle
Où l'âme aime à chanter son hymne le plus doux.
Voyant la nuit si pure, et vous voyant si belle,
J'ai dit aux astres d'or : Versez le ciel sur elle !
Et j'ai dit à vos yeux : Versez l'amour sur nous !


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

65. Guitare [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): CHI ENG ENG ENG GER GER RUS

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • CHI Chinese (中文) (Yen-Chiang Che) , "“怎麼辦?” 他們問", copyright © 2009, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Faith J. Cormier) , "How then, asked he", copyright © 2000, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English (Faith J. Cormier) , "How, asked the men", copyright ©, (re)printed on this website with kind permission
  • ENG English [singable] (Anonymous/Unidentified Artist) , ""O how," murmured he"
  • GER German (Deutsch) [singable] ((Johann) Philipp Kaufmann)


Comment, disaient-ils,
Avec nos nacelles,
Fuir les alguazils ?
-- Ramez, disaient-elles.

Comment, disaient-ils,
Oublier querelles,
Misère et périls ?
-- Dormez, disaient-elles.

Comment, disaient-ils,
Enchanter les belles
Sans philtres subtils ?
-- Aimez, disaient-elles.


Confirmed with Oeuvres de Victor Hugo: Les rayons et les ombres, Volume 4, Paris, V. A. Houssiaux, ed., Hébert et Cie, 1875, pages 325-326.


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

66. Aubade [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): ENG ENG ENG ENG

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L'aube naît, et ta porte est close !
[Ma]1 belle, pourquoi sommeiller ?
À l'heure où s'éveille la rose
Ne vas-tu pas te réveiller ?

   Ô ma charmante, 
   Écoute ici 
   L'amant qui chante
   Et pleure aussi !

Toute frappe à ta porte bénie.
L'aurore dit : Je suis le jour !
L'oiseau dit : Je suis l'harmonie !
Et [mon cœur]2 dit : Je suis l'amour!

   Ô ma charmante, 
   Écoute ici 
   L'amant qui chante
   Et pleure aussi !

Je t'adore, ange, [et]3 t'aime, femme.
Dieu qui pour toi m'a complété
A fait mon amour [par]4 ton âme,
Et mon regard pour ta beauté !

   Ô ma charmante,
   Écoute ici 
   L'amant qui chante
   Et pleure aussi !


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Confirmed with Victor Hugo, Œuvres complètes, Volume 1, Bibliothèque de la Pléiade, Editions gallimard, 1964, page 876.

1 Donizetti: "Ô ma"
2 Gounod: "moi je"
3 Donizetti: "je"
4 The word "pour" appears here in many editions, and is used by Donizetti, Lalo, Godard, and perhaps others.

Submitted by Emily Ezust [Administrator] and Malcolm Wren [Guest Editor]

67. La tombe et la rose [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): ENG GER ITA

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Barbara Miller) , "The tomb and the rose", copyright © 2005, (re)printed on this website with kind permission
  • ITA Italian (Italiano) (Amelia Maria Imbarrato) , "La tomba e la rosa", copyright © 2011, (re)printed on this website with kind permission


La tombe dit à la rose :
-- Des pleurs dont l'aube t'arrose
Que fais-tu, fleur des amours ?
La rose dit à la tombe :
-- Que fais-tu de ce qui tombe
Dans ton gouffre ouvert toujours ?

La rose dit: -- Tombeau sombre,
De ces pleurs je fais dans l'ombre
Un parfum d'ambre et de miel.
La tombe dit: -- Fleur plaintive,
De chaque âme qui m'arrive
Je fais un ange du ciel.


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

68. L'été [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

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Quand l'été vient, le pauvre adore !
L'été, c'est la saison de feu,
C'est l'air tiède et la fraîche aurore ;
L'été, c'est le regard de Dieu.

L'été, la nuit bleue et profonde
S'accouple au jour limpide et claire ;
Le soir est d'or, la plaine est blonde ;
On entend des chansons dans l'air.

L'été, la nature éveillée
Partout se répand en tous sens,
Sur l'arbre en épaisse feuillée,
Sur l'homme en bienfaits caressants.

Tout ombrage alors semble dire :
Voyageur, viens te reposer !
Elle met dans l'aube un sourire,
Elle met dans l'onde un baiser.

Elle cache et recouvre d'ombre,
Loin du monde sourd et moqueur,
Une lyre dans le bois sombre,
Une oreille dans notre cœur !

Elle donne vie et pensée
Aux pauvres de l'hiver sauvés,
Du soleil à pleine croisée,
Et le ciel pur qui dit : Vivez !

Sur les chaumières dédaignées
Par les maîtres et les valets,
Joyeuse, elle jette à poignées
Les fleurs qu'elle vend aux palais.

Son luxe aux pauvres seuils s'étale.
Ni les parfums ni les rayons
N'ont peur, dans leur candeur royale,
De se salir à des haillons.

Sur un toit où l'herbe frissonne
Le jasmin veut bien se poser.
Le lys ne méprise personne,
Lui qui pourrait tout mépriser !

Alors la masure où la mousse
Sur l'humble chaume a débordé
Montre avec une fierté douce
Son vieux mur de roses brodé.

L'aube alors de clartés baignée,
Entrant dans le réduit profond,
Dore la toile d'araignée
Entre les poutres du plafond.

Alors l'âme du pauvre est pleine.
Humble, il bénit ce Dieu lointain
Dont il sent la céleste haleine
Dans tous les souffles du matin !

L'air le réchauffe et le pénètre.
Il fête le printemps vainqueur.
Un oiseau chante à sa fenêtre,
La gaîté chante dans son cœur !

Alors, si l'orphelin s'éveille,
Sans toit, sans mère et priant Dieu,
Une voix lui dit à l'oreille :
"Eh bien ! viens sous mon dôme bleu !

Le Louvre est égal aux chaumières
Sous ma coupole de saphirs.
Viens sous mon ciel plein de lumières,
Viens sous mon ciel plein de zéphirs !

J'ai connu ton père et ta mère
Dans leurs bons et leurs mauvais jours.
Pour eux la vie était amère,
Mais moi je fut douce toujours.

C'est moi qui sur leur sépulture
Ai mis l'herbe qui la défend.
Viens, je suis la grande nature !
Je suis l'aïeule, et toi l'enfant.

Viens, j'ai des fruits d'or, j'ai des roses,
J'en remplirai tes petits bras,
Je te dirai de douces choses,
Et peut-être tu souriras !

Car je voudrais te voir sourire,
Pauvre enfant si triste et si beau !
Et puis tout bas j'irais le dire
A ta mère dans son tombeau ! "

Et l'enfant à cette voix tendre,
De la vie oubliant le poids,
Rêve et se hâte de descendre
Le long des coteaux dans les bois.

Là du plaisir tout a la forme ;
L'arbre a des fruits, l'herbe a des fleurs ;
Il entend dans le chêne énorme
Rire les oiseaux querelleurs.

Dans l'onde, il mire son visage ;
Tout lui parle ; adieu son ennui !
Le buisson l'arrête au passage,
Et le caillou joue avec lui.

Le soir, point d'hôtesse cruelle
Qui l'accueille d'un front hagard.
Il trouve l'étoile si belle
Qu'il s'endort à son doux regard !

-- Oh ! qu'en dormant rien ne t'oppresse !
Dieu sera là pour ton réveil ! -
La lune vient qui le caresse
Plus doucement que le soleil.

Car elle a de plus molles trêves
Pour nos travaux et nos douleurs.
Elle fait éclore nos rêves,
Lui ne fait naître que les fleurs !

Oh ! quand la fauvette dérobe
Son nid sous les rameaux penchants,
Lorsqu'au soleil séchant sa robe
Mai tout mouillé rit dans les champs

J'ai souvent pensé dans mes veilles
Que la nature au front sacré
Dédiait tout bas ses merveilles
A ceux qui l'hiver ont pleuré !

Pour tous et pour le méchant même
Elle est bonne, Dieu le permet,
Dieu le veut, mais surtout elle aime
Le pauvre que Jésus aimait !

Toujours sereine et pacifique,
Elle offre à l'auguste indigent
Des dons de reine magnifique,
Des soins d'esclave intelligent !

A-t-il faim ? au fruit de la branche
Elle dit : -- Tombe, ô fruit vermeil !
A-t-il soif ? -- Que l'onde s'épanche !
A-t-il froid ? -- Lève-toi, soleil !


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

69. Chanson de pirates [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

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Nous emmenions en esclavage
Cent chrétiens, pêcheurs de corail ;
Nous recrutions pour le sérail
Dans tous les moûtiers du rivage.
En mer, les hardis écumeurs !
Nous allions de Fez à Catane...
Dans la galère capitane
Nous étions quatre-vingts rameurs. 1

On signale un couvent à terre.
Nous jetons l'ancre près du bord.
A nos yeux s'offre tout d'abord
[Une fille du monastère.
Prés des flots, sourde à leurs rumeurs,
Elle dormait sous un platane...
Dans la galère capitane
Nous étions quatre-vingts rameurs.]2

- La belle fille, il faut vous taire,
Il faut nous suivre. Il fait bon vent.
Ce n'est que changer de couvent.
Le harem vaut le monastère.
Sa hautesse aime les primeurs,
Nous vous ferons mahométane...
Dans la galère capitane
Nous étions quatre-vingts rameurs.

Elle veut fuir vers sa chapelle.
- Osez-vous bien, fils de Satan ?
- Nous osons, dit le capitan.
Elle pleure, supplie, appelle.
[Malgré sa plainte et ses clameurs,
On l'emporta dans la tartane...
Dans la galère capitane
Nous étions quatre-vingts rameurs.]2

Plus belle encor dans sa tristesse,
Ses yeux étaient deux talismans.
Elle valait mille tomans ;
On la vendit à sa hautesse.
Elle eut beau dire : Je me meurs !
De nonne elle devint sultane...
Dans la galère capitane
Nous étions quatre-vingts rameurs.


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1 Oscar I adds, "Allah!"
2 omitted by Paul Puget.

Submitted by Andrew Schneider [Guest Editor]

70. Extase [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

Translation(s): ENG

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Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • ENG English (Barbara Miller) , "Ecstasy", copyright © 2005, (re)printed on this website with kind permission


J'étais seul près des flots, par une nuit d'étoiles.
Pas un nuage aux cieux, sur les mers pas de voiles.
Mes yeux plongeaient plus loin que le monde, le monde réel.
Et les bois, et les monts, et toute la nature,
Semblaient interroger dans un confus murmure
    Les flots des mers, les flots des mers, les feux du ciel.

Et les étoiles d'or, légions infinies,
À voix haute, à voix basse, avec mille harmonies,
Disaient, en inclinant leurs couronnes de feu;
Et les flots bleus, que rien ne gouverne et n'arrête,
Disaient en recourbant l'écume de leur crête:
    -- C'est le Seigneur, le seigneur Dieu!


Submitted by Emily Ezust [Administrator]

71. Feuilles d'automne

Language: French (Français)

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72. Chanson d'autrefois

Language: French (Français)

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This is a placeholder for Arham's setting titled "Chanson d'autrefois", which could be one of two texts of that title: from no. 5 or from no. 13.


73. Chanson de grand-père [ sung text not yet checked against a primary source]

Language: French (Français)

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Dansez, les petites filles,
Toutes en rond.
En vous voyant si gentilles,
Les bois riront.

Dansez, les petites reines,
Toutes en rond.
Les amoureux sous les frênes
S'embrasseront.

Dansez, les petites [belles]1,
Toutes en rond.
Les bouquins dans les écoles
Bougonneront.

Dansez, les petites belles,
Toutes en rond.
Les oiseaux avec leurs ailes
Applaudiront.

Dansez, les petites fées,
Toutes en rond.
Dansez, de bleuets coiffées,
L'aurore au front.

Dansez, les petites femmes,
Toutes en rond.
Les messieurs diront aux dames
Ce qu'ils voudront.


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1 Reber: "folles"

Submitted by Emily Ezust [Administrator]

74. Sur le Nil

Language: French (Français)

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     - Emily Ezust

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