Trois poèmes

Song Cycle by Maurice Delage (1879 - 1961)

Word count: 279

1. Roses d'octobre [sung text checked 1 time]

Les roses que tu m'as données
Sont plus que d'autres parfumïes.
Avec le parfum de la fleur
Elles ont l'odeur de ton cœur.

Quand tu les choisissais pour moi,
Tu les a vêtues de tendresse,
Elles ont reçu ta caresse,
Elles ont l'odeur de tes doigts.

Comme dans les contes de fées,
Elles parlent, les mots que j'aime
Sortent de leurs cœurs enchantés.
Elles ont l'odeur de toi-même.

Authorship

First published 1921 in La Semaine littéraire, revue hebdomadaire, page 187.


Researcher for this text: Eric Bauer

2. L'alouette [sung text checked 1 time]

La gentille alouette
Avec son tirelire tire
L'Iré à l'Iré
Et tirelirant tire vers le
Pôle brillant
Et son vol en ce lieu
Vire et désire dire
Adieu Dieu.

Authorship

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

3. Ballade [sung text checked 1 time]

Las ! je me plains d'amours et de ma dame,
Et de mes yeulx dont j'ay veu sa beaulte ;
Et oultre plus, je me plains d'une femme
Qui contre moy a le conseil donne
Dont j'ay deja tant de mal endure
Qu'il me fauldra, par deffaulte de joye,
Aller criant, comme tout forcene :
Je hez ma dame que tant aymer souloye.

Car se pitie son tres doulx cueur n'entame
A me donner ce que j'ay desire,
J'iray mourir, ainsi qu'ung homme infame.
Tout hors de sens et si desespere
Qu'apres ma mort il en sera parle
Plus loin dix fois que d'icy en Savoye,
Et lors diray pour plus estre blasme :
Je hez ma dame que tant aymer souloye

Se je le dy, je jure sur mon ame
Que ce sera contre ma voulente.
Je prye a Dieu qu'il n'y puist avoir ame
A celle fin qu'il ne soit raporte.
Car jasoit ce qu'elle m'ait courrouce
Tant qu'on peut plus, cent mille fois mourroye
Avant que j'eusse ne dit ne profere:
Je hez ma dame que tant aymer souloye.

Authorship

Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]