Poèmes d'amour

by Auguste Chapuis (1858 - 1933)

Word count: 614

1. Là-bas, au large !  [sung text not yet checked]

Mon Âme, quel ennui de demeurer tranquille ! 
Je suis las d’admirer un même océan bleu ; 
Si nous tentions d’atteindre aux plages de quelque île 
Là-bas, au large, afin de voyager un peu ? 

N’es-tu pas une voile blanche de navire, 
Ô mon Âme ? Il se lève enfin un bon espoir ! 
Et son souffle pourrait peut-être nous suffire 
Pour parvenir au port avant la peur du soir. 

Le calme, dont le doux bercement nous invite 
À rester, est trompeur comme l’eau de la mer, 
Et, si tu veux partir, ô mon Âme, profite 
Du léger vent qui nous présage un ciel moins clair. 

Vers d’autres horizons, vers ces îles lointaines 
Dont la verdure émerge aux limites des deux, 
Sur l’avenir et ses promesses incertaines 
Mettons le cap, mon Âme, avec des cris joyeux !

Authorship

Confirmed with Anthologie des poètes français du XIXème siècle. **** 1852 à 1866, Alphonse Lemerre, éditeur, 1888.


Researcher for this text: Andrew Schneider [Guest Editor]

2. Madrigal [sung text not yet checked]

Je le sais, lente visiteuse 
Dont j’adore les petits pas, 
Ta douce parole est menteuse, 
Ta prunelle n’éclaire pas! 

Mais sites paupières sans fièvres 
Ne cachent point d’astres égaux, 
Si les mots que chantent tes lèvres 
Dans mon cœur restent sans échos

Tes chers yeux disent bien des choses 
Musicales ; ta chère voix 
— Singulières métamorphoses — 
Est une clarté que je vois! 

Et tandis qu’éperdu, j’écoute 
Avec mes regards tes aveux, 
Ta chanson dissipe mon doute, 
Nuit plus sombre que tes cheveux!

Authorship

Confirmed with Anthologie des poètes français du XIXème siècle, **** 1852 à 1866, Alphonse Lemerre, éditeur, 1888, pages 334-343.


Researcher for this text: Andrew Schneider [Guest Editor]

3. La neige [sung text not yet checked]

La neige hier au soir est tombée longuement
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

4. Envoi de roses [sung text not yet checked]

La fraîche pourpre de ces fleurs
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

5. Un jour de fête [sung text not yet checked]

Subtitle: Boulevard de Clichy-2 Novembre 1884

C'est l'aube : un ciel d'automne
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

6. Dans le parc [sung text not yet checked]

Juste au centre du boulingrin
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

7. Des cygnes [sung text not yet checked]

Par ces soirs blancs de calme autant que de clartés 
Je veux rêver d’oiseaux funèbres et d’eau pure 
Où leurs passages, pour toujours, sont reflétés : 

Car voici que, là-bas, l’éternelle verdure 
Des vieux espoirs — forêt prochaine de sapins ! — 
Me promet le repos avec la paix future.

Puis, je sais que les deuils extérieurs et vains 
Ne valent pas la vision sans violence 
Que mes yeux clos contemplent en ces soirs divins :

Des cygnes noirs glissant sur un lac de silence.

Authorship

Confirmed with Anthologie des poètes français du XIXème siècle. **** 1852 à 1866, Alphonse Lemerre, éditeur, 1888.


Researcher for this text: Andrew Schneider [Guest Editor]

8. Devant un vitrail [sung text not yet checked]

Jésus, le Dieu clément et doux
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

9. Fleur triste [sung text not yet checked]

Chère, tes lèvres sont comme des roses pâles
 . . . . . . . . . .

— The rest of this text is not
currently in the database but will be
added as soon as we obtain it. —

Authorship

10. Clair de lune [sung text not yet checked]

Errer par la nuit amicale 
Calmera ton fiévreux tourment, 
Errer doucement, en rhythmant 
Tes rêves à ca marche égale ; 

Le soleil, splendide ce cruel 
Ainsi que l’amour dont tu souffres, 
Vient de s’abîmer dans les gouffres 
Incommensurables du ciel ;

Tu peux, sans craindre d’insolence 
Des vains bruits, t’écouter penser, 
Car voici que va commencer 
Le règne assoupi du silence ; 

Et déjà luit sur les toits bleus 
La pâle espérance céleste 
Qui dissipe l’ombre funeste 
Avec ses doux rayons frileux !

C’est par la ville humide un peu 
Du clair souvenir de la pluie, 
Que ta promenade s’ennuie, 
Car tu t’attristes du soir bleu. 

Nulle des étoiles percées 
Au métal du ciel rajeuni 
Ne laisse jusqu’à l’infini 
Jaillir tes subtiles pensées ; 

Et, comme l’or d’un mauvais vin. 
L’au-delà que ta soif contemple 
Rutile à travers la lune ample 
Où ton espoir se cogne en vain.

Afin que ton esprit se recueille, attristé 
Des actions mauvaises lâchement voulues, 
Après les heures lumineuses révolues 
Voici les sombres heures dans le ciel d’été. 

Tu peux rougir, puisque ta honte est invisible, 
De tous tes vieux péchés commis en chaque lieu ; 
N’as-ru pas renié ta foi, maudit ton Dieu 
Et désiré cruellement d’être nuisible ?

Confesse-toi : la nuit t’exhorte au repentirs 
Les ténèbres et le silence y sont propices : 
Et puis, ne vois-ru pas, du haut des précipices, 
Surgir la lune — clairon d’or ! — pour t’avertir ?

Reste sourd au mauvais conseil 
Des tentations éloquentes, 
Et fuis, dans L’exil du sommeil, 
Les chères veilles fatigantes ;

N’écoute pas le son charmeur 
Que prend chaque voix illusoire, 
Aussi vaine que la clameur 
Des victoires et de la gloire. 

Et clos tes yeux pour ne pas voir 
Se dégrafer la nuit cynique 
Qui fait saillir sous le ciel noir 
Le globe d’or d’un sein unique !

Authorship

Confirmed with Anthologie des poètes français du XIXème siècle. **** 1852 à 1866, Alphonse Lemerre, éditeur, 1888.


Researcher for this text: Andrew Schneider [Guest Editor]