Dix Poèmes de Paul-Jean Toulet

Song Cycle by Jacques Leguerney (1906 - 1997)

1. Ces roses [sung text not yet checked]

Ces roses pour moi destinées
  Par le choix de sa main,
Aux premiers feux du lendemain,
  Elles étaient fanées.

Avec les heures, un à un,
  Dans la vasque de cuivre,
Leur calice tinte et délivre
  Une âme à leur parfum

Liée, entre tant, ô Ménesse,
  Qu'à travers vos ébats,
J'écoute résonner tout bas
  Le glas de ma jeunesse.

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2. Nocturne [sung text not yet checked]

Ô mer, toi que je sens frémir
  À travers la nuit creuse,
Comme le sein d'une amoureuse
  Qui ne peut pas dormir ;

Le vent lourd frappe la falaise...
  Quoi ! si le chant moqueur
D'une sirène est dans mon cœur -
  Ô cœur, divin malaise.

Quoi, plus de larmes, ni d'avoir
  Personne qui vous plaigne...
Tout bas, comme d'un flanc qui saigne,
  Il s'est mis à pleuvoir.

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3. Iris [sung text not yet checked]

Iris, à son brillant mouchoir,
  De sept feux illumine
La molle averse qui chemine,
  Harmonieuse à choir.

Ah, sur les roses de l'été,
  Sois la mouvante robe,
Molle averse, qui me dérobe
  Leur aride beauté.

Et vous, dont le rire joyeux
  M'a caché tant d'alarmes,
Puissé-je voir enfin des larmes
  Monter jusqu'à vos yeux.

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4. Toi qu'empourprait l'âtre [sung text not yet checked]

Toi qu'empourprait l'âtre d'hiver
Comme une rouge nue
Où déjà te dessinait nue
L'arôme de ta chair ;

Ni vous, dont l'image ancienne
Captive encor mon coeur,
Ile voilée, ombres en fleurs,
Nuit océanienne ;

Non plus ton parfum, violier
Sous la main qui t'arrose,
Ne valent la brûlante rose
Que midi fait plier.

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5. Douce plage [sung text not yet checked]

Douce plage où naquit mon âme ;
  Et toi, savane en fleurs
Que l'Océan trempe de pleurs
  Et le soleil de flamme ;

Douce aux ramiers, douce aux amants,
  Toi de qui la ramure
Nous charmait d'ombre, et de murmure,
  Et de roucoulements ;

Où j'écoute frémir encore
  Un aveu tendre et fier --
Tandis qu'au loin riait la mer
  Sur le corail sonore.

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6. En mémoire d'un ami 

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7. Puisque tes jours [sung text not yet checked]

Puisque tes jours ne t'ont laissé
Qu'un peu de cendre dans la bouche,
Avant qu'on ne tende la couche
Où ton coeur dorme, enfin glacé,
Retourne, comme au temps passé,
Cueillir, près de la dune instable,
Le lys qu'y courbe un souffle amer,
-- Et grave ces mots sur le sable :
Le rêve de l'homme est semblable
Aux illusions de la mer.

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8. Le temps d'Adonis [sung text not yet checked]

Dans la saison qu'Adonis fut blessé,
Mon caeur aussi de l'atteinte soudaine
D'un regard lancé.

Hors de l'abyme où le temps nous entraîne,
T'évoquerai-je, ô belle, en vain - ô vaines
Ombres, souvenirs.

Ah ! dans mes bras qui pleurais demi-nue,
Certe serais encore, à revenir,
Ah ! la bienvenue.

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9. Le tremble est blanc [sung text not yet checked]

Le temps irrévocable a fui. L'heure s'achève.
Mais toi, quand tu reviens, et traverses mon rêve,
Tes bras sont plus frais que le jour qui se lève,
Tes yeux plus clairs.

A travers le passé ma mémoire t'embrasse.
Te voici. Tu descends en courant la terrasse
Odorante, et tes faibles pas s'embarrassent
Parmi les fleurs.

Par un après-midi de l'automne, au mirage
De ce tremble inconstant que varient les nuages,
Ah ! verrai-je encor se farder ton visage
D'ombre et de soleil ?

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10. Réveil [sung text not yet checked]

Si tu savais encor te lever de bonne heure,
On irait jusqu'au bois, où, dans cette eau qui pleure
Poursuivant la rainette, un jour, dans le cresson
Tremblante, tes pieds nus ont leur nacre baignée.
Déjà le rossignol a tari sa chanson ;
L'aube a mis sa rosée aux toiles d'araignée,
Et l'arme du chasseur, avec un faible son,
Perce la brume, au loin, de soleil imprégnée.

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