by Victor Hugo (1802 - 1885)
Puisque j'ai mis ma lèvre à ta coupe...
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Language: French (Français)
Puisque j'ai mis ma lèvre à ta coupe encore pleine; Puisque j'ai dans tes mains posé mon front pâli; Puisque j'ai respiré parfois la douce haleine De ton âme, parfum dans l'ombre enseveli; Puisqu'il me fut donné de t'entendre me dire Les mots où se répand le coeur mystérieux; Puisque j'ai vu pleurer, puisque j'ai vu sourire Ta bouche sur ma bouche et tes yeux sur mes yeux; Puis-que j'ai vu briller sur ma tètê ravie Un rayon de ton àstre, hélas! voilé toujours; Puis-que j'ai vu tomber dans l'onde de ma vie Une feuille de rose arrachée à tes jours; Je puis maintenant dire aux rapides années: - Passez! passez toujours! je n'ai plus à vieillir! Allez-vous-en avec vos fleurs toutes fanées; J'ai dans l'âme une fleur que nul ne peut cueillir! Votre aile en le heurtant ne fera rien répandre Du vase où je m'abreuve et que j'ai bien rempli. Mon âme a plus de feu que vous n'avez de cendre! Mon coeur a plus d'amour que vous n'avez d'oubli!
R. Hahn sets stanzas 1-2, 4-5
J. Vimeux sets stanzas 1, 4, 3, 4, 5, 4
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- by Victor Hugo (1802 - 1885), no title, written 1835, appears in Les Chants du Crépuscule, no. 25, Paris, Éd. L. Hachette, first published 1857 [author's text checked 1 time against a primary source]
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Researcher for this page: Ted Perry
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