by Emanuel von Geibel (1815 - 1884)
Translation © by Pierre Mathé

An eine junge Sängerin
Language: German (Deutsch) 
Available translation(s): FRE
Ach, noch einmal diese Töne,
Die mir Flügel in das schöne
Zauberland der Jugend sind!
Laß sie schwellen voll und leise!
Diese Weise
Sang einst deine Mutter, Kind.

Am Klavier dort in der Nische
Saß sie, wenn des Abends Frische
Klar ins offne Fenster drang;
Golden wob's um ihre Locken,
Und wie Glocken
Schwebte wogend ihr Gesang.

Ach, das war vor langen Jahren,
Eh' ich in die Welt gefahren,
Hoch im Sturm noch trieb mein Herz;
Aber stets bei ihrem Liede
Kam ein Friede
In des Jünglings Lust und Schmerz.

Grau jetzt, mit gedämpftem Feuer,
Einsam kehr' ich; die mir teuer,
Gingen alle fast zur Ruh';
Sie auch schläft, die süße Rose,
Unterm Moose,
Doch ihr Ebenbild bist du.

Singe, Kind, und in die blauen
Augen laß mich tief dir schauen!
Jugendheimwärts träumt mein Sinn,
Und von längst entschwundnen Lenzen
Zieht ein Glänzen
Durch die müde Brust dahin.

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • FRE French (Français) (Pierre Mathé) , "À une jeune chanteuse", copyright © 2018, (re)printed on this website with kind permission


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

This text was added to the website: 2011-11-08
Line count: 30
Word count: 148

À une jeune chanteuse
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
Ah, encore une fois ces mélodies
Qui sont pour moi des ailes
Dans le beau pays enchanté de la jeunesse !
Qu'elles s'enflent pleines et légères !
Enfant, ma mère autrefois
Chantait cette chanson.

Là-bas, elle était assise au piano
Lorsque la fraîcheur du soir
Pénétrait par la claire fenêtre;
Ses boucles étaient nimbées d'or
Et pareilles à des cloches
Flottaient les ondulations de son chant.

C'était hélas il y a de nombreuses années,
Avant que je parte en voyage.
J'en ai encore un grand émoi au cœur ;
Mais toujours son chant
Apportait la paix
Aux plaisirs et maux des adolescents.

Aujourd'hui grisonnant, avec un feu affaibli,
J'avance lentement, ceux qui me sont chers,
Tous, ont trop vite pris leur repos ;
Elle dort aussi, ma douce rose,
Sous la mousse,
Mais tu es son image même.

Chante mon enfant, et dans tes yeux bleus,
Laisse-moi te contempler au fond !
Mon esprit rêve du pays de la jeunesse
Et des printemps depuis longtemps disparus
Un éclat vient
Pénétrer ma poitrine lasse.

Authorship

  • Translation from German (Deutsch) to French (Français) copyright © 2018 by Pierre Mathé, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you may ask the copyright-holder(s) directly or ask us; we are authorized to grant permission on their behalf. Please provide the translator's name when contacting us.
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This text was added to the website: 2018-01-31
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