by Nikolai Porfiryevich Grekov (1810 - 1866)
Translation by Paul Collin (1845 - 1915)

Les deux nuages
Language: French (Français)  after the Russian (Русский) 
Regarde dans l'azur limpide cette nue
Qui glisse au souffle ami des brises d'Orient ;
Les tranquilles rayons du matin souriant
L'argentent du reflet de leur grâce ingénue.

Autour d'elle, tout n'est qu'ardeur et pureté,
Splendeur qui réjouit et chaleur qui caresse ;
En elle tout est joie, espérance, beauté ;
D'un heureux avenir tout lui fait la promesse...
    Elle ressemble à ta jeunesse !

                  *  *  *

Regarde, solitaire et brumeux, ce nuage
Que pousse au ciel la bise inclémente du Nord ;
Sombre comme la nuit, triste comme la mort,
Il porte en lui l'horreur d'un éternel orage.

Oh ! s'efforcer toujours et ne jamais pouvoir !
II voit de loin, là-bas, flotter la blanche nue,
Sans que jamais entre eux l'espace diminue.
Autour de lui tout brille : il reste seul et noir...
    Il ressemble à mon désespoir !

Confirmed with Paul Collin, Trente poésies russes, Paris, Alphonse Lemerre, 1894, pages 87-88.


Authorship

Based on

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

This text was added to the website: 2020-02-23
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