by Eduard Mörike (1804 - 1875)
Translation © by Pierre Mathé

Abreise
Language: German (Deutsch) 
Available translation(s): FRE
Fertig schon zur Abfahrt steht der Wagen,
Und das Posthorn bläst zum letzten Male.
Sagt, wo bleibt der vierte Mann so lange?
Ruft ihn, soll er nicht dahinten bleiben!
- Indes fällt ein rascher Sommerregen;
Eh man hundert zählt, ist er vorüber;
Fast zu kurz, den heißen Staub zu löschen;
Doch auch diese Letzung ist willkommen.
Kühlung füllt und Wohlgeruch den weiten
Platz und an den Häusern ringsum öffnet
Sich ein Blumenfenster um das andre.
Endlich kommt der junge Mann. Geschwinde!
Eingestiegen! - Und fort rollt der Wagen.
Aber sehet, auf dem nassen Pflaster
Vor dem Posthaus, wo er stillgehalten,
Lässt er einen trocknen Fleck zurücke,
Lang und breit, sogar die Räder sieht man
Angezeigt und wo die Pferde standen.
Aber dort in jenem hübschen Hause,
Drin der Jüngling sich so lang verweilte,
Steht ein Mädchen hinterm Fensterladen,
Blicket auf die weiß gelassne Stelle,
Hält ihr Tüchlein vors Gesicht und weinet.
Mag es ihr so ernst sein? Ohne Zweifel;
Doch der Jammer wird nicht lange währen:
Mädchenaugen, wisst ihr, trocknen hurtig,
Und eh auf dem Markt die Steine wieder
Alle hell geworden von der Sonne,
Könnet ihr den Wildfang lachen hören.

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations, adaptations or excerpts, and transliterations (if applicable):

  • FRE French (Français) (Pierre Mathé) , "Départ", copyright © 2020, (re)printed on this website with kind permission


Researcher for this text: Emily Ezust [Administrator]

This text was added to the website: 2007-07-03
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Départ
Language: French (Français)  after the German (Deutsch) 
La voiture est déjà prête à partir
Et le postillon souffle pour la dernière fois dans son cor.
«Dites, où est passé le quatrième homme,
Appelez-le, qu'il ne reste pas là-bas si longtemps !»
Sur quoi tombe brutale pluie d'été ;
Le temps de compter jusqu'à cent, elle est passée ;
Presque trop courte pour détremper la poussière ;
Mais cette dernière est bienvenue.
La fraîcheur et de bonnes odeurs emplissent
La vaste place et tout autour les maisons
Ouvrent leurs fenêtres fleuries une à une.
Finalement un jeune homme arrive. Vite !
En voiture ! Et la voiture se met en route.
Mais voyez, sur le pavé mouillé,
Devant le relais de poste où elle s'était arrêtée,
Il reste une surface sèche,
Longue et large, avec même le dessin des roues
Là où se tenaient les chevaux.
Mais plus loin, dans cette belle maison
Où s'attardait tant le jeune homme,
Il y a derrière les contrevents une jeune fille
Qui regarde cette blanche tache abandonnée.
Elle pleure, avec un petit mouchoir devant son visage.
Est-ce si sérieux ? Sans aucun doute ;
Mais le chagrin ne durera pas longtemps :
Les yeux des filles, vous le savez, sèchent vite,
Et avant que les pierres de la place du marché
Ne soient toutes à nouveau éclairées par le soleil,
Vous pourrez à nouveau entendre rire la petite diablesse.

Authorship

  • Translation from German (Deutsch) to French (Français) copyright © 2020 by Pierre Mathé, (re)printed on this website with kind permission. To reprint and distribute this author's work for concert programs, CD booklets, etc., you may ask the copyright-holder(s) directly or ask us; we are authorized to grant permission on their behalf. Please provide the translator's name when contacting us.
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This text was added to the website: 2020-03-03
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